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RENOVA(C)TION SOCIALISTE

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Mercredi 9 avril 2008
   
Le ministère des affaires étrangères français vient d’annoncer dans un communiqué, la mission humanitaire lancée pour secourir Ingrid Betancourt va quitter prochainement la Colombie. Malgré toutes les rodomontades de notre président et les déclarations à l’emporte pièces de son ministre des affaires étrangères dont celle du dimanche 6/04 nous n'arrêterons jamais les démarches pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, malheureusement pour cette femme et sa famille la France ne représente plus rien. La clé pour la libération de Madame Ingrid Betancourt n’est pas dans les mains de Sarkozy/Kouchner mais dans celles de Bush/Uribe. Ces deux compères se moquent du tiers comme du quart de Sarkozy/Kouchner et du sort de Madame Ingrid Betancourt. Bush parce qu’il détient un point d’appui important dans la région en soutenant les milices paramilitaires et il n’est pas prêt de le lâcher. Uribe parce qu’il ne tient pas à voir revenir sur le devant de la scène une concurrente politiquement dangereuse. Les Farc n’ignorent rien de cette situation en conséquence de quoi ils ont qualifié d'irrecevable la mission humanitaire et ainsi confirmé une fin de non recevoir. Pour eux la mission française n'est pas le résultat d'une concertation mais de la mauvaise foi du président colombien Alvaro Uribe à l'encontre du gouvernement français. Porté à bout de bras par Bush il reste le principal obstacle à toutes avancées.
Ces guérilleros n’agissent pas forcément sous l’influence du chantage ou l’impulsion de campagne médiatique. Il est certain par contre que la mort du numéro deux Raul Reyes abattu par l’armée colombienne le 1er mars en territoire équatorien démontre que le président colombien est l’ennemi numéro un de l’échange. Ils avaient fait des gestes concrets en faveur d’échange, la planification par Alvaro Uribe du lâche assassinat de leur meilleur médiateur indique parfaitement ses intentions. Les Farc ont une priorité libérer les guérilleros prisonniers en Colombie et aux Etats Unis. Uribe préconise et applique la force contre eux, est ce la bonne solution ? Pour lui peut être pour les otages non.
Nous avons eu en son temps un ministre des affaires étrangères dénommé riquiqui mais la France à cette époque pesait. Aujourd’hui nous avons un président vraiment plus que riquiqui qui a bradé l’indépendance de la France en s’inscrivant dans le sillage de Bush il en partage le même manichéisme après avoir rejoint l’OTAN et envoyé des troupes en Afghanistan Bush n’a plus rien à attendre de lui c’est bien pourquoi toutes les gesticulations colombiennes sont vaines.
C’est triste, grave, lorsque l’on accepte de devenir vassal il faut aussi accepter de plier l’échine, le genou, baiser la main, manger dedans, ne plus avoir de prétentions, mêmes celles de sauver les citoyennes ou citoyens français, être soumis. C’est plus que riquiqui, c’est minable, insupportable. Ce mini président va devoir nous expliquer très rapidement comment il enterre définitivement le Gaullisme. Comment il devient le président de la rigueur et non plus du pouvoir d’achat. Comment, avec son ministre des affaires étrangères si prompt à défendre les droits du Tibet, de tous les opprimés, partisan de l’ingérence humanitaire, il va s’y prendre vis-à-vis de la Chine pour faire respecter les droits des tibétains. Sans risque il aura les mêmes résultats qu’en Colombie.
Ne soyons pas totalement négatifs si la douloureuse et triste affaire colombienne n’a pas les résultats escomptés elle aura au moins le mérite de montrer que la faute politique majeure n’appartient pas qu’aux Farc mais que le sinistre Alvaro Uribe est tout autant responsable qu’eux voire plus puisqu’il n’a montré aucun geste de bonne volonté dans cette affaire bien au contraire alors qu’eux ont libéré des otages. 
 
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Mardi 8 avril 2008

Aujourd’hui mardi 8 avril grande journée pour les députés socialistes. Faisant preuve d’un grand élan de bravoure ils déposent la première motion de censure du quinquennat Sarkozy, motif il s’agit d’alerter les français contre la politique d’alignement atlantiste du président Sarkozy et du gouvernement. Sauf à avoir perdu toute notion d’arithmétique élémentaire chaque député sait qu’elle n’a aucune chance d’aboutir l’UMP détient la majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Alors il est de bon ton de faire des rodomontades, de montrer que l’on est dans l’opposition, que l’on condamne fermement l’atlantisme, de dire, comme Jean-Marc Ayrault, que l’on est humilié parce que Nicolas Sarkozy a annoncé devant les parlementaires anglais sa décision d'envoyer des renforts en Afghanistan… Faut-il oublier que Lionel Jospin n'avait pas saisi le Parlement, en 2001, lorsque des troupes françaises avaient été envoyées en Afghanistan. Si les députés socialistes avaient voulu s’opposer à Sarkozy, à sa politique, atlantiste, anti sociale, à sa vision d’une UE anglo-saxonne dévolue à devenir une zone de libre échange qui doit croître indéfiniment contre les intérêts de ses peuples au seul profit du capitalisme financier mondialisé, ils avaient une bonne et une seule occasion de le faire en votant non pour la ratification du TCE à Versailles. Ils auraient ainsi rendu la parole aux citoyens français, respectés la démocratie mais de cela ils n’en ont cure. Il est bien triste de noter qu’ils font les fanfarons lorsqu’il n’y a aucun risque pour Sarkozy et sa politique néolibérale et qu’ils sont pleutres lorsqu’il s’agit de la remettre en cause et de respecter la démocratie en rendant la parole au peuple. Cette politique de gribouille a les apparences d’une schizophrénie mais dans le fond il n’en est rien ceux qui ont voté oui à Versailles ou se sont abstenus ont résolument depuis longtemps tourné le dos et abandonné le socialisme pour le néolibéralisme. Ceux qui veulent encore défendre le socialisme et ses valeurs qui sont de plus en plus d’actualité et absolument nécessaires doivent se mobiliser pour le congrès. Lire les résultats du vote sur ce blog article INTERVENTION GRANGUIGNOLESQUE date Lundi 11 février 2008

 

 

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Samedi 29 mars 2008
  

Il est reconnu que dans notre pays le budget de la justice est l’un des plus faibles des pays comparables au notre. Pour ne pas dépenser plus d’argent Mme Dati réorganise la carte judiciaire en faisant des coupes sombres dans les tribunaux y compris les prudhommes, bien évidemment au détriment des usagers et des salariés. Le cumul étant très tendance elle va en plus occuper le poste de maire du VIIe arrondissement de Paris. Les prospères habitants de l’arrondissement sont informés qu’elle consacrera tous ses samedis à cette tâche ! Mais le plus dérangeant dans le comportement de la ministre, protégée du président, réside dans les dépenses relatives au train de vie de la chancellerie. Les frais de réception dérapent depuis juin, pour dépasser le plafond autorisé de 30% en décembre. Une rallonge de 100 000 € avait été octroyée à l’automne. En 2008 elle fera mieux fin mars plus de la moitié des 200 000 € alloués avaient déjà été dépensés ! Les petits fours continueront d’affluer et les rallonges suivront au même rythme. Mais le comble est que le maquillage et les collants figurent parmi ces dépenses. Imaginez vous que l’hôtesse de caisse d’un super marché, qui travaille souvent à mi temps pour un demi smic 640 €, bénéficie des mêmes avantages. Il est utile de rappeler que le traitement mensuel brut de Mme Dati est de 13 905,82 € +une allocation mensuelle pour frais d'emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l'indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soit 6 278 €) +Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales à 5 177 € par mois+Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe)+Quotas de déplacements aériens+Mise à disposition d'un parc automobile+Dépenses téléphoniques et courrier+Voiture de fonction et chauffeur+Logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'un logement d'une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge... Pendant ce temps le déficit public s’élève à 2,7% du PIB, la dette publique explose 1 209,5 milliards d’€ en augmentation de 5,2%. La France est mise en coupe réglée par une clique qui a décidé de la livrer aux intérêts de ses amis les plus nantis en exploitant au maximum les salariés.    

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Vendredi 28 mars 2008

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Sous les ors de la royauté britannique le couple présidentiel français après avoir traversé laManche s’est métamorphosé. Lorsque l’ex mannequin est arrivée elle faisait la une des tabloïds. Habillée par Dior, parée de bijoux Chaumet elle a été immédiatement transformée en Jackie Kennedy et Lady Diana, c’est l’enchantement
d’un conte de fée. C’est fou ce que le pouvoir médiatique a d’imagination pour endormir le bon peuple et lui faire oublier la réalité. Par une savante mise en scène le président Bling-Bling s’est mué en monarque, son rêve être le roi, reçu par les reines et les rois est enfin exhaussé. Ici le rêve prend l’allure d’une triste réalité en monarque absolu il bafoue le Parlement français. Il annonce à Londres devant le Premier ministre Gordon Brown et les deux chambres du parlement réunies à Westminster le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan. Il prévoit d’envoyer 1000 soldats supplémentaires ce qui portera le contingent des troupes françaises engagées dans ce pays à 2600 hommes. Sa métamorphose atlantisme est évidente il mue en caniche de Georges W Busch en engageant plus avant la France dans un conflit en danger d'enlisement pour se rapprocher d'un axe Washington-Londres déjà embourbé en Irak. Pour mieux confirmer le président américain s'est rapidement félicité de cette décision et de l'amélioration des relations franco-américaines. Ce qui n’a pas changé c’est l’instabilité de ses positions, dans ses promesses n’avait il pas claironné le contraire. Cette annonce est un véritable tollé, les parlementaires de sa majorité et de l’opposition ont très mal pris d’être une fois de plus mis devant le fait accompli en étant tenus à l’écart. Nous sommes dans une monarchie de plus en plus affirmée l
e pouvoir exécutif peut engager des troupes dans des opérations extérieures, sans même en avertir le Parlement. La Constitution prévoit article-35, que «la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement». Le problème est qu’on ne déclare plus la guerre, même lorsqu’on la fait vraiment. Ici le monarque non seulement se moque de la représentation nationale mais il méprise le peuple français. En dépit de la majorité des européens qui se désengagent de plus en plus de la politique guerrière nord américaine Sarkozy se soumet une fois de plus à Bush. Pour cela il fait l’impasse sur les désaccords profonds qui opposent la Grande Bretagne à l’Europe ils ressurgiront avant longtemps, la présidence française de ce fait risque d’être un fiasco de plus. Au lieu de renforcer l’UE, la zone euro, Sarkozy préfère la vision d’un monde occidental nord américain opposé au reste du monde, en cela il est bien sur la même ligne politique que Bush. Ces deux va t en guerre ne nous laissent pas présager d’un bel avenir pour nos enfants.

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Jeudi 27 mars 2008

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Les néolibéraux font reposer tout le fonctionnement de l’économie sur l’harmonie du marché, force est de constater qu’ils se trompent. Lorsque trois banques Anglo-Saxonnes perdent 18, 19 et 21 milliards de $, sans opérations frauduleuses, sans Jérôme Kerviel, lorsque en France la SG voit 7 milliards d’€ s’évaporer d’un seul coup, comment les nombreux commentateurs et éditorialistes peuvent ils mettre la crise financière sur le compte d’une folie des marchés ? Folie et immoralité ne veulent rien dire il faut parler de cécité intellectuelle, d’entêtement idéologique.

Le trader fou et l’accès de folie sont là pour masquer le disfonctionnement actuel. Ils donnent une apparence d’aberration exceptionnelle, un égarement incompréhensible, afin de ne pas remettre en cause les structures, le fonctionnement du système, en continuant d’affirmer son parfait bon sens. Face à de telles secousses, l’acharnement en leur croyance libérale, en leur capacité de déni mérite d’être dénoncé.

La finance libéralisée a un besoin permanent de cette folie pour fonctionner. Tous les acteurs sont laissés libres de développer frénétiquement leurs intérêts de profitabilité maximum dans des conditions féroces de concurrence et d’évaluation. C’est l’application directe du rêve sarkozyste, mérite individuel par l’argent, saine concurrence, évaluation permanente, d’où le disfonctionnement du système.

Folie et immoralité révèlent l’effet, la cause provient des structures.

Suite à la déréglementation des marchés de capitaux 24 crises se sont succédées depuis 1971, elles affectent des secteurs différents avec : le même délire spéculatif, la même carence des agences de notation, la même prolifération des structures hors bilans échappant aux contrôles comptables réguliers. Le krach de 1987 a égalé celui de 1929, non seulement en importance, mais il a été le premier à survenir depuis cette date, un recul de soixante ans. En 2007 la Northern Rock (banque anglaise) a frôlé la faillite il faut remonter à 1866 pour en retrouver l’équivalent. Comment peut-on parler de progrès de modernité ! Pourtant les ayatollahs idéologues néolibéraux n’en démordent pas, a chaque crise les mêmes recommandations, les mêmes promesses solennelles de transparence et de moralité qui ne sont jamais tenues dès que la bulle suivante commence.

De toute façon les responsables savent qu’ils ne seront jamais inquiétés lorsque la bulle financière qu’ils ont crée est lancée elle doit un jour éclater. Le banquier central devant l’énormité des conséquences sera pris en otage, il devra leur sauver la mise, la perversité du système est évidente. Pour ne pas affronter cette situation il faut empêcher la formation de la bulle en jouant sur le crédit, mais en le restreignant le risque est de tuer l’économie réelle. Pour éviter cette asphyxie il faut envisager deux taux différents l’un pour l’économie productive l’autre, à destination de la finance.

Les solutions techniques existent : crédit, plafonnement de la rémunération des actionnaires… mais elles sont nulles tant que les politiques n’ont pas la volonté de les appliquer. Depuis vingt ans ils préfèrent les solutions de marché à des solutions de remplacement réglementaires, depuis vingt ans leur inaptitude est avérée. Tous les faux-culs du système tissent les louanges de l’UE bouclier contre la mondialisation alors qu’ils savent pertinemment que les traités européens sanctuarisent la liberté de mouvement des capitaux, et s’opposent à toutes contraintes contre la finance. La liberté de mouvement des capitaux était inscrite dans la charte des droits fondamentaux du TCE de 2005, le TME article III-56 précise Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. Il a pourtant été adopté par voie parlementaire obscène déni de démocratie français.

Le FMI envisage le pire son directeur général adjoint a déclaré les gouvernements doivent se préparer à utiliser l'argent des contribuables pour sauver le système financier. Selon lui il faut envisager l'impensable, c'est-à-dire l'effondrement du système financier mondial, même si ce scénario reste improbable. Il a aussi affirmé les pouvoirs publics ont un rôle à jouer lorsque les solutions du marché ont été épuisées, en ajoutant qu'il faut envisager toutes les options, y compris l'utilisation des fonds publics. En clair le FMI est favorable au sauvetage par l'Etat des banques menacées de faillite.

Pour Monsieur Jean Claude Trichet La lutte contre l'inflation est la plus haute priorité de la BCE. Face à l'envolée des prix des denrées alimentaires et de l'énergie il craint de fortes revalorisations de salaires, qui viendraient encore alimenter l'inflation. Il a justifié la politique menée par la BCE qui maintient son taux directeur inchangé à 4% depuis l'automne dernier. Alors que la FED aux USA a ramené son principal taux directeur à 2,25%.

Les citoyens français comprennent parfaitement que cette politique économique engendre, la régression, la baisse de leur pouvoir d’achat, le chômage, le crédit cher, les délocalisations… La parfaite autorégulation des marchés est une duperie qui doit être dénoncée nous ne pouvons attendre passivement la prochaine crise les causes inchangées produiront les mêmes effets. Personne ne peut rester insensible au spectacle de ses formidables destructions de valeur, ne pas exploiter les soubresauts de ces crises en installant la question financière au cœur du débat politique serait une faute politique.  

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Mercredi 26 mars 2008

Ci dessous un article à méditer.

Tirer les leçons d’une consultation électorale est un devoir primordial pour une formation politique, a fortiori pour le Parti socialiste qui a été l’acteur majeur de la victoire de la gauche dimanche 16 mars.

La première leçon est simple. Elle se lit dans la sécheresse des résultats : la droite a subi une déroute lors de ces élections municipales. Les 58 villes de plus de 20 000 habitants conquises par la gauche traduisent l’ampleur de cette défaite. Il peut sembler banal de l’affirmer mais cela est nécessaire tant l’impudence, voire l’autisme des ministres et des dirigeants de l’UMP sur les plateaux de télévision confinait au déni de réalité. Le nombre de villes conquises donne une dimension incontestablement nationale à cette défaite.

La seconde leçon concerne le "rôle central" que prétendait exercer le MoDem au centre de notre échiquier politique. A force de vouloir être partout à la fois, le MoDem n’a fini nulle part. La plupart du temps il est resté dans le giron de ses alliés traditionnels de droite, sans lesquels il n’aurait pas conservé le peu de municipalités dont les électrices et les électeurs lui concèdent encore la gestion. En entendant François Bayrou, au soir du premier tour, appeler en vain les électeurs palois à faire barrage aux "socialo-communistes", il nous revenait en mémoire cette définition que François Mitterrand donnait du centre dont il affirmait, non sans humour, qu’il n’était "ni de gauche ni de gauche".

A CONTRESENS DE L’HISTOIRE

Nous serions donc bien avisés de stopper rapidement une inutile et grotesque "danse du centre" et de laisser François Bayrou à sa stratégie électorale narcissique. Le scrutin municipal a eu cette vertu de démontrer l’absence d’efficacité électorale de l’alliance avec le MoDem, ce qui ne signifie pas qu’il faille renoncer à parler à ses électeurs. Si le MoDem décide de rejoindre le camp de la gauche et ses valeurs progressistes, il sera le bienvenu. Cette décision lui appartient, mais n’appartient qu’à lui. En attendant, nous avons mieux à faire.

Ce que nous avons à faire, et cela sera notre troisième et dernière leçon provisoire, est de constater le glissement à gauche de notre électorat. Partout où la gauche était rassemblée, elle réalise de très bons scores. Quand elle était divisée de notre fait, alors communistes, écologistes ou extrême gauche réalisaient des scores qu’il serait absurde d’ignorer. Finalement nous sommes dans une figure classique de notre vie politique accompagnée d’une donnée nouvelle.

La figure classique est celle de la bipolarisation entre la gauche et la droite. Une bipolarisation dont nous n’hésitons pas à affirmer qu’elle est saine pour notre démocratie, qui a besoin d’options différenciées et de confrontations d’idées et de projets.

La nouveauté est celle d’une radicalisation d’une partie de notre électorat qui s’explique aisément par l’inquiétude croissante devant la dégradation des conditions de vie des classes populaires et, phénomène nouveau, des classes moyennes. Les socialistes risqueraient de passer à côté de l’essentiel s’ils ne tiraient pas rapidement les conséquences qui s’imposent de ce message adressé par les Françaises et les Français. Un message qui risque de s’amplifier tant les perspectives économiques mondiales sont inquiétantes. La crise de très grande ampleur que traverse le système financier international, et qui menace désormais d’entraîner l’économie mondiale dans la spirale de la récession, marque assurément la fin des illusions de la globalisation financière et de la libéralisation effrénée du commerce international.

Alors qu’aux Etats-Unis, en Angleterre et, demain, en France et en Europe les dirigeants seront soumis à la nécessité de prendre des mesures radicales de sauvetage du système bancaire et de se tourner vers des formes nouvelles de régulation publique de l’économie, il serait paradoxal que la gauche française, en quête d’une illusoire modernité, "mue" à contresens de l’histoire.

Nous assistons à la fin de la domination culturelle du libéralisme et du capitalisme financier. Cela constitue une opportunité sans précédent de faire avancer nos idées progressistes. C’est ce à quoi nous invitons le Parti socialiste et ce à quoi nous consacrerons notre énergie dans les semaines et les mois à venir, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent. Henri Emmanuelli et Benoît Hamon 

http://www.henriemmanuelli.fr/spip.php?article280 

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Mardi 25 mars 2008


Le 20 mars 2003 Georges Bush entrait en guerre en Irak. Depuis 5ans 4000
soldats américains ont été tués, 175 britanniques et 133 d'autres contingents bilan 4308 soldats tués. Parmi les américains 30 000 autres ont été blessés un tiers d’entre eux resteront mutilés et infirmes. Les médias arrivent à rompre leur indifférence et parlent d’eux occasionnellement. Par contre des civils irakiens on ne parle pas ou si peu, l’indifférence fait que l’on ne compte même pas les victimes innocentes. Le nombre est à ce jour inconnu il fait l'objet d'estimations pour le moins divergentes, allant selon les sources de quelques 100.000 à 1 million de morts. Il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas savoir elles sont si gênantes si honteuses. Le président Bush, avec un cynisme phénoménal, a accueilli avec chagrin et compassion ce bilan. Cette guerre faut il le rappeler il l’a déclarée avec le vice président Dick Cheney sur la base de fausses informations qu’ils avaient demandées à leurs services de leur fournir pour justifier l’injustifiable, faire massacrer des hommes pour que ses amis tirent le maximum de profit du pétrole irakien. Lorsque l’on tue ou fait tuer un homme cela porte un nom assassin, le ou les coupables sont jugés et punis par la justice. Lorsque l’on fait tuer des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, en décrétant la guerre au nom de Dieu on est le président de la plus grande démocratie du monde, on est congratulé, encensé, on le fait pour le bien de l’humanité. En prime on reçoit le prix Nobel de la paix. C’est bien ce qui s’est passé au Proche Orient pour le président Israélien. Il est de loin préférable de côtoyer des pacifistes athées pour défendre l’avenir de l’humanité.
  

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Lundi 24 mars 2008

Dire que cette mesure est effectuée avec une toise différente est un euphémisme. L’observatoire des prix et des marges* annonce entre février 20007 et février 2008 une hausse des prix dans les super et les hypermarchés de 4,69 %. Alors que 60 millions de consommateurs avait relevé en février qu’une envolée des prix pouvait atteindre 40%.

Pourtant lorsque les ménagères averties reviennent de faire leur courses elles annoncent que les produits de base farine, pâtes, lait, ont doublé. Les plus humbles des salariés, des retraités, de tous ceux qui ont des petits revenus, des familles à nourrir, sont les plus touchés par cette forte augmentation des prix des denrées alimentaires.

Pas étonnant de voir des mouvements de grève dans les enseignes de la grande distribution. Elles sont symptomatiques même si elles sont diversement suivies. D’autre part on nous indique que l'indice du salaire mensuel de base de l'ensemble des salariés a augmenté de 2,6% sur un an, soit un léger gain de pouvoir d'achat de 0,1 point sur douze mois.

Il faut tenir compte qu’au quatrième trimestre 2007, 15,7% des salariés du privé (hors agriculture) travaillaient à temps partiel. Cette forme d’emploi est en forte progression fin 2004 (14,6%), fin 2005 (15%) et fin 2006 (15,4%). Il concerne les services aux particuliers, l'éducation, la santé, l'action sociale où il concerne un peu plus de 30% des salariés. Les emplois à temps partiel sont réservés aux femmes seules qui doivent en subir tous les inconvénients et élever avec un maigre salaire leurs enfants. Pas étonnant que notre président bling-bling baisse encore d’un point dans les sondages avec le pouvoir d’achat et les revenus des plus faibles, parmi lesquels il ne faudrait pas oublier les retraités (1,1% d’augmentation de leurs retraites), c’est bien les seules baisses que la ménagère peut percevoir.  

 

*Voir l’étude sur http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/actualites/prix/observatoire_prix2008.htm 

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