
Une information qui n’a pas fait grand bruit et pourtant il y a de quoi s’indigner. Nous venons d’apprendre hier, dans le très sérieux quotidien Les Echos, que la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 est de 2,26 millions d’€, soit une hausse de 4,3% sur un an. Elle équivaut à 147 années de Smic. Cette moyenne porte sur le salaire cash et ne tient pas compte de l’attribution de stock-options et d'actions gratuites. Cette forme de rémunération plus ou moins opaque s’ajoute et constitue une part importante et sans doute croissante des revenus des patrons. Il faut également rappeler que les bénéfices totaux du CAC 40 ont progressé de 5% sur la même période ils s’élèvent à 97 milliards d'€. Avec un cynisme sans égal il est annoncé (NOUVELOBS) que ces patrons ont freiné la progression de leur salaire. Il est vrai que comparée à celle de notre président organisateur en chef de la casse sociale, qui : s’est alloué 143% d’augmentation, leur à fait cadeau de 15 milliards d’€ de cadeaux fiscaux, certains peuvent considérer que ces grands prédateurs se sont soudainement parés de toutes les vertus et se montrent raisonnables. Ils n’en sont tout de même pas à muer en Saint Martin et devenir partageux. Pendant ce temps le président indéfectible allié des grands capitalistes financiers et grand spolieur des salariés augmente royalement les retraites de 1,1%, les fonctionnaires de 0,8%, demande à de doctes économistes de plancher pour supprimer l’augmentation automatique du SMIG en fonction de l’inflation, rabâche qu’il n’y a plus d’argent alors que tout prouve le contraire. Pour ne pas le prendre où il est et le répartir équitablement il fait les poches des familles. Sur un an les produits alimentaires ont augmenté de 5,2% (hors produits frais), l’énergie de 11,4%. Les difficultés pour les ménages n’ont jamais été aussi réelles et ce soir notre mickey illusionniste va nous dire qu’il faut encore plus réformer pour avoir plus de régression sociale, plus d’inégalités, plus d’individualisme. Beau programme bel avenir. Pendant ce temps au PS on reste muet sur les solutions à apporter pour les salariés, mieux on vote avec lui pour valider et verrouiller la politique néolibérale de l’UE. Dans le fond pour l’aile droite du PS SarKo ne fait il pas les réformes de la régression qu’ils souhaitent ? : Allongement de l’âge de la retraite, privatisation, baisse des salaires… Pendant ce temps pour faire semblant d’exister on se gosse d’une déclaration de principes, florilèges de lieux communs, elle a pour but de s’aligner définitivement sur une social-démocratie européenne ralliée au libéralisme économique. L’objectif d’une économie sociale et écologique de marché, confirme l’acceptation et le vote du traité de Lisbonne, de ce fait le PS renonce à un projet alternatif d’organisation et de transformation sociale, à la socialisation, même progressive, des moyens de production et d’échange. Pour masquer cette orientation libérale il faut bien leurrer les citoyens avec la politique participative tant il est vrai que d’aller de Jaurès à Clinton demande d’abandon et de reniement des valeurs socialistes. Mieux pour confirmer on demande aux fédérations et sections d’organiser des réunions participatives sur ce thème ! Comme si au cours d’une seule de ces réunions on avait tenu compte de l’avis des citoyens, le texte étant à l’évidence bouclé d’avance, nous n’avons à en attendre que des retours de boom rang. Les électeurs ont bien compris que le néolibéralisme était l’apanage du chacun pour soi, le contraire du socialisme. Ceux que l’on rencontre tous les jours attendent d’une gauche d’opposition autre chose, ils sont préoccupés : par le pouvoir d’achat, l’emploi, les services public… en résumé leur avenir. Pour répondre à ces attentes nous devrions proposer une véritable réforme de nos institutions monarchiques, pour les remplacer par une République primo ministérielle, renforcer nos services publics, maîtriser l’énergie, l’eau, la santé, l’éducation… Mettre à mal le système économique néolibéral et lui substituer une économie régulée. Pour cela il faut être socialiste, humaniste, fraternel, égalitaire… Appliquer concrètement nos valeurs. Mais force est de constater que la direction du PS n’a pas cet objectif. Ils espèrent gérer le néolibéralisme en occupant les fonctions sans ne rien changer de fondamental en France nous avons vu les résultats de cette politique dans trois élections présidentielles, l’Italie vient récemment de nous en faire une brillante démonstration. La gauche si elle veut être à la hauteur a besoin d’un sursaut socialiste pas d’une orientation néolibérale.
DEMOCRATIE












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