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RENOVA(C)TION SOCIALISTE

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Samedi 21 octobre 2006
" Le contrat se substituera à la loi " annonce catégoriquement Ségolène Royal à la télévision. Chirac a fait le même discours au Conseil économique et social. Mme Parisot plaide encore plus fortement dans le même sens. M. Sarkozy aussi, dans ses récents discours d’Agen et de Périgueux... Voilà qui semble faire un nouveau - mais dangereux - consensus entre la droite et gauche. Le risque : paralyser une future majorité parlementaire de gauche pour qu'elle ne puisse pas légiférer souverainement sur le droit du travail et le droit social, ni reconstruire ce qui a été détruit dans le Code du travail depuis un certain 21 avril 2002.
Le " contrat " est un accord qui implique les " partenaires sociaux ", donc le Medef, il est dépendant de son accord, tandis que la loi est dépendante d’une majorité du Parlement élue démocratiquement au suffrage universel. Substituer le contrat à la loi c’est aller dans le sens du Medef dans ce type de " contrat " ce n’est ni la règle de la majorité ni la démocratie qui l’emporte. C’est un rapport de force pipé. De 1945, à 1966-1967 le patronat comptait environ pour 11 % des voix, et les syndicats de salariés, plus de 85 %. C’est par les ordonnances de 1966-1967 sur la Sécurité sociale, qu’il a obtenu le paritarisme soit 50/50. Pour affirmer son pouvoir, le CNPF exigea la suppression des élections à la Sécurité sociale ! Il n’était plus à la merci des votes des assurés sociaux. Il en résulte aujourd’hui " l’égalité ", entre 1,2 millions de patrons et 16 millions de salariés. Ou est le " principe un homme, une voix ", c’est un système non démocratique qui favorise les plus favorisés. L’article 34 de la Constitution précise : c’est le Parlement qui légifère "en matière de droit du travail, de droit social et de protection sociale"... Pour le Medef, la consultation obligatoire entre partenaires sociaux doit précéder tout vote au Parlement. En clair le Parlement perdrait son droit de légiférer en ce domaine, sauf pour entériner un accord que le patronat aurait accepté avec les syndicats. La différence : il s’agit de façon, à peine masquée, d’un droit de veto " patronal " sur tout ce qui concerne le droit du travail.
Un tel changement ne serait pas une petite chose : il marquerait le passage d’une république démocratique à une république corporatiste. Le corporatisme est, par excellence, un système antirépublicain où la force de groupes de pression sociaux l’emporte sur les droits universels. Il fonctionne très bien en harmonie avec le communautarisme.
Alors à gauche, des dirigeants avisés ne devraient pas si facilement s’aventurer dans un consensus avec le Medef pour que le " contrat se substitue à la loi ". Les socialistes doivent être aussi fidèles aux salariés que la droite est fidèle au Medef. Il faut bien reconnaître que depuis 5 ans la droite s’est révélée infiniment plus fidèle au patronat que la gauche n’avait réussi à l’être vis–à-vis des salariés. (extraits de textes de Gérard Filoche)
Nous militants nous avons un choix important à faire nous devons choisir le programme le plus à gauche, le plus social, celui qui apportera le plus aux salariés. Ainsi nous leur redonnerons confiance en notre parti, en la politique.
 
par fmds21 publié dans : Présidentielles 2007 commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Samedi 21 octobre 2006
Laurent Fabius : des propositions précises pour un vrai changement à gauche
Retrouvez l'intégralité du débat sur www.laurent-fabius.net
Laurent Fabius est le candidat des propositions précises pour un vrai changement à gauche. Parce que dès le lendemain de son élection, le Président de la République devra prendre des décisions, on ne peut se contenter de dire : "on verra", "on consultera", "on négociera". Bien entendu, il faudra de la concertation. Mais il faut aussi un cap clair et des mesures précises. Sur le pouvoir d'achat, sur les 35 heures, sur la santé, sur la dépendance, sur les retraites, sur la croissance, etc. Laurent Fabius a dit précisément ce qui sera fait et selon quelle échéance.
Laurent Fabius, et c'est également sa spécificité, a réaffirmé le rôle de la puissance publique. Non, tout décentraliser ne peut pas être la solution. Non, tout laisser aux partenaires sociaux ne peut pas être la solution. Il faut une décentralisation efficace et une vraie démocratie sociale. Mais il faut aussi que l'Etat soit conforté dans son rôle de stratégie à long terme et dans son rôle de garant de l'égalité républicaine entre les régions et les territoires.
Il a été également le seul à articuler systématiquement la dimension européenne et la dimension nationale. Même si beaucoup peut être fait au niveau national, il faudra aussi réorienter l'Europe si l'on veut rendre possible une croissance forte et durable.
Premières réactions
Lu sur la toile : Primaires PS, Fabius vainqueur du premier round
Si un gagnant devait se dégager de cette première soirée, ce serait vraisemblablement Laurent Fabius. L'ancien Premier ministre a été le plus mordant, le plus innovateur, le plus ambitieux. (Lu sur le blog "Paroles de militants")
Débat socialiste : Royal et DSK font l'impasse sur l'Europe
Membre du bureau national du Parti Socialiste, François Delapierre rédacteur en chef de l'hebdomadaire A Gauche.
Texte proposé par Yann Marteil et Alain Gouriou pour Rassembler à Gauche 22
par fmds21 publié dans : Présidentielles 2007 commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Samedi 21 octobre 2006

 Laurent Fabius, le plus applaudi par les militants, sort une nouvelle fois gagnant.

Extraits des dépêches parues à la suite du débat :

Deux jours après leur premier exercice télévisé, les trois prétendants à l'investiture socialiste pour 2007 ont cultivé pendant deux heures chacun leur style: Mme Royal dans le registre de "la proximité", M. Strauss-Kahn dans celui de la pédagogie, et M. Fabius dans l'affirmation passionnée de convictions anti-libérales.

En terrain ami au cœur d'une fédération qui l'a massivement soutenu lors du congrès du Mans, en novembre 2005, Laurent Fabius a prononcé un discours présidentiel offensif sous les yeux de ses compétiteurs, assis au premier rang. Contrairement à Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn qui ne l'ont jamais cité, l'ancien Premier ministre s'est référé très souvent au projet présidentiel du PS."Le projet socialiste, c'est l'alternative à la mondialisation financière", a-t-il martelé, défendant à nouveau sa proposition d'augmenter le smic de 100 euros immédiatement après la présidentielle."Pour des personnes qui gagnent 1.000 euros net par mois, il faut qu'avec l'arrivée de la gauche au pouvoir ils gagnent un peu plus qu'avec la droite", a-t-il insisté, alors que ses rivaux ont remis en cause cette proposition lors du débat télévisé de mardi soir consacré aux questions économiques et sociales. "Cette campagne sera rude contre la droite parce que nous avons en face de nous des gens redoutables qui disposent de moyens colossaux financiers et médiatiques et qu'il n'hésiteront pas à s'en servir", a-t-il expliqué. "La seule force que nous ayons avec nous, c'est vous, les militants. Il va falloir tenir bon". Laurent Fabius, très souvent applaudi, est celui qui a le plus mobilisé la salle, en usant de ses talents reconnus de tribun.

"Il faut que la gauche soit directement, offensivement antilibérale", a souligné l'ancien Premier ministre, sur un ton extrêmement offensif, le poing levé, applaudi par les 3.000 militants réunis à la Maison des sports.

Il a invité la gauche à "ne pas mettre ses pieds dans les thèmes" de la droite, le plus sûr moyen à ses yeux de courir à l'échec.

Première à s'exprimer, Ségolène Royal a délivré un discours extrêmement général, reprenant ses formules maintes fois testées: "développement équitable contre désordre libéral", "donner un désir d'avenir à la France". "La politique moderne, c'est écouter pour agir juste", a déclaré Mme Royal en prononçant un énième plaidoyer pour "la démocratie participative", devenue sa marque de fabrique.

"Ces débats sont utiles car ils montrent aux militants qu'il y a de vrais écarts entre les candidats, surtout Fabius avec un discours de gauche qui fait du bien", se réjouit Luc, 37 ans, militant depuis trois ans. "Ça me renforce dans mon choix."

"Mon opinion était faite et elle n'a pas changé", explique Marie-Louise 64 ans, inscrite depuis quelques mois. "Je me réjouis que le projet socialiste soit leur colonne vertébrale à tous."

Laurent Fabius apporte chaque jour son expérience de chef d’état, de rassembleur, de débatteur, qualités indispensables pour gagner contre la droite, gouverner et appliquer ensuite le programme du changement.

Pour les camardes qui veulent réussir le changement Laurent Fabius, en chef d’état, nous propose un programme clair et précis sur l’Europe. Alors ne rééditons pas 2005.

 

 

par fmds21 publié dans : Présidentielles 2007 commentaires (0)    ajouter un commentaire
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Vendredi 20 octobre 2006
 Contrairement à ce qu’avait affirmé tous les partisans du " oui " lors du débat référendaire en 2005, il y avait bien un " Plan B ". Ségolène Royal nous l’a présenté lors de sa conférence de presse du 11 octobre 2006 : dans un premier temps l’Europe par la preuve, dans un second temps la réforme des institutions européennes.
"Pour en venir à cette Europe par la preuve, parce que la politique ne se réduit pas aux institutions même s'il faudra y revenir, je pense qu'il faut renverser l'ordre des choses. C'est-à-dire qu'au lieu de s'obstiner sur le débat institutionnel comme préalable de tout, redéfinir des actions opérationnelles et crédibles pour l'Europe pour expliquer ensuite aux citoyens qu'on a besoin d'une réforme institutionnelle et pas l'inverse."
En français ça veut dire que l’on qu'on doit mettre en route des initiatives par la méthode du fait accompli en partant du principe que ces initiatives marcheront toutes seules, que ça suffira, qu'à la rigueur (ce n'est même pas dit), on verra alors à consulter les citoyens s'ils ont bien été convaincus (sous quelle forme ? Mystère). En clair c'est les prendre pour des imbéciles. On retrouve toute la quintessence de la pensée des ouiistes, celle qui a été rejetée le 29 mai 2005. On comprend mieux pourquoi Mme Royal est aussi discrète sur l’Europe, en dehors de quelques généralités elle n'a aucune politique alternative, et pour cause ! On comprend mieux pourquoi Mme Royal est aussi discrète sur l’Europe en dehors de quelques généralités elle n'a aucune politique alternative, et pour cause !

On comprend mieux pourquoi Mme Royal est aussi discrète sur l’Europe en dehors de quelques généralités elle n'a aucune politique alternative, et pour cause ! Pour les camardes qui veulent réussir le changement Laurent Fabius, en chef d’état, nous propose un programme clair et précis sur l’Europe. Alors ne rééditons pas 2002 – 2005.

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Mercredi 18 octobre 2006

Chapeau bas !

Exellent Débat, exellent(e)s candidat(e)s. Grande dignité dans la tenue.

Le Parti Socialiste vient de donner une brillante démonstration de démocratie,de vitalité, apporter la preuve de sa capacité à informer les militants.

J'en retiens de Ségloène Royal : que la France, l'Europe, le monde,ne peuvent être gérés et administrés avec des généralités provinciales propres à la région Poitou Charentes. C'est de toute autre chose dont il sagit face à la réalité du capitalisme financier il faut d'autres réalités dautres ambitions pour battre la droite.

De Dominique STRAUSS KAHN : si les électeurs ont renvoyé à leurs chères études les socialistes ce n'est pas par incapacité mais parce qu'ils n'ont pas appliqué une politique suffisamment orientée à gauche. Un projet social démocrate même moderne ne permettra pas de battre la droite de rassembler toute la gauche. Il faut donc la dépasser aller plus loin.

De Laurent Fabius : il est le seul à proposer un vrai programme de gauche avec des orientations anti libérales capables de contrer le capitalisme financier. Ses propositions sont inscrites et chiffrées dans un cadre et un calendrier précis, européen et mondial. En homme d'étatd'expérience il est le seul capable de le mener à bien. Il est le seul à même de rassembler toute la gauche et de battre la droite.  

par fmds21 publié dans : Présidentielles 2007 commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Lundi 16 octobre 2006
Il faut être proche du peuple, cela dit, ce qu'on attend d'un responsable politique, c'est qu'il apporte des réponses aux questions des électeurs, dans le cas contraire il peut y avoir des déceptions, il faut prendre ses responsabilités et faire preuve de courage, en tant que responsable politique. Laurent FABIUS souligne qu'il aborde les débats entre candidats à l'investiture socialiste avec sérénité et tranquillité. Il ne faut pas du tout les redouter. Nous sommes entre camarades. Les militants qui vont relayer le programme du candidat (e) ont encore plus besoin que tout autre d’être informés, les postulants nous doivent ces informations. N’est ce pas le premier acte de démocratie que nous attendons. La considération qui nous est due avant de faire notre choix, pour ne pas être inféodé à la démocratie d’opinion.
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Dimanche 15 octobre 2006
Le ministre de l’intérieur cible ses attaques sur le tribunal des enfants de Bobigny, il indique que les juges font de la forfaiture. Dans le but de cacher son bilan l’insécurité n’a jamais été aussi grande depuis qu’il en a la responsabilité, non seulement il ne calme pas les tentions "il les attise", pour détourner l’opinion de la loi " gestion et prévention de la délinquance ". Par ses fausses allégations il entreprend une stratégie de déstabilisation de l’état républicain. La faiblesse du ministre de la justice lui permet un coup d’état permanent. Les attaques personnalisées et injustes contre les juges qui ne font pas assez d’incarcération, correspond à un indicateur de développement humain, à une forme d’efficacité. Depuis 2002 la loi a été modifiée quatre fois pour la répression des mineurs sans empêcher les explosions dans les quartiers populaires. L’instrumentalisation de l’institution judiciaire, les promesses sans effets, sont différentes du droit. Il veut démontrer sa puissance pour les atteintes aux biens en étant dur avec les faibles et faibles avec les durs. Pas de renforcement de la loi pour les délinquants en col blanc au contraire. L’institution judiciaire vit une période cruciale. Les juges ne travaillent pas le nez sur les sondages, sur les statistiques, sur la pendule, sur la rapidité, cela s’appelle du productivisme. L’institution judiciaire, jugée institution bourgeoise de classe, n’a jamais été au centre des préoccupations de la gauche. Il faut une autre justice, les institutions doivent changer pour donner toute sa place à l’institution judiciaire. Réélue la gauche se doit de redonner à la justice les moyens de son action, son indépendance, sa crédibilité, c’est son prochain chantier. Il doit avoir la même priorité que l’abolition de la peine de mort. C’est l’honneur des socialistes de le faire et de le mener à bien
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Dimanche 15 octobre 2006

Dans Libération     

http://www.liberation.fr/actualite/economie/208648.FR.php

Une interview d’où j’ai tiré les extraits ci dessous.

John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne(CES), il représente 60 millions de travailleurs dans 36 pays. Ex-numéro 1 du TUC, le principal syndicat britannique, dénonce les dérives de la nouvelle "économie-casino". A l'image de ce qui se passe en Grande-Bretagne on voit s'installer sur notre continent l'explosion des déséquilibres engendrés par la mondialisation. Les gouvernements laissent faire ou ont peur d'agir. Pourquoi cette démission face au besoin d'une réelle régulation parcequ’ils relaient l'opinion largement répandue parmi les élites. Ces dernières pensent que l'Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde qu'en bradant l'Etat - providence, qu'en réduisant les services publics et qu'en brisant le pouvoir des syndicats à gérer les changements. Cette opinion se retrouve également chez des hommes politiques de centre gauche comme Tony Blair, Gerhard Schröder et au PS. A part, peut-être, Laurent Fabius... Que peuvent faire les syndicats Il faudrait peut-être commencer par indexer les salaires des dirigeants sur celui des salariés. Plus que jamais, on fait passer les intérêts du capital avant celui du travail, la cupidité et les propres intérêts des patrons – et des actionnaires - avant ceux des salariés et de l'entreprise. L'équilibre est rompu. C'est le retour de l'économie de la fin du XIXe ! Avant l'essor du socialisme. Avant l'arrivée de l'Etat - providence. Avant l'éclosion des syndicats. Et ça, on ne peut pas l'accepter. Au moment du choix important de notre candidat ne devons nous pas être attentif et responsable et choisir le candidat qui sera le plus à même d’inverser ce phénomène et nous conduire à l'Europe sociale. (voir également dans le monde diplo d’octobre "Une économie d’apprentis sorciers" par Gabriel Kolko).

 

par fmds21 publié dans : Présidentielles 2007 commentaires (0)    ajouter un commentaire
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