
A Corbeil-Essonnes fief de Serge Dassault (UMP), le candidat Bruno Piriou (PC), battu de 170 voix (6.621 contre 6.451 à M. Dassault) au second tour a déposé un recours en annulation devant le
tribunal administratif de Versailles pour les irrégularités suivantes « distributions d'enveloppes », « intimidations » par son concurrent le maire sortant. Il disposerait
« d'attestations et de preuves irréfutables » lui permettant de dénoncer des achats de voix, des pressions sur les électeurs, des irrégularités de propagande. Il est a noter qu’au
second tour, Serge Dassault a recueilli plus de 1700 voix de plus qu'au premier tour, tandis que Bruno Piriou a fait 200 voix de plus que la somme des suffrages des deux listes de gauche au
premier tour. Il semblerait que l’industriel ait les moyens de sa réélection ce n’est pas la première fois que ce fait est dénoncé à Corbeil-Essonnes.
A Perpignan l’écart entre la candidate socialiste et le maire sortant UMP est de 574 voix. Plusieurs irrégularités ont été constatées. Un président de bureau de vote avait été pris en flagrant délit de fraude électorale présumée, il avait caché des bulletins dans ses chaussettes. De plus dans le bureau qu’il présidait il y aurait eu 74 bulletins de plus dans l’urne que le nombre de paraphes sur les listes d'émargement, c'est une preuve supplémentaire des fortes présomptions de bourrage d'urnes. Le cas n’est pas isolé sur quatre bureaux le nombre de bulletins était supérieur de 253 à celui des signatures. La candidate socialiste a ainsi présenté au tribunal administratif de Montpellier un recours en annulation de ce scrutin pour irrégularités.
A Pau François Bayrou, a décidé de saisir la Commission nationale des comptes de campagne. Il aurait constaté de graves irrégularités, notamment la publication d'un journal de campagne gratuit, favorable au maire sortant. Il appartient à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques d’enquêter sur la régularité des comptes du candidat et de saisir le tribunal administratif si des irrégularités sont constatées. M. Bayrou a été battu avec 38,81% au second tour, contre 39,76% pour la socialiste Martine Lignières-Cassou et 21,42% pour le maire sortant Yves Urieta (ex-PS soutenu par l'UMP).
Si le tribunal administratif est saisi il peut être amené à invalider un candidat fautif, et même à annuler un scrutin. Ces cas sont rares il faut qu’apparaissent des manœuvres susceptibles d’avoir pu fausser les résultats.
A Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud opposant à la maire UMP, sa propre fille Joëlle Ceccaldi-Raynaud réélue le 16 mars, devrait sous la demande du préfet démissionner pour cause d'excédent familial. Charles Ceccaldi-Raynaud, 82 ans, a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de le faire. En 2004, il a voulu récupérer la place de maire qu'il avait cédée à sa fille quelques mois plus tôt pour des raisons de santé. Depuis il entretient de très mauvaises relations avec sa fille qui conserve la mairie. Une affaire de famille UMP.
Les municipales ne sont pas terminées il faut attendre les décisions des tribunaux administratifs. Nous constatons que de très sérieuses irrégularités sont dénoncées notre démocratie mérite mieux.
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