

Sa descente vertigineuse dans les sondages est attribuée, par certains analystes entièrement dévoués, au fait qu’il en fait trop sur ce plan. La conclusion qu’ils en tirent est que
les français ne réprouvent pas sa politique, au contraire, puisque son principal collaborateur qui n’a de premier ministre que le nom reste dans les sondages nettement au dessus du président. Ils
attribuent ce retournement de l’opinion à la façon dont il exerce sa fonction à son style. C’est tout de même un peu court. Si au contraire sa virevoltante présence médiatique était bien
calculée, bien orchestrée, avec l’objectif cynique de masquer l’essentiel qui est beaucoup plus sombre, plus grave, plus inquiétant. Ce que réprouvent les français c’est la soirée au Fouquet, les
15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus nantis, les franchises médicales, les licenciements alors que les entreprises font des bénéfices faramineux, la croissance en berne, le pouvoir d’achat
qui régresse alors que les prix des produits alimentaires de base augmentent tous et doublent pour certains … Le vrai mécontentement est là. Alors pour faire diversion pour masquer sa réelle
politique il fait de l’esbroufe celle qui lui a si bien réussie lorsqu’il était candidat. Pour que la sauce prenne il est obligé d’accélérer de plus, il annonce chaque jour une Sarkozynade. Tout
y passe la sécurité bien sûr, la société de civilisation, les religions, le discours de Latran, la shoah qu’il faut enseigner aux petits écoliers (la bonne maîtrise de la lecture serait
préférable pour qu’ils la comprennent mieux lorsqu’ils seront en âge de l’étudier en histoire). Ici on mesure toute la dangerosité de sa politique. Le président en France est garant de la
constitution d’après l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, démocratique, laïque et sociale. Quatre termes indissociables pour définir des principes qui
s’imposent à tous surtout au président. Dans ses déclarations il associe ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, il porte atteinte à la laïcité de la République. Ne soyons pas
angélique ce petit monsieur n’a qu’une conviction faire le plus possible de fric sans aucune autre moralité, c’est pourquoi il renvoie l’ascenseur à ses amis. Sa stratégie est d’ancrer plus
fortement la France dans le néolibéralisme. Ses discours sur la société de civilisation, les religions, ont pour but de remplacer la laïcité par le communautarisme. Il sait que dans une
République laïque il aura des difficultés pour le gérer le communautarisme peut l’aider. Les catholiques ou d’autres qui croient qu’il défend leur religion et leurs droits se trompent, seule la
loi de 1905 assurant la Séparation des Eglises et de l’Etat, garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, de pratiquer le culte de son choix. La laïcité dans une société
multiconfessionnelle est seule à même de défendre les religions et d’assurer pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité. Il en fait de même en instrumentalisant sa famille, le départ de
Cécilia, son retour, le divorce, son mariage avec Carla, les vacances somptueuses, le fils imitant le père dans la Guisiade de Neuilly, l’interview très people de son épouse dans l’Express
qui en arrive à concurrencer Voici et Gala un comble de dégénérescence du journalisme politique, le SMS à Cécilia… Les journalistes avides de peu ont abandonné le débat politique pour faire dans
la complaisance servile. Ils ont bien servi, comme il s’est bien servi d’eux. Seulement lorsque les sondages baissent ou que les informations lui sont défavorables il use de son pouvoir pour
tenter de les mettre aux ordres. La conférence de presse a donné le la, Rama Yade a enfoncé le clou en les traitant de charognards, Sarkozy les attaque au pénal, sans oublier les pressions pour
qu’ils révèlent leurs sources. C’est plus que gros c’est énorme, insupportable, le pouvoir personnel se dévoile. Sarkozy l’homme intouchable se permet tout il a joué au pyromane maintenant qu’il
se brûle comme seule parade il dénonce les journalistes. On peut attribuer des reproches au blogeur du nouvel observateur si le SMS n’existe pas il ne devait pas en parler, par contre s’il existe
il aurait dû publier le document et la réponse de Cécilia ce serait beaucoup plus clair. Sarkozy a instrumentalisé sa vie privée il doit assumer. Nous devons et les journalistes en premier
dénoncer sa politique de classe et de casse sociale.
DEMOCRATIE


















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