DEMOCRATIE
MILITANTE SOCIALISTE
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Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde ; il s'agit maintenant de le transformer. (Karl Marx)
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Motif : avoir menacé dans son activité professionnelle régulière un employeur de lui dresser un procès-verbal. Le patron a osé porter plainte pour chantage. Le juge a interrogé Gérard Filoche (en présence de son avocat Dominique Tricaud) pendant cinq heures au Palais de justice de Paris, de 14 h 15 à 19 h 15 le vendredi 9 mars. Il a finalement, in extrémis, renoncé à sa menace (pourtant contenue dans sa lettre de convocation initiale) de le placer en examen. La nouvelle tactique des patrons de combat, faire contre-feu judiciaire de tout bois, porter plainte systématiquement contre ceux qui sont chargés de contrôler leurs turpitudes (inspection du travail) où y résistent (salariés, syndiqués). Pour imposer qu’il y ait suite à la plainte, ils se portent partie civile. Des heures et des heures sont ainsi perdues par ce réel abus du droit d’ester en justice. Heures perdues pour les juges qui s’y prêtent. Heures perdues pour l’inspection ainsi contrainte de se défendre là où elle devrait être encouragée pour son action. Cela aboutit si le processus se généralise (et il y a des signes indicateurs d’une tendance en ce sens) à paralyser l’action de l’inspection du travail qui défend l’état de droit dans les entreprises.Le juge, dans l’après-midi même où était rendu le verdict de Périgueux, a cherché pendant cinq heures à savoir si Gérard Filoche avait été agressif, avait élevé la voix, avait fait pression, de façon inquisitoriale dans son contrôle où s’il avait exercé un chantage contre l’employeur en le menaçant de lui dresser procès-verbal s’il continuait à faire entrave à l’action d’une représentante du personnel et à la menacer pour la troisième fois pour des raisons différentes et de plus en plus fallacieuses, en quelques mois, de la licencier en la persécutant car elle était femme et de retour de congé maternité, et qu’il ne voulait pas lui redonner son poste antérieur. (On vient de fêter le 8 mars, journée des femmes, on en parle, on en parle et pendant ce temps-là, ce genre de pratique sexiste est de plus en plus courant de la part d’employeurs). Si la menace de dresser procès verbal est un chantage et si des juges acceptent de poursuivre cela, alors l’action permanente de l’inspection est asphyxiée ! Ce fut, tout au long de l’interrogatoire persistant, harassant et jamais courtois du juge, ce même genre d’accusation, contre les contrôles inquisitoriaux (que la coordination rurale formulait et qui a essayé de servir de facto, mais heureusement en vain, à porter circonstances atténuantes à Claude Duviau). Au lieu d’appuyer ceux qui ont, dans notre République et par convention de l’OIT (n°81), la responsabilité de faire respecter les lois du travail. L’air du temps est ainsi orienté vers la destruction du code du travail (pseudo re codification en cours) et de sa mise en œuvre (oui ou non doit-on affaiblir ou renforcer les moyens de l’inspection). Pour ceux qui veulent lire la totalité des pièces me les demander.
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