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Jeudi 24 avril 2008

Il n’y a pas que les trains qui déraillent de l’autre côté de la Manche. Depuis des années on nous vante les miracles du social libéralisme anglais. Tony Blair et son acolyte Gordon Brown aussi experts en libéralisme que la dame de fer faisaient, à entendre tous les néolibéraux bons teint de l’hexagone, y compris dans les rangs de la direction du PS, des miracles et qu’il fallait absolument les copier. En dehors de leur socialisme néolibéral il n’y avait pas de salut, le modèle français pensez donc est plus que dépassé, ringard… Seulement on se gardait bien de nous décrire l’envers du décor si certain s’emplissaient scandaleusement les poches les chiffres du chômage étaient rendus flatteurs en sortant une masse importante de travailleurs en les déclarant simplement inaptes au travail, que les retraités vivaient dans la misère, se privaient de chauffage et devaient faire des petits boulots humiliants pour manger… (Lire le royaume enchanté de Tony blair)*. Que nous a-t-on vanté les miracles du capitalisme financier Anglo-Saxons seulement là aussi les libéraux doivent déchanter la Banque d'Angleterre (BoE) a dû adopter un traitement de choc pour débloquer la crise financière qui secoue le pays et soutenir une économie britannique vacillante. Le comble au beau pays du libéralisme la BoE va permettre aux banques d’échanger des prêts immobiliers risqués contre des obligations d'Etat garanties, pour un montant de plus de 60 milliards d'€. C’est le minimum prévu, ce montant peut être doublé d’après son gouverneur. Ce n’est pas la première fois que la (BoE) doit intervenir, fin janvier 2008 elle l’a fait pour la Northern Rock qui a frôlé la faillite en injectant 35 milliards d’€. Grâce à ces tours de passe-passe financier le risque est supporté par l’Etat, c’est enfantin on privatise les bénéfices on nationalise les dettes. Les risques sont que les citoyens britanniques vont payer les erreurs des banques et qu’elles sont toujours incitées à prendre des risques inconsidérés. Ce socialisme idyllique a au cours des cinq dernières années délabré les services publics en supprimant 100 000 emplois et en privatisant un maximum de ce fait les fonctionnaires ont été confrontés à une attaque sans précédent du gouvernement. En conséquence 400 000 salariés du service public manifestent pour la revalorisation de leurs salaires. C’est historique il n’y pas eu de mouvement d’une telle ampleur depuis 20 ans. Chez les enseignants le mouvement est suivi par 200 000 personnes un tiers des écoles sont affectées, 200 000 autres fonctionnaires les ont rejoints. La revendication principale porte sur les salaires. C’est un coup dur pour le premier ministre il a lancé un plan de revalorisation sur trois ans qui prévoit une hausse de rémunération inférieure à l’inflation. Cette perspective est la goutte qui a fait déborder la coupe. En fait il commence à payer la politique néolibérale qu’il a conduite avec son ami Blair. Dire que l’on nous a vanté cette politique quelle déception pour ceux qui dans notre parti veulent nous conduire de Jaurès à Clinton via Blair-Brown ont-ils compris que le libéralisme ne rend pas tout le monde heureux ? 100 milliards de cadeaux pour ne pas faire payer les spéculateurs, casser les services publics ou ce qu’il en reste : c'est la "gôôôche moderne "en action ! C’est celle que la direction du PS nous propose et que souhaitent les libéraux de tous poils pour la France.
*(voir la rubrique bibliographie sur ce blog

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Mardi 15 avril 2008

 

Berlusconi revient suite à l’échec de la gauche. Toutes les forces de gauche rassemblées dans le gouvernement conduit par Romano Prodi, malgré toutes les connaissances de ce dernier, n’ont pas amélioré le sort des salariés et retraités italiens. Il est vrai que fidèle au libéralisme le chef du gouvernement a fait plus pour les pouvoirs forts que pour eux. Berlusconi savait que des élections anticipées lui seraient favorables, il les a provoquées la victoire est là au-delà de ses espérances. Le Parti Démocrate de centre gauche qui proposait la même politique néolibérale habillée d’une autre faveur a été battu. Il ne faut tout de même pas surestimer cette défaite car son objectif est de créer un parti d’alternance supplétif qui sera chargé en cas de défaillance de Berlusconi d’appliquer la même politique. La grande perdante de ces élections est la gauche italienne elle doit rapidement, à l’image de Die Linke en Allemagne, se refonder sur un programme social sérieux car elle devra rapidement répondre aux déçus de la politique, ils sont nombreux en Italie, auxquels viendront s’ajouter les laissés pour compte de la politique Berlusconienne. Le temps presse bon courage et surtout bonne réussite.
Les italiens comme partout ailleurs et particulièrement en France lorsqu’on leur propose deux pièces d’une même politique choisissent l’original et pas le faux. D’autant plus qu’ils n’ont pas contrairement à nous une marionnette des milliardaires mais un vrai milliardaire, pas des médias inféodés à la marionnette mais quelqu’un qui les possède, pas besoin de s’afficher Bling Bling il est Bling Bling… Il faut croire qu’en plus ils n’ont pas à expérimenter son incompétence et sa muflerie puisqu’ils l’ont déjà expérimenté deux fois. A 71 ans, Berlusconi, remporte une troisième victoire, il a su se rendre indispensable en unifiant la droite. Son électorat est prêt à tout accepter de lui, les commerçants, les artisans et les professions libérales, sont rassurés grâce à un discours prônant la réduction des taxes et la liberté d'entreprendre. Plus que nous les italiens croient en Berlusconi lorsqu’il les fait rêver en s’identifiant à sa réussite : Je suis puissant, je suis riche, je suis entouré de femmes, vous pouvez devenir comme moi. Ne critiquons pas nos voisins et amis italiens nous avons par d’étranges similitudes élu Sarkozy son clone, nous risquons bien de l’avoir pour plusieurs mandatures. La gauche française ne doit plus regarder son nombril libéral mais à l’image de Die linke proposer une véritable alternance politique en France pour prendre enfin en compte le sort des salariés de leur valeur travail et non pas celui du capitalisme financier. Il y a du boulot.   

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Dimanche 10 février 2008

Heureusement il nous reste des parlementaires socialistes respectueux de la démocratie et de la volonté du peuple. Dans cette vidéo par son discours Marc Dolez en apporte la preuve par une brillante démonstration.

 


Marc Dolez - PS - Nantes, 1er février 2008
envoyé par leruisseau

Non au Traité de Lisbonne

Comme il l’avait annoncé, Marc Dolez a voté deux fois non :

- non à la révision de la Constitution, le 4 février au Congrès du Parlement à Versailles, afin d’essayer d’imposer un référendum (cf. son intervention du 14 janvier à l’Assemblée Nationale)

- non à la ratification du traité lui-même. Ci après le texte de son intervention, le 7 février à la tribune de l’Assemblée Nationale          

    Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’Etat, mes chers collègues,

    Le respect de la souveraineté populaire aurait voulu que le Président de la République et le gouvernement s’appuient sur la volonté du peuple, exprimée le 29 mai 2005, pour exiger une réorientation économique, sociale et politique de la construction européenne. Tel n’a pas été le cas puisque – personne ne le conteste vraiment aujourd’hui – le traité de Lisbonne est quasiment identique dans son contenu, au traité rejeté il y a deux ans.

Toutes les raisons de dire non demeurent. (Lire la suite sur son blog : http://www.marc-dolez.net/ )

Il y a des jours comme ça où l’on se sent mieux en tant que militants socialistes c’est pourquoi la désertion n’est pas de mise avant le congrès nous devons soutenir aider appuyer nos camarades parlementaires qui se battent pour que nous ne devenions pas tous des bénis oui oui néolibéraux.

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Lundi 4 février 2008
 Peillon                 Moscovici                                       
 
En entrant plus profondément dans la gueule du loup libéral nous aurons plus de politique sociale GAG ! ! !
 
J'ai suivi avec effarement et un profond dégout les propos à la télévision de François Peillon dans l'émission Ripostes. Un comble de déni de démocratie, de manque de courage politique, d'acceptation et d'asservissement au néolibéralisme. Comment peut-on dire sans sourciller que le TME est à plus de 92% identique au TCE et clamer haut et fort qu'il faut voter oui pour l'accepter. Quel profond mépris pour les électeurs français ils sont bien trop bêtes pour comprendre les subtilités de la construction Européenne ils ont voté non on n'a pas à leur redemander leur avis une deuxième fois. Mais le comble du cynisme et de l'outrecuidance est atteint lorsqu'il annonce qu'il faut accepter cette potion amère très libérale pour enfin arriver à l'Europe sociale. Franchement la pilule est aussi grosse que sa flagornerie car chacun sait que le social dans l'UE libérale c'est l'arlésienne on en parle mais on ne la verra jamais et pour cause car ils n'en veulent pas. Cela les français et tous les européens l'ont compris c'est pourquoi ce socialiste de pacotille rendu inéligible par les électeurs dans son département vole au secours du néo libéralisme et de Sarkozy. Jean-Louis Bourlanges, présent sur le plateau de riposte, européen convaincu, ancien membre de la Convention sur l'Avenir de l'Europe, ex député européen (UDF), avait déclaré sur France Culture, le 24 juin 2007 "Toute la Constitution est là ! Il n'y manque rien !" ce qu'il a confirmé d'ailleurs en précisant : "on nous avait présenté un TCE dans un emballage flatteur le TME est présenté aujourd'hui sans l'emballage c'est ce qui a été retiré" d'une limpidité absolue. Il a eu également le courage de dire qu'il avait démissionné de son poste de député car il est persuadé que les dirigeants actuels manquent d'ambition pour l'Europe et qu'ils ne veulent pas aller plus loin. Ici aussi il ne peut être plus clair, Mr Peillon ne peut ignorer ce fait. Cela veut dire que le traité accepté l'Europe restera comme l'avait dit Giscard pour au moins 50 ans une zone de libre échange ultra libérale qu'il n'y aura pas de politique européenne sociale ou autre ? Je ne suis pas un partisan de Monsieur Bourlange mais je dois reconnaître que sa position est plus noble que celle des socialistes qui vont en toute connaissance de cause avaliser cette perpétuelle régression sociale. Ce matin à la radio Pierre Moscovicis a entonné le même refrain en plus faux cul puisqu'il prône l'abstention comme chacun sait s'abstenir c'est voter oui, sans le faire, en espérant une fois de plus duper les électeurs. Mais le plus vil dans l'affaire est que le débat ne porte pas pour eux sur le sort des citoyens français ou européens mais sur le parti socialiste. Ils espèrent par cette basse mascarade laver leur profonde erreur qui a consisté à avoir poussé les militants à voter oui alors que le peuple et en particulier les électeurs socialistes ont voté non. Décidément ces socialistes sont déguisés en libéraux convaincus en période carnaval ils ont toute leur place à Versailles pour jouer le rôle de bouffons auprès du prince Bonapartiste. Le drame c'est qu'à la sortie de ce triste épisode le PS ne sera pas grandi, les électeurs de plus en plus déçus du parti qu'ils considèrent à juste titre de moins en moins préoccupés par leurs besoins quotidiens. Espérons qu'un jour ils sauront reconnaître les vraies valeurs socialistes et voter pour ceux qui les défendent.
Par fmds21 - Publié dans : Union Européenne - Voir les 8 commentaires - Ecrire un commentaire
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Lundi 4 février 2008

Incontestablement, les secrétaires de section du PS ont apprécié le rassemblement du 20 janvier au cours duquel Bertrand, Ségolène, Laurent et François ont développé leurs arguments pour mobiliser, si besoin était, contre la politique de Nicolas Sarkozy à l'occasion des élections locales ! Et de fait, ces élections auront un impact national. Pas seulement parce que Nicolas Sarkozy l'a souhaité, pas seulement parce que nous le souhaitons, mais parce que ce sera le premier scrutin après les présidentielles et législatives, et que l'analyse des différents scrutins montre qu'il en est toujours ainsi. Souvenons-nous de 1983 !

Mais comment appeler les électeurs, de gauche en particulier, à se mobiliser au cours de scrutins locaux contre la politique de Nicolas Sarkozy, en affirmant que les citoyens ont le droit d'utiliser toutes les occasions pour faire vivre ce que l'on appelle la démocratie, en déclarant avec Ségolène que « les citoyens sont les meilleurs experts des situations qu'ils vivent », que leurs avis doivent être pris en compte au nom de la « démocratie participative », et fouler aux pieds la démocratie dont on prétend se faire les champions, en refusant de tenir compte le 4 février prochain du NON au traité institutionnel européen exprimé en 2005 ? D'autant que nul ne prétend que le nouveau traité diffère sur l'essentiel du précédent. Comment ne pas mesurer encore aujourd'hui l'immense erreur d'avoir appelé à voter « oui » en 2005 -- contrairement aux engagements des élections européennes -- et continuer d'expliquer qu'il s'agissait seulement d'une condamnation de la politique de Jacques Chirac, alors même que les politiques menées en Europe et en France étaient de même nature, c'est-à-dire libérale, et qu'il est apparu à une majorité d'électeurs de gauche que le traité institutionnel ne pouvait que renforcer ces politiques ?

Comment Ségolène Royal peut-elle déclarer à présent qu'il faut mener en Europe la lutte contre les dumping fiscal et social et ne pas mesurer que ces dumpings ne sont possibles que parce que les traités européens le permettent et les organisent au nom de « la concurrence libre et non faussée », formule certes déjà contenue dans les traités anciens mais qui prend une ampleur et un sens tout à fait considérables aujourd'hui au point d'être devenus l'alpha et oméga de la politique européenne au détriment de politiques budgétaire et industrielle ?

Comment ne pas mesurer que la rigidité des critères de Maastricht et les fondements de la BCE constituent, à la lumière de la crise financière planétaire actuelle et en parallèle à la souplesse de la Réserve Fédérale, des obstacles dommageables à l'économie réelle que la spéculation financière risque d'emporter dans la tourmente ? Comment, après avoir inscrit dans le Projet socialiste notre exigence d'un référendum pour tout nouveau traité et entendu notre candidate réaffirmer cette exigence, s'associer au viol de la démocratie que s'apprête à commettre Nicolas Sarkozy en modifiant la Constitution pour que le nouveau traité  soit adopté par la voie parlementaire et non par la voie référendaire ?

Comment s'opposer à la volonté populaire exprimée au plan national en proposant boycott, abstention, ou liberté de vote et solliciter les suffrages au plan local, où par ailleurs les menaces sur l'emploi se font criantes, via des délocalisations -- de plus en plus souvent internes à l'Europe -- ou de fermetures d'entreprises en raison d'une concurrence toujours plus exacerbée dans un contexte de récession annoncée ?

Tout au contraire, il faut que tous les parlementaires de gauche sans exception s'opposent à Nicolas Sarkozy le 4 février à Versailles et que tous les militants socialistes éclairent nombre des enjeux liés aux élections locales en détricotant les lignes forces du néolibéralisme européen et mondial, notre planète étant devenue un véritable village ! Ce qu'ont compris de plus en plus d'électeurs. C'est ainsi que l'on ouvrira une perspective éminemment politique et que l'on pourra regagner la confiance des électeurs pour les scrutins présents et à venir.

Vincent Assante. Membre du Conseil National du PS.

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Dimanche 3 février 2008
 
 Lisbonne : "un viol politique"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Saisine du Conseil National pour l'organisation d'une Conférence militante traitant de l'ensemble des moyens à mettre en oeuvre par le Parti Socialiste, aux fins de rejeter toute tentative de ratification parlementaire, sans Référendum, du Traité de Lisbonne portant atteinte à la Souveraineté sociale du Peuple Français définie aujourd'hui a minima par la Constitution du 4 octobre 1958 suivant le Préambule de 1946 et la Déclaration du 26 août 1789.
Attendu le communiqué publié à l'issue du Bureau National du 6 novembre 2007 en faveur - a priori - du projet de TME, position qui outrepasse les limites de responsabilité statutaire de cette instance:
Article 7.13 : Compétences du Bureau national :
Le Conseil national peut déléguer au Bureau national le pouvoir de décider des dossiers qu’il n’aurait pu traiter en séance plénière. Le Bureau national est saisi de toutes les questions urgentes.
Toutefois, ne peuvent être délégués au Bureau national : [...] - les décisions définitives relatives à l’attitude des groupes parlementaires ou du Parti dans les affaires résultant de la mise en application des articles 11, 35 et 89 de la constitution, […]
Attendu au contraire du BN du 6 novembre 2007, le texte de synthèse adopté au Congrès du Mans, qui s'impose à tous:
II – CHANGER L’EUROPE
[…] Le 29 mai dernier, le traité constitutionnel européen a été rejeté par une majorité de nos citoyens. Les socialistes prennent acte de ce rejet et respecteront cette volonté populaire. […]
[…]D – La relance européenne
L’échec du traité constitutionnel nous rappelle combien la voie vers la construction européenne doit être partagée par les citoyens. [… ]
Attendu enfin, le texte du Projet Socialiste dans sa Partie IV, Chapitre 1, Paragraphe C, confirmant la nécessité de la voie référendaire pour toute évolution institutionnelle européenne:
C – ELABORER UN NOUVEAU TRAITE CONSTITUTIONNEL
L'Europe élargie ne pourra demain décider de façon efficace et peser dans le monde qu’avec d’autres institutions que celles du Traité de Nice. Nous refuserons une ratification du Traité Constitutionnel Européen tel qu’il a été rejeté le 29 mai, même s’il est accompagné d’un nouveau préambule. Nous proposerons l’élaboration d’un Traité strictement institutionnel qui organisera efficacement les pouvoirs, avec un Parlement Européen exerçant ses pleines responsabilités législatives et budgétaires, un Président de la Commission élu par le Parlement, un Conseil Européen, avec à sa tête un Président de l’Europe. Une fois renégocié un tel traité sera soumis au peuple par référendum.
Dès lors, et conformément au droit des militants à saisir le Conseil National en Conférence militante, sur tout point d'actualité, prévu au titre VI des Statuts,
Article 6.9 : Conférence militante :
Une Conférence militante est réunie au moins une fois par an par le Conseil national, qui en fixe l’ordre du jour. Elle a pour objet de permettre aux adhérents de se prononcer sur des questions d’actualité politique nationale ou internationale.
Une question est inscrite à l’ordre du jour de la Conférence militante soit sur proposition du Bureau national, soit lorsque 5 000 adhérents répartis dans au moins 20 fédérations avec un maximum de 500 signatures et un minimum de 25 signatures par fédération en font la demande.
La décision de convocation d’une Conférence militante relève du Conseil national, qui fixe les modalités de désignation et l’effectif de ses délégués, ainsi que les modalités de discussion collective.
Les programmes électoraux demeurent de la compétence du Congrès ou d’une Convention nationale. Les accords politiques relèvent des décisions du Conseil national.
Je soussigné(e), par la présente pétition, demande expressément au Conseil National de convoquer une Conférence militante sur les voies du Référendum avant tout vote parlementaire relatif au traité de Lisbonne, et en motion d'urgence absolue par ses Membres, réunis ou non, pour la sauvegarde de notre Parti, de rappeler à l'ordre démocratique tous les Parlementaires PS des Groupes Socialistes et apparentés, tentés par l'évitement référendaire en ne votant pas NON au Congrès, de ne pouvoir plus se réclamer ni Social-Démocrate ni à fortiori représentant public du PARTI SOCIALISTE, ruinant ainsi le construit collectif laïque, démocrate et social de ce parti depuis plus de 100 ans...
 
 
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Lundi 17 décembre 2007
Traité européen:« on peut parler de haute trahison »
« Comment le président de la République peut-il décider seul de faire ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire? » s'indigne Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'université de Rennes 1.
«Comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l’intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu’il contenait au motif que celles-ci « n’auraient pas fait l’objet de contestations » ? Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence, le passage de l’unanimité à la majorité et le déficit démocratique, d’autres encore s’offusquaient des principes et symboles fédéraux. On pouvait peut-être apercevoir que le « non » de gauche déplorait davantage la menace sur l’Etat-providence et le « non » de droite la perte de l’Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu’il aurait rejetées et d’autres qu’il aurait approuvées.
La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l’on sait que la Constitution californienne prévoit qu’une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le même principe, on ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite. »
 « Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n’y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres ». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s’y conformer et de se tourner plutôt vers l’article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l’actuelle Constitution, range aussi la résistance à l’oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme.
Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat et garantir l’indépendance nationale. Le terme qui vient à l’esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». Cela manque singulièrement d’allure et de force mais l’on s’en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable.
Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots. »
Anne-Marie Le Pourhiet, est professeur de droit public, auteure de "Droit constitutionnel" paru aux éditions Economica (2007). Après la signature par Nicolas Sarkozy du traité de Lisbonne, jeudi, la question de sa ratification est désormais ouverte. Une pétition en ligne réclamant un nouveau référendum a déjà recueilli 41.000 signatures, dont celles de 75 parlementaires. Extraits d’un texte publié par le site du collectif du 29 mai
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Vendredi 14 décembre 2007
Le traité de Lisbonne conduit à une Très Mauvaise Europe. Le jeudi 13/12/07 les 27 dirigeants des états de l’UE signent le TME, (baptisé traité de Lisbonne), frère jumeau du TCE. En 2005 la France avait rejeté le TCE par référendum, Sarkozy fera ratifier en 2008 le TME par la voie parlementaire, élargissant encore plus la fracture entre les français et l’UE, il agit ainsi dans la droite ligne néolibérale dont il se réclame. Il avalise ainsi la scandaleuse élaboration des institutions européennes plus que jamais construites sans tenir compte de l’avis des peuples, en bafouant leur vote, avec un déni évident de démocratie. De ce fait leur légitimité en est de plus en plus minée d’où une impopularité grandissante, une méfiance accrue, chaque citoyen européen a bien compris que cet outil asservi au néolibéralisme n’apporte que des inégalités de plus en plus criantes, des pertes de droits sociaux, de salaires, en fait une régression qui nous conduit au 19ème siècle. Sarkozy sait tout cela il en a parfaitement conscience pour preuve au parlement de Strasbourg il livre le fond de sa pensée : il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, qui serait suivi par un référendum au Royaume-Uni. La même chose se produirait dans tous les Etats si un référendum y était organisé. La démonstration est faite une fois de plus que la construction de l’UE avance à l’insu des peuples, souvent contre eux, les principes démocratiques évoqués dans tous les traités sont en cause ce n’est pas une question subalterne mais bien une question de fond la souveraineté populaire est elle compatible et reste t elle la primauté de l’UE ? L’UE doit se passer et se moquer des peuples les redoute t elle au point de supprimer le drapeau, l’hymne, quel désaveux si ces signes ne peuvent être montrés !Lisbonne est une étape maintenant il faut faire ratifier le texte. En France la modification de la constitution est nécessaire elle n’est pas acquise la droite ne possède pas au congrès la majorité des 3/5ème. Les députés UMP la voteront pourquoi pas ils sont dans la droite ligne de l’idéologie sarkozyenne. Par contre les démocrates doivent dénoncer combattre c’est ce que font toutes les forces et les dirigeants politiques qui ont appelé à voter non en 2005. Par contre la direction du PS avide de prendre sa revanche sur le non après avoir été désavouée par une très forte majorité de ses électeurs appelle sans état d’âme les élus à voter oui, à faire allégeance à Sarkozy, à lui servir la soupe sur le dos des électeurs, à mépriser et fouler aux pieds la démocratie et la souveraineté populaire. Quelles sont ces carpettes de socialistes qui font ainsi allégeance, renient la tête haute, le verbe fort l’engagement n° 98 de la candidate Royal elle-même l’a fait sans vergogne. Comment ne pas s’indigner des propos des factieux qui comme le camarade Patrick Bloche député de Paris déclare : Cette fois, j’ai envie que le PS pense quelque chose sur l’Europe. Quitte à penser la même chose que Sarkozy. Les socialistes qui ont voté non pensent que l’UE ne correspond pas à leurs attentes et en réclament une autre plus sociale, plus égalitaire plus laïque… avec de tels camarades Sarkozy dispose d’un vivier considérable de futurs ministres d’ouverture. On ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir annoncé la couleur, par contre la direction du PS avait pris une position contraire aujourd’hui elle renie une fois de plus ses promesses. Belle leçon de courage politique, belle façon de redonner confiance à un électorat qui déserte et pour cause, belle façon de créer la confusion des genres et de laisser les citoyens s’enfoncer dans le brouillard de la politique sans morale, sans valeurs. Certains, comble de la couardise, préconisent l’abstention une façon de faire passer le texte sans avoir à se justifier d’avoir voté oui. Comment peut-on encore se dire socialiste en manifestant un tel acharnement à vouloir promouvoir une UE néolibérale. Poursuivre une fuite en avant en réclamant toujours plus d’UE ce qui signifie davantage de libéralisations, de privatisations, de remise en cause des services publics. Ces socialistes là ont tourné délibérément le dos à toute transformation sociale à toute redistribution des richesses à tout semblant de lutte pour combler les inégalités. De plus ils se glorifient que les meilleurs d’entre eux siègent au FMI, à l’OMC, organisations qui avec la banque mondiale sont les trois piliers du néolibéralisme et de la mondialisation. A ce titre elles sont honnies par tous les services sociaux de la planète. Quels sont ces socialistes marionnettes qui d’une façon pathétique courent après l’Europe sociale qui se dérobe devant eux alors qu’ils en sont les fossoyeurs en votant au parlement européen avec leurs adversaires du PPE (ou alliés et complices) dès qu’il s’agit de libéraliser et d’aller dans le sens des Etats-Unis. Cette UE est libérale elle veut verrouiller un peu plus ses institutions. Nous devons exiger une autre UE il nous reste un moyen très fort pour faire réfléchir les libéraux socialistes, c’est de ne pas voter pour eux pour les municipales. J’entends déjà les cris d’orfraie ça va faire élire la droite, ça va nous faire perdre des municipalités, mais camarades le bulletin de vote est la seule arme qui nous reste. Nos anciens l’ont obtenu avec leur sang nous devons transmettre autre chose à nos enfants et petits enfants sinon pour sortir de l’épais brouillard qui s’abat comme un linceul sur la démocratie sur la justice sociale il faudra qu’ils subissent le même sort que nos anciens. Alors Patrick Bloche ou un UMP ils sont libéraux et inféodés à leurs chefs. Il est encore temps d’agir de réagir.
Par fmds21 - Publié dans : Union Européenne - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
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