Mercredi soir, à son domicile le combat digne et douloureux de Madame Chantal Sébire s’est
terminé. Si son cas n’avait pas été médiatisé le permis d’inhumer aurait été délivré comme dans tous les cas semblables. Mais pour elle le procureur de la République a ordonné une autopsie et
ouvert une enquête, malgré l’opposition de la famille. Son médecin traitant Emmanuel Debost avait déclaré : Une autopsie serait traumatisante pour la famille, son avocat Me Gilles Antonowicz avait lui demandé : Ce corps a
suffisamment souffert. Laissez-le enfin en paix. On ne peut reprocher à la justice d’appliquer la loi c’est son rôle. Par contre il appartient aux politiques de prendre leur responsabilités
et de faire évoluer la loi. Nous attendons les réponses nous sommes en République plusieurs questions se posent, les responsables politiques considèrent ils que la loi doit être faite pour une
seule catégorie de citoyens, ont ils le droit d’imposer aux autres leur façon de voir, de leur interdire de décider dans de telles conditions, de vivre ou de mourir ? Mais où est la liberté
de chacun ? Mais où sont les valeurs de notre République Liberté Egalité Fraternité ont-ils le droit de se les accaparer ? Considèrent ils que les français sont moins matures, moins
responsables, méritent moins de droits, que nos voisins Belges Néerlandais Suisses. La réalité est peut être tout autre avançons une simple hypothèse, en ce domaine comme dans d’autres ont-ils
tout simplement le courage de prendre leurs responsabilités. En ayant suivi les débats une autre constatation s’impose les médecins ardents défenseurs de la situation actuelle sont
comparables à ceux de Molière. Ils sont pleins de certitudes et ne veulent pas abandonner une once de leur pouvoir eux seuls détiennent la vérité. Arrivés à ce stade eux seuls décident, l’avis du
patient ne compte pas, sa dignité non plus, ils n’admettent pas qu’il puisse avoir le droit de choisir lui-même sa mort, ils sont souverains et imposent une volonté la leur. Pendant 8 longues
années Madame Chantal Sébire a mené un combat contre une maladie incurable qui la faisait atrocement souffrir. Elle l’a fait avec courage, dans la dignité, elle mérite de notre part un profond
respect. Son dernier combat était de mourir dignement elle l’a réclamé, avec force conviction, la mort lui a permis de partir dignement. Nous rendons hommage à sa mémoire et à sa famille. Son
combat pour garder jusqu’au bout cette dignité ne sera pas vain il continuera et aboutira.
Eh bien oui, dragon 29, dans notre pays ce droit n’appartient pas aux malades qui en toute connaissance de cause souhaitent pouvoir en disposer. Il appartient aux médecins, les politiques élus parlementaires n’ont pas eu le courage en toute connaissance de cause faire que la loi vienne à bout des tabous. Qu’ils se remettent au travail et vite en pensant aux malades et en laissant les senseurs à leur place c'est-à-dire en dehors de l’hémicycle Républicain.