SOCIETE
( LE SOCIALISME NEOMODERNE ou l'avenir de la liberté)
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Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde ; il s'agit maintenant de le transformer. (Karl Marx)
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Primaires or not primaires
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On peut également ajouter que la proportionnelle via les courants reste la forme la plus démocratique qui soit car il permet une véritable expression des
différentes orientations éventuelles ainsi qu'une expression libre de militants, tandis que la transformation des courants en écuries présidentielles -- critique la plus souvent énoncée au sein
du PS -- tient beaucoup plus à la désidéologisation de celui-ci, provoquant par là même une hémorragie des militants de gauche, phénomène qui conduit un peu plus à un affaiblissement du débat
idéologique et à une contraction du débat démocratique, le pouvoir légitime des militants laissant la place au pouvoir des élus qui par le poids démesuré qu'ils finissent par occuper,
marginalisent quasi totalement le pouvoir des militants et parviennent à circonvenir leur expression dans le sens de leurs seuls intérêts.
Le peu de cas accordé en 2007 à l'immense travail d'élaboration du programme réalisé par les militants dans le cadre de débats organisés avec les « sympathisants » illustre parfaitement cette analyse.
Par ailleurs, les primaires constituent une injure tout à la fois envers les sympathisants et les militants !
Envers les premiers, parce que l'affaiblissement du débat démocratique conduit les détenteurs de pouvoirs, même ou a fortiori infiniment petits, à ne pas vouloir les partager, les conduisant souvent de manière consciente et parfois à leur corps défendant, à se constituer en une sorte de caste qui juge incapables les potentiels adhérents de militer au sein d'un parti alors même que c'est le fonctionnement interne du PS -- ce fut aussi autrefois le cas du PC -- impulsé du sommet à la base conduisant à la confiscation du débat démocratique qui décourage les sympathisants d'adhérer au PS, et quand quelques-uns font le pas, les conduit à terme à ne pas renouveler leur adhésion.
Envers les seconds, parce que déjà détenteurs d'une parole au pouvoir affaibli, la quasi-totalité des dirigeants socialistes, par conviction ou par résignation, veut leur enlever l'une de leurs prérogatives essentielles de militants jusqu'alors à peu près préservée, celle de pouvoir encore désigner leur « champion » dans la compétition présidentielle, et les conduire au bout du compte à ne devenir que de simples colleurs d'affiches et distributeurs de tracts !
Nous sommes à l'évidence loin de ce que d'aucuns à propos des primaires, nomment le « nouvel âge de la démocratie ».
Malheureusement, en demandant aux militants socialistes de se prononcer sur des mesures de rénovation du PS liant à la fois la proposition porteuse de renouveau démocratique de limitation du cumul des mandats (mesure à laquelle j'applaudis pour m'être prononcé en son temps dans des contributions écrites au PS pour le mandat unique et limité dans le temps) à la proposition porteuse de confusion politique de primaires ouvertes, Martine Aubry obtiendra vraisemblablement une large majorité qui consolidera dans un premier temps sa position de Première secrétaire mais consacrera dans un second temps un peu plus la déliquescence du PS en tant que parti constitué, et tout cela au nom de la démocratie !
N'en déplaise à Manuel Valls, il ne s'agit pas « de la dernière tentative pour sauver le PS » mais bien d'une initiative supplémentaire qui l'assujettira un peu plus aux institutions de la Ve République. Ce ne sera plus le PS historique avec ce que cela représentait de réflexions approfondies qui orientera l'opinion mais l'opinion avec ce que cela représente de versatilité qui conditionnera un parti qui de " socialiste " historique deviendra " démocrate " ouvert à tous les mauvais vents.
Quelle erreur et quel dommage !
Ce n'était pourtant pas « inévitable ». D'autant que l'idée de Martine Aubry de constituer une « Maison commune de la Gauche » aurait pu être utile.
À la condition bien sûr que le PS, à la lumière de l'analyse des fondements de la récente crise financière, économique et sociale mondiale du capitalisme, cherche à renouer avec l'héritage de Jaurès qui de fait retrouve toute sa validité aujourd'hui.
Malheureusement, il n'en prend pas le chemin. Ce sera l'objet d'une prochaine chronique.
Vincent Assante. Membre du Bureau national du PG.
Le 14 septembre 2009.
Primaires or not primaires ?
On pourrait penser de prime abord qu'il s'agit alors d'une affaire strictement interne au PS.
Voire ! car à la réflexion, aucun militant de gauche, a fortiori du Parti de Gauche qui se veut le facilitateur du rassemblement de la Gauche sur la base d'un programme et d'alliances excluant toute confusion politique avec la Droite, ne peut se désintéresser, nonobstant sa situation actuelle, du devenir d'un parti constitutif de la gauche et comptant en son sein encore de nombreux militants authentiquement de gauche avec lesquels il importe de converser pour que chacun autant que faire se peut apprécie au mieux la situation complexe de la Gauche et milite pour une sortie vers le haut de ce qu'il faut bien appeler « la crise endémique de la représentation politique de la grande masse des citoyens exploités ».
A fortiori, parce que sous réserve d'un minimum d'accord programmatique sérieux, il est vraisemblable que des combats communs auront lieu.
Et en tout état de cause parce que ce serait une erreur politique que de laisser s'accomplir sans réagir l'hémorragie continue de sincères militants du PS qui, écœurement aidant, pourraient s'avérer perdus pour le nécessaire mouvement politique de gauche à construire.
D'où cette contribution rédigée notamment en pensant à mes anciens camarades du PS.
Rappelons à ce stade que sous une certaine forme, via l'adhésion à 20 €, le PS a déjà organisé de telles primaires pour l'élection présidentielle de 2007 et dont le résultat ne fut pas probant.
Non seulement de très nombreux militants se résignèrent à désigner Ségolène Royal au motif qu'elle était en tête dans les sondages et que l'on ne pouvait voter contre eux au nom de la fameuse « démocratie d'opinion » qui est bien plutôt une simple « dictature d'opinion » ouvrant la porte à toutes les dérives, la candidate s'exonérant même de tout débat démocratique au sein du PS en proposant pour le second tour au représentant de la Droite centriste, François Bayrou, une alliance sans principes.
Ce qui est à nouveau revendiqué par la plupart des quadras les plus en vue qui estiment que le choix du candidat ayant exprimé ses options essentielles doit précéder l'élaboration et le vote du programme !
Rappelons en revanche qu'en 1981, François Mitterrand, alors au plus bas dans les sondages, a gagné l'élection présidentielle tandis que Michel Rocard, à l'inverse au plus haut dans les sondages, avait préféré retirer sa candidature, certain que le Conseil national ne le préférerait pas à François Mitterrand.
Certes, on pourrait objecter qu'il n'était pas écrit que Michel Rocard perdit l'élection présidentielle face à Valéry Giscard d'Estaing.
Ce serait seulement oublier que François Mitterrand, lui, était porteur du Programme commun de toute la gauche et reconnu comme le candidat rassembleur de l'Union de la Gauche (et même d'une fraction extrêmement militante et non négligeable dans cette campagne de la mouvance trotskiste), entraînant comme il se doit dans la logique du deuxième tour prévu par les institutions de la Ve république le quota d'électeurs dits indécis qui font pencher la balance dans un sens ou un autre selon que la dynamique soit dans un camp ou dans l'autre.
À l'inverse, Michel Rocard considérant le Programme Commun comme « archaïque » et l'alliance avec le PC comme le risque d'une défaite annoncée, tel qu'il le déclara de la manière la plus nette qui soit au soir de la défaite des élections législatives de 1978, proposant (déjà !) l'alliance avec le Centre comme solution progressiste plus naturelle, eut été incapable de rassembler tous les électeurs de gauche, condition sine qua non pour rallier le quota complémentaire et décisif des électeurs dits indécis.
On peut donc affirmer, sans trop de risques de se tromper, que si des primaires ouvertes aux sympathisants avaient eu lieu à l'époque, Michel Rocard aurait été certainement désigné en lieu et place de François Mitterrand sans pouvoir en définitive permettre la victoire de la Gauche.
Primaires or not primaires ?
Faut-il rappeler, cet aspect a son importance, a fortiori pour ceux qui négligent les questions
programmatiques, que depuis le financement public des partis politiques à partir du score obtenu au premier tour des élections nationales, chaque organisation politique a tout intérêt à présenter
un candidat dès lors qu'il peut espérer un minimum de 5 % des voix !
Ajoutons par ailleurs que bien que profondément antidémocratiques, ces institutions prévoyant deux tours de scrutin pour l'élection présidentielle, en réalité le premier tour constitue bien une véritable primaire à laquelle tous les électeurs peuvent librement participer !
Et si, comme cela est indispensable pour battre la Droite, une volonté républicaine de désistement au second tour envers la composante de la Gauche arrivée en tête existe réellement, volonté fondée sur un programme de transformation sociale effective, la victoire à la mère de toutes les élections dans le cadre de ces institutions devient tout à fait possible.
À la condition, bien entendu, de ne pas rééditer l'ambiance de la campagne du premier tour de 2002 durant laquelle les différents protagonistes de la Gauche mirent plus d'ardeur à se critiquer violemment plutôt que de laisser voir ce qui les unissait, tout en se différenciant, comme cela est naturel lorsqu'il y a matière.
Mais cette condition resterait également indispensable dans le cadre d'une primaire, a fortiori parce que le nombre de candidats serait encore plus important.
Malheureusement, il est à craindre que nous n'échapperions pas aux querelles assassines publiques -- dont les primaires fermées de 2007 ont donné un aperçu -- dont seule l'ambiance de kermesse carnavalesque dans un tohu-bohu médiatique à l'américaine permet -- très modérément au vu des résultats de la participation -- de cicatriser partiellement les plaies ouvertes dans une compétition où tous les coups sont permis.
Est-ce à dire que le principe de donner la parole à la base, après en avoir délimité les contours, pour désigner un candidat représentant une famille politique, voire au sein d'une alliance de différentes organisations politiques, est à condamner ?
Évidemment non, mais à la condition incontournable d'avoir adopté auparavant, non seulement une orientation commune mais surtout un programme élaboré de gouvernement pour une transformation sociale effective, le choix entre différents candidats relevant ensuite, soit de divergences programmatiques supposant le choix entre deux programmes, soit de la nécessité de choisir le meilleur candidat possible parmi les impétrants éventuels, soit de simple arbitrage entre des ambitions que l'on peut toujours considérer comme légitimes des différents candidats à la candidature.
Qui peut croire une seconde, comme le prétend la pétition lancée par la fondation Terra Nova -- intitulée « pétition citoyenne pour une primaire populaire à gauche », largement ouverte au parti de la Droite centriste rebaptisé pour la circonstance « parti progressiste » mais qui n'a cessé sur des questions essentielles de soutenir la politique de Nicolas Sarkozy -- qu'il soit possible de parvenir dans ces conditions à l'élaboration de « fondements idéologiques communs » ?
Cette pétition s'inscrit en fait dans une série d'initiatives et de déclarations qui conduisent à la confusion la plus extrême, et découvrir la liste des personnalités socialistes signataires de ce texte ne peut que préoccuper gravement tous les militants, à quelque parti qu'ils appartiennent dès lors qu'ils sont profondément attachés à l'élaboration et à la mise en œuvre d'une politique de transformation sociale digne de ce nom.
Ces primaires doivent-elles être alors réservées au seul PS
associant ses sympathisants ?
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Vincent Assante. Membre du Bureau national du
PG.
Le 14 septembre 2009.
Primaires or not primaires ?
On peut rétorquer que rien ne dit qu'en l'absence d'un tel système Barack Obama ne serait pas également devenu Président des États-Unis.
Mais l'essentiel n'est pas là puisqu'un tel système a pour conséquence d'écraser totalement les candidats indépendants dont la presse ne parle pratiquement jamais sauf quand il s'agit d'un milliardaire tel que Ross Perrot ayant les moyens financiers de figurer dans la compétition électorale qui repose sur l'accumulation de dizaines de millions de dollars pour permettre dans une ambiance de kermesse au champion totalisant le meilleur résultat au compteur des donateurs de discuter la finale qui voit à peine un Américain sur deux se déplacer le jour du vote !
Est-ce cela le renouveau démocratique que veulent nous dessiner nos champions de la Refondation qui semblent oublier que ce système est malgré tout plus adapté aux États-Unis, bâtis autour du fédéralisme au point d'avoir été adopté aussi bien par les Démocrates que par les Républicains et d'être devenu consubstantiel à la culture politique américaine, qu' à un pays centralisé comme la France, a fortiori dans le cadre des institutions de la Ve république ?
Bien évidemment, la proposition de primaires de toute la gauche jusqu'à la Droite centriste est en train de retomber comme un soufflé. Et pour cause !
L'organisation de telles primaires souhaitées le plus rapidement possible par leurs promoteurs pour tenter tout à la fois de limiter l'étendue de la défaite annoncée du PS aux élections régionales -- reconnaissons honnêtement qu'ayant gagné 20 régions sur 22 dans les circonstances politiques tout à fait particulières de l'après 21 avril 2002, il lui serait difficile de faire beaucoup mieux à présent -- et de circonvenir les autres formations politiques destinées à servir de béquilles à un PS en perte de vitesse tout en recherchant une majorité décidément introuvable en dehors de toute clarification politique mais aussi en comprimant mécaniquement dans une compétition contrôlée les suffrages des candidats les plus titrés pour permettre un changement de génération, c'est-à-dire pour favoriser l'ascension au plus haut niveau de ceux que le pouvoir médiatique désigne comme des éléphanteaux un peu trop pressés, ne pouvait qu'être pour le moment refusée.
Primo, et c'est heureux, par le représentant de la Droite centriste, François Bayrou, ne pouvant espérer prospérer que sur les décombres du PS afin d'être en situation d'incarner « l'opposition » face à Nicolas Sarkozy en 2012. Comme le déclare Marielle de Sarnez : « La question de primaires concerne les socialistes, pas le Centre. »
Secundo, par Daniel Cohn-Bendit qui espère démontrer dans les élections européennes la suprématie nouvelle d'Europe écologie dès le premier tour des élections régionales pour mieux poser ses conditions pour le second tour.
Tertio, par les Verts qui, sur une ligne politique plus à gauche que celui-ci, souhaitent d'abord discuter du programme avant que de choisir le candidat, contrairement à Manuel Valls ( et quelques autres ) pour qui ce serait « une tartufferie » que d'imaginer « traiter du leadership après les questions de fond, compte tenu de la personnalisation croissante de la vie politique » dans une situation où, comme l'ajoute Aquilino Morelle ancien conseiller politique, à Matignon, de Lionel Jospin alors promoteur du quinquennat et de l'inversion du calendrier, « l'élection présidentielle structure notre vie politique. Si nous sommes pour un changement de République, il faut le dire et l'assumer. Sinon, il faut être capable d'affirmer un leadership. »
Manifestement, nos deux amis s'adaptant parfaitement aux institutions de la Ve république, n'envisagent pas un tel changement ! Comme le déclare Manuel Valls : « ma candidature est d'abord tournée vers les Français, c'est cela, la Ve République. »
Quarto, les différents partis de la gauche de la Gauche qui fort naturellement ne veulent pas entendre parler d'un accord avec le représentant de la Droite centriste.
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Vincent Assante. Membre du Bureau national du
PG.
Le 14 septembre 2009.
Je publie un texte fort intéressant de notre camarade Vincent Assante. J’ajoute que le but non avoué des primaires est de finaliser en France deux partis libéraux comme aux USA. Cette tentation
n’est pas nouvelle au PS, elle a vraiment pris forme lors du référendum sur le TCE en 2005. François Hollande à l’époque n’en a pas fait mystère l’ors d’un débat télévisé il a
dit : « Le problème n’est pas de savoir si l’UE doit être libérale ou pas les libéraux ont gagné elle est libérale. » on ne peut être plus clair.
Primaires or not primaires ?
Plutôt qu'une petite révolution, les primaires, ouvertes à toute la Gauche et au- delà sans rivage au centre droit, ou aux seuls sympathisants du PS, constituent en réalité une véritable supercherie de type Canada dry : elles ont la couleur du changement, l'odeur de la démocratie, le goût de la liberté, mais au bout du compte l'amertume de la défaite, il n'est que d'examiner la situation italienne actuelle ou les résultats en France de l'élection présidentielle de 2007 !
Souvenons-nous : l'eurocommunisme d' Enrico Berlinguer dans les années 70 cherchant le « compromis historique » avec la Démocratie chrétienne conduisit à la disparition du Parti communiste italien, avec pour conséquence pendant quelques années de redonner un peu d'espace au Parti socialiste italien qui disparut à son tour dans les scandales et l'opprobre touchant son principal dirigeant, Bettino Craxi, condamné à de nombreuses années de prison pour corruption et enrichissement personnel. Et pas plus qu'ailleurs en Europe, les reliquats de la social-démocratie italienne ne furent capables de mettre à profit, comme cela fut annoncé de manière tonitruante dans les pays voisins, la chute du mur de Berlin et l'effondrement général des partis communistes pour occuper le devant de la scène.
Cherchant son salut dans un rassemblement avec la Droite centriste -- qui avait entre-temps prospéré sur les décombres de la Démocratie chrétienne -- sous le nom évocateur de la « Marguerite », au nom de valeurs dites communes, dans le cadre de primaires qui, on ne le dit pas suffisamment, n'étaient que de « ratification » par 4,3 millions « d'électeurs » du candidat Romano Prodi et non de désignation démocratique de celui-ci contre d'autres candidats, la nouvelle majorité issue des urnes recueillit 49,81 % des voix contre 49,74 % pour Silvio Berlusconi, soit 0,07 % des voix d'avance.
Nouveau premier ministre, Romano Prodi qui devait annoncer un gouvernement resserré exerça le pouvoir avec une équipe pléthorique qui en désaccord sur presque tout ne gouverna en définitive en rien, pour s'effondrer au bout de deux ans offrant ainsi une majorité à Silvio Berlusconi qui n'en espérait pas tant !
Reprenant la même méthode en octobre 2007 pour constituer une nouvelle formation intégrée en lieu et place de la « Marguerite », le Parti démocrate, dont le nouveau leader et maire de Rome, Walter Veltroni plébiscité encore par 3,4 millions « d'électeurs », subit une lourde défaite aux élections législatives d'avril 2008 à nouveau face à Silvio Berlusconi !
Est-ce un tel bilan que les promoteurs socialistes de cette méthode entendent offrir au peuple français en attente pour le moins d'une différenciation politique claire avec la Droite dure qui, directement au pouvoir ou soutenue fondamentalement bien que critiquée verbalement par la Droite centriste, détricote de manière systématique et régulière l'ensemble des droits sociaux acquis par des décennies de luttes syndicales et politiques ?
On nous objecte encore qu'aux USA les primaires ont permis la victoire spectaculaire d'un homme de couleur porteur d'une nouvelle politique progressiste !
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Vincent Assante. Membre du Bureau national du
PG.
Le 14 septembre 2009.
I - LE CHOMAGE ACTUEL EST D’UNE AMPLEUR SANS PRECEDENT !
Depuis toujours, la lutte contre le chômage est le parent pauvre de la politique : personne n’en parle, ni au gouvernement ; ni dans les partis politiques de droite comme au parti socialiste. Tant le fait de jeter sur le carreau des tombereaux entiers de salariés promis à la mort sociale n’indigne plus personne !
Or, l’ampleur du chômage est sans précédent : la pire jamais constatée au cours de ces 35 dernières années : pire que lors du premier choc pétrolier de 1975. Pire encore que lors de la récession de 1993. Avec 90 000 nouveaux demandeurs d’emploi constatés en janvier 2009, ces chiffres sont deux à trois fois plus importants qu’en 1993 ! Et Sarkozy cadenasse les médias, de peur qu’elle ne divulgue cette information majeure.
Bien plus, se développent de plus en plus les marchés de la misère : par exemple, porte de Vanves ou porte de Montreuil, des gens, qui n’ont plus rien, vendent à même le sol de vieux vêtements, des médicaments, de la nourriture périmée, un euro ou un euro cinquante.
Surtout, Sarkozy ne se donne même pas les moyens de faire une politique de l’emploi digne de ce nom. Aujourd’hui, chaque français sait qu’un salarié licencié ne retrouvera pas de nouvel emploi. Quant au parti socialiste, il est totalement incapable de faire des propositions précises en la matière, tellement il a rompu avec toute velléité d’aider les classes populaires.
Au Parti de Gauche, nous souhaitons véritablement aider les ouvriers, les chômeurs et les jeunes, dont plus personne ne parle. Notre parti a remporté 6,5% des voix aux élections européennes, dans le cadre du front de gauche avec le parti communiste et gauche unitaire de Christian Piquet, en dénonçant l’Europe libérale voulue par le traité de Lisbonne.
Aujourd’hui, il critique sans nuance l’ultralibéralisme de Sarkozy, où les individus licenciés et les jeunes sans travail ne valent pas un kopek ! Il se bat de toutes ses forces, afin que l’afflux quotidien de chômeurs ne tombe pas dans un océan d’indifférence et de banalisation. Il dénonce l’ampleur sans précédent du chômage actuel, et les mensonges des médias officiels, qui cachent la vérité aux français ! …/…
II - LES PROPOSITIONS DU PARTI DE GAUCHE EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LE CHOMAGE
Aujourd’hui, les patrons peuvent faire les pires tricheries, afin de « justifier » ensuite les plans sociaux : donner des commandes à une autre entreprise de façon à « couler » la boite que l’on veut fermer. Etablir une production parallèle ; laisser vieillir les équipements, mettre un site en liquidation judiciaire, de façon à ce que ce soit la collectivité qui paye les salaires et le plan social… Ces pratiques sont la conséquence directe d’employeurs qui se sentent tout puissants, et qui peuvent faire ce que bon leur semble.
- Voilà pourquoi, il importe absolument de rétablir l’autorisation administrative de licenciement. Afin de redonner à l’inspecteur du travail le pouvoir de contrôler la réalité du motif économique invoqué par l’employeur qui veut licencier. Ce contrôle permettra de faire le ménage entre les plans sociaux justifiés par de véritables difficultés économiques et les plans sociaux de complaisance.
- De donner un pouvoir de veto suspensif au comité d’entreprise.
Le comité d’entreprise doit pouvoir véritablement faire obstacle aux décisions des patrons. En particulier, il vérifiera la réalité du motif économique, et disposera d’un pouvoir suspensif. L’inspecteur du travail arrêtera la décision définitive. Cette proposition constitue une véritable révolution dans l’entreprise, puisque, pour la première fois, les salariés, à travers leur comité d’entreprise détiendront un véritable pouvoir.
- Prévoir une obligation légale individuelle de reclassement.
Aujourd’hui, les syndicalistes se battent pour une simple prime de départ. Et ont renoncé à lutter pour le maintien des salariés dans l’entreprise. Voilà pourquoi le parti de gauche demande la création d’une obligation légale et individuelle de reclassement faite à chaque salarié licencié, à salaire et qualifications égales, dans un rayon maximum de 200 kilomètres.
- Créer un million de contrats aidés subventionnés par l’Etat dans les mairies et les associations, sur le modèle des emplois jeunes. Dans tous les cas, il s’agira de contrats de travail d’une durée de cinq ans, respectueux du code du travail, rémunérés sur la base minimale du SMIC. Ils offriront des taux de retour à l’emploi durable de l’ordre de 65%, ce qui permettra à son bénéficiaire de sortir véritablement de la précarité.
Par ailleurs, le parti de gauche lance une grande campagne d’intervention auprès des jeunes, des classes populaires et des chômeurs, pour faire connaître ses propositions en matière d‘emploi. Voilà pourquoi tous ceux qui le souhaitent peuvent venir nous rejoindre dans ce travail militant, en nous écrivant à l’adresse mail :
commission-précarité-chomage@lepartidegauche.fr
N’hésitons pas à le répéter : le parti de gauche se doit de dénoncer l’ampleur sans précédent du chômage actuel, du jamais vu au cours de ces 35 dernières années.
Et faire des contre-propositions
précises en la matière. Toute son énergie doit miser à faire de la lutte contre le chômage actuel la priorité numéro un du moment !
A GAUCHE, UN PARTI, UN PROJET
La création du Parti de Gauche répond à la nécessité de redonner des perspectives à la gauche. Il s’agit d’apporter des réponses à la crise du capitalisme et à la catastrophe sociale, écologique et démocratique. Le PG veut être un creuset où se mêlent les cultures politiques issues du socialisme historique, de l'histoire de la lutte des classes et des révoltes populaires, de l'apport des combats féministes, antiracistes, écologistes, laïques et altermondialistes. Il propose la République Sociale fondée sur la souveraineté populaire. Le PG promeut une politique écologique basée sur un autre modèle de développement économique, social, environnemental à l’opposé du modèle productiviste.
CE QUE LE PARTI DE GAUCHE VOUS PROPOSE DE FAIRE ENSEMBLE
Nous opposer frontalement à la politique catastrophique de la droite par tous les moyens républicains à notre disposition.
Contribuer en France à la Constitution d’UN FRONT DE GAUCHE, à vocation majoritaire pour les prochaines élections européennes. Ensemble nous voulons saisir l’occasion des élections européennes du 7 juin pour sanctionner les politiques libérales qui ont conduit à ce désastre. Après : la victoire du Non le 29 mai 2005, les grèves et manifestations unitaires de janvier et mars pour refuser de payer la facture de la crise, nous soutenons les listes du Front de Gauche pour faire élire de nombreux députés de gauche au parlement européen. Seule et véritable alternative pour une Europe nouvelle, solidaire, de justice, de paix, écologique, démocratique, de la coopération, en rupture avec les dogmes néolibéraux et les traités européens actuels.
Nos propositions s'articulent autour de 5 grands axes et de 29 propositions* :
I - combattre les licenciements et les délocalisations,
II - faire reculer la précarité du travail et la précarité sociale,
III - augmenter le pouvoir d'achat et modifier le partage des richesses,
IV - développer l'emploi et amorcer un alter-développement,
V - assurer une maîtrise publique du système financier.
* lire les 29 propositions sur www.lepartidegauche.fr/
Le PARTI de GAUCHE C’EST :
- un parti ouvert à la diversité des expériences, à la parole des « sans voix », démocratique, un parti d’éducation populaire, alliant réflexion et action, et qui se consacre aux mobilisations sociales et à l’implication de ses militants dans la vie associative, syndicale, intellectuelle et culturelle de la société.
- un parti unitaire et fédérateur. Il recherche sans cesse les formes de convergence et d’unité pour rassembler une majorité de transformation sociale et engager les changements que l’intérêt général impose.
- un parti de perspective européenne. Il noue des partenariats avec les forces de gauche en Europe favorables à un projet alternatif d’une Europe sociale et démocratique.
- un parti opposé à la mondialisation financière et capitaliste, il noue des partenariats nécessaires pour élargir son action au-delà des frontières de la France et de l’Europe.
- un parti qui a constaté que le vieux cadre de pensée, de production et de consommation tourné vers le profit capitaliste qui mène le monde, le conduit à des désastres imminents.
Les inégalités ont explosé. La pauvreté de masse continue à se répandre partout, aux USA et en UE aussi. Le chômage et la précarité comme les bas salaires et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Le Parti de Gauche affirme qu’une autre politique est possible !
NOUS VOULONS
- L’émancipation globale de la personne humaine ; nous voulons substituer le client au citoyen, le contrat à la loi, la différenciation des droits au principe d’égalité et aux exigences de l’intérêt général. Nous proposons de nouvelles formes de propriété de l’entreprise, sociales, plus démocratiques, plus transparentes.
- une refondation républicaine de la démocratie dans l’exigence de la laïcité républicaine, de l’égalité entre hommes et femmes.
- engager de manière urgente la profonde redistribution des revenus entre le capital et le travail.
- protéger l’écosystème, la santé, l’éducation, la protection sociale, le travail, la justice,
- développer et démocratiser nos Services Publics de la Poste, des Transports, de l’Energie,
- une profonde réorientation de l’Union Européenne : nous voulons changer d’Europe.
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Je souhaite prendre contact avec le Parti de Gauche :
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LES PROPOSITIONS DU PARTI DE GAUCHE
LE FRONT DE GAUCHE
JACQUES GENEREUX
Professeur d’économie à Sciences Politiques Paris
Secrétaire nationale à l’économie du Parti de Gauche
Le Socialisme néo moderne ou l’avenir de la liberté
A GAUCHE, UN PARTI, UN PROJET
La création du Parti de Gauche répond à la nécessité de redonner des perspectives à la gauche. Il s’agit d’apporter des réponses à la crise du capitalisme et à la catastrophe sociale, écologique et démocratique. Le PG propose la République Sociale fondée sur la souveraineté populaire. Il promeut une politique écologique basée sur un autre modèle de développement économique, social, environnemental à l’opposé du modèle productiviste.
NOUS VOULONS
- L’émancipation globale de la personne humaine ; Substituer le client au citoyen, le contrat à la loi, la différenciation des droits au principe d’égalité et aux exigences de l’intérêt général. Nous proposons de nouvelles formes de propriété de l’entreprise, sociales, plus démocratiques, plus transparentes.
- une refondation républicaine de la démocratie dans l’exigence de la laïcité républicaine, de l’égalité entre hommes et femmes.
- engager de manière urgente la profonde redistribution des revenus entre le capital et le travail.
- protéger l’écosystème, la santé, l’éducation, la protection sociale, le travail, la justice.
- développer et démocratiser nos Services Publics de la Poste, des Transports, de l’Energie.
- une profonde réorientation de l’Union Européenne : nous voulons changer d’Europe.
CE QUE LE PARTI DE GAUCHE VOUS PROPOSE DE FAIRE ENSEMBLE
- Nous opposer frontalement à la politique catastrophique de la droite par tous les moyens républicains à notre disposition.
- Contribuer en France à la Constitution d’UN FRONT DE GAUCHE, à vocation majoritaire pour les prochaines élections européennes.
Le PARTI de GAUCHE est un parti ouvert à la diversité des expériences, à la parole des « sans voix », démocratique. Un parti d’éducation populaire, alliant réflexion et action, qui se consacre aux mobilisations sociales et à l’implication de ses militants dans la vie associative, syndicale, intellectuelle et culturelle de la société.
C’est un parti unitaire et fédérateur. Il recherche sans cesse les formes de convergence et d’unité pour rassembler une majorité de transformation sociale et engager les changements que l’intérêt général impose.
C’est un parti de perspective européenne. Il noue des partenariats avec les forces de gauche en Europe favorables à un projet alternatif d’une Europe sociale et démocratique.
C’est un parti internationaliste, opposé à la mondialisation financière et capitaliste, il
noue des partenariats nécessaires pour élargir son action au-delà des frontières de la France et de l’Europe.
Texte de notre camarade et mon ami Gilbert
Je
souhaite prendre contact avec le Parti de Gauche www.lepartidegauche.fr
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