Il n’y a pas que les trains qui déraillent de l’autre côté de la Manche. Depuis des années on nous vante les
miracles du social libéralisme anglais. Tony Blair et son acolyte Gordon Brown aussi experts en libéralisme que la dame de fer faisaient, à entendre tous les
néolibéraux bons teint de l’hexagone, y compris dans les rangs de la direction du PS, des miracles et qu’il fallait absolument les copier. En dehors de leur socialisme néolibéral il n’y avait pas
de salut, le modèle français pensez donc est plus que dépassé, ringard… Seulement on se gardait bien de nous décrire l’envers du décor si certain s’emplissaient scandaleusement les poches les
chiffres du chômage étaient rendus flatteurs en sortant une masse importante de travailleurs en les déclarant simplement inaptes au travail, que les retraités vivaient dans la misère, se
privaient de chauffage et devaient faire des petits boulots humiliants pour manger… (Lire le royaume enchanté de Tony blair)*. Que nous a-t-on vanté les miracles du capitalisme financier
Anglo-Saxons seulement là aussi les libéraux doivent déchanter la Banque d'Angleterre (BoE) a dû adopter un traitement de choc pour débloquer la
crise financière qui secoue le pays et soutenir une économie britannique vacillante. Le comble au beau pays du libéralisme la BoE va permettre aux banques d’échanger des prêts immobiliers risqués contre des obligations d'Etat garanties, pour un montant de plus de 60 milliards d'€. C’est le minimum prévu, ce montant
peut être doublé d’après son gouverneur. Ce n’est pas la première fois que la (BoE) doit intervenir, fin janvier 2008 elle l’a fait pour la Northern Rock qui a frôlé la faillite en injectant 35 milliards d’€. Grâce à ces tours de passe-passe financier le risque est supporté par l’Etat,
c’est enfantin on privatise les bénéfices on nationalise les dettes. Les risques sont que les citoyens britanniques vont payer les erreurs des banques et qu’elles sont toujours incitées à prendre
des risques inconsidérés. Ce socialisme idyllique a au cours des cinq dernières années délabré les services publics en supprimant 100 000 emplois et en privatisant un maximum de ce fait les fonctionnaires ont été confrontés à une attaque sans
précédent du gouvernement. En conséquence 400 000 salariés du service public manifestent pour la revalorisation de leurs salaires. C’est historique il n’y pas eu de mouvement d’une telle
ampleur depuis 20 ans. Chez les enseignants le mouvement est suivi par 200 000 personnes un tiers des écoles sont affectées, 200 000 autres fonctionnaires les ont rejoints. La
revendication principale porte sur les salaires. C’est un coup dur pour le premier ministre il a lancé un plan de revalorisation sur trois ans qui prévoit une hausse de rémunération inférieure à
l’inflation. Cette perspective est la goutte qui a fait déborder la coupe. En fait il commence à payer la politique néolibérale qu’il a conduite avec son ami Blair. Dire que l’on nous a vanté
cette politique quelle déception pour ceux qui dans notre parti veulent nous conduire de Jaurès à Clinton via Blair-Brown ont-ils compris que le libéralisme ne rend pas tout le monde heureux ? 100 milliards de cadeaux pour ne pas faire payer les
spéculateurs, casser les services publics ou ce qu’il en reste : c'est la "gôôôche moderne "en action ! C’est celle que la direction du PS nous propose et que souhaitent les libéraux de tous
poils pour la France.
*(voir la rubrique bibliographie sur ce blog)






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