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Laurent Fabius, le plus applaudi par les militants, sort une nouvelle fois gagnant.
Extraits des dépêches parues à la suite du débat :
Deux jours après leur premier exercice télévisé, les trois prétendants à l'investiture socialiste pour 2007 ont cultivé pendant deux heures chacun leur style: Mme Royal dans le registre de "la proximité", M. Strauss-Kahn dans celui de la pédagogie, et M. Fabius dans l'affirmation passionnée de convictions anti-libérales.
En terrain ami au cœur d'une fédération qui l'a massivement soutenu lors du congrès du Mans, en novembre 2005, Laurent Fabius a prononcé un discours présidentiel offensif sous les yeux de ses compétiteurs, assis au premier rang. Contrairement à Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn qui ne l'ont jamais cité, l'ancien Premier ministre s'est référé très souvent au projet présidentiel du PS."Le projet socialiste, c'est l'alternative à la mondialisation financière", a-t-il martelé, défendant à nouveau sa proposition d'augmenter le smic de 100 euros immédiatement après la présidentielle."Pour des personnes qui gagnent 1.000 euros net par mois, il faut qu'avec l'arrivée de la gauche au pouvoir ils gagnent un peu plus qu'avec la droite", a-t-il insisté, alors que ses rivaux ont remis en cause cette proposition lors du débat télévisé de mardi soir consacré aux questions économiques et sociales. "Cette campagne sera rude contre la droite parce que nous avons en face de nous des gens redoutables qui disposent de moyens colossaux financiers et médiatiques et qu'il n'hésiteront pas à s'en servir", a-t-il expliqué. "La seule force que nous ayons avec nous, c'est vous, les militants. Il va falloir tenir bon". Laurent Fabius, très souvent applaudi, est celui qui a le plus mobilisé la salle, en usant de ses talents reconnus de tribun.
"Il faut que la gauche soit directement, offensivement antilibérale", a souligné l'ancien Premier ministre, sur un ton extrêmement offensif, le poing levé, applaudi par les 3.000 militants réunis à la Maison des sports.
Il a invité la gauche à "ne pas mettre ses pieds dans les thèmes" de la droite, le plus sûr moyen à ses yeux de courir à l'échec.
Première à s'exprimer, Ségolène Royal a délivré un discours extrêmement général, reprenant ses formules maintes fois testées: "développement équitable contre désordre libéral", "donner un désir d'avenir à la France". "La politique moderne, c'est écouter pour agir juste", a déclaré Mme Royal en prononçant un énième plaidoyer pour "la démocratie participative", devenue sa marque de fabrique.
"Ces débats sont utiles car ils montrent aux militants qu'il y a de vrais écarts entre les candidats, surtout Fabius avec un discours de gauche qui fait du bien", se réjouit Luc, 37 ans, militant depuis trois ans. "Ça me renforce dans mon choix."
"Mon opinion était faite et elle n'a pas changé", explique Marie-Louise 64 ans, inscrite depuis quelques mois. "Je me réjouis que le projet socialiste soit leur colonne vertébrale à tous." Laurent Fabius apporte chaque jour son expérience de chef d’état, de rassembleur, de débatteur, qualités indispensables pour gagner contre la droite, gouverner et appliquer ensuite le programme du changement. Pour les camardes qui veulent réussir le changement Laurent Fabius, en chef d’état, nous propose un programme clair et précis sur l’Europe. Alors ne rééditons pas 2005.
Contrairement à ce qu’avait affirmé tous les partisans du " oui " lors du débat référendaire en 2005, il y avait bien un " Plan B ". Ségolène Royal nous l’a présenté lors de sa conférence de presse du 11 octobre 2006 : dans un premier temps l’Europe par la preuve, dans un second temps la réforme des institutions européennes. On comprend mieux pourquoi Mme Royal est aussi discrète sur l’Europe en dehors de quelques généralités elle n'a aucune politique alternative, et pour cause ! Pour les camardes qui veulent réussir le changement Laurent Fabius, en chef d’état, nous propose un programme clair et précis sur l’Europe. Alors ne rééditons pas 2002 – 2005.
Chapeau bas !
Exellent Débat, exellent(e)s candidat(e)s. Grande dignité dans la tenue.
Le Parti Socialiste vient de donner une brillante démonstration de démocratie,de vitalité, apporter la preuve de sa capacité à informer les militants.
J'en retiens de Ségloène Royal : que la France, l'Europe, le monde,ne peuvent être gérés et administrés avec des généralités provinciales propres à la région Poitou Charentes. C'est de toute autre chose dont il sagit face à la réalité du capitalisme financier il faut d'autres réalités dautres ambitions pour battre la droite.
De Dominique STRAUSS KAHN : si les électeurs ont renvoyé à leurs chères études les socialistes ce n'est pas par incapacité mais parce qu'ils n'ont pas appliqué une politique suffisamment orientée à gauche. Un projet social démocrate même moderne ne permettra pas de battre la droite de rassembler toute la gauche. Il faut donc la dépasser aller plus loin.
De Laurent Fabius : il est le seul à proposer un vrai programme de gauche avec des orientations anti libérales capables de contrer le capitalisme financier. Ses propositions sont inscrites et chiffrées dans un cadre et un calendrier précis, européen et mondial. En homme d'étatd'expérience il est le seul capable de le mener à bien. Il est le seul à même de rassembler toute la gauche et de battre la droite.
Dans Libération
http://www.liberation.fr/actualite/economie/208648.FR.php
Une interview d’où j’ai tiré les extraits ci dessous.
John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne(CES), il représente 60 millions de travailleurs dans 36 pays. Ex-numéro 1 du TUC, le principal syndicat britannique, dénonce les dérives de la nouvelle "économie-casino". A l'image de ce qui se passe en Grande-Bretagne on voit s'installer sur notre continent l'explosion des déséquilibres engendrés par la mondialisation. Les gouvernements laissent faire ou ont peur d'agir. Pourquoi cette démission face au besoin d'une réelle régulation parcequ’ils relaient l'opinion largement répandue parmi les élites. Ces dernières pensent que l'Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde qu'en bradant l'Etat - providence, qu'en réduisant les services publics et qu'en brisant le pouvoir des syndicats à gérer les changements. Cette opinion se retrouve également chez des hommes politiques de centre gauche comme Tony Blair, Gerhard Schröder et au PS. A part, peut-être, Laurent Fabius... Que peuvent faire les syndicats Il faudrait peut-être commencer par indexer les salaires des dirigeants sur celui des salariés. Plus que jamais, on fait passer les intérêts du capital avant celui du travail, la cupidité et les propres intérêts des patrons – et des actionnaires - avant ceux des salariés et de l'entreprise. L'équilibre est rompu. C'est le retour de l'économie de la fin du XIXe ! Avant l'essor du socialisme. Avant l'arrivée de l'Etat - providence. Avant l'éclosion des syndicats. Et ça, on ne peut pas l'accepter. Au moment du choix important de notre candidat ne devons nous pas être attentif et responsable et choisir le candidat qui sera le plus à même d’inverser ce phénomène et nous conduire à l'Europe sociale. (voir également dans le monde diplo d’octobre "Une économie d’apprentis sorciers" par Gabriel Kolko).
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