SOCIETE
( LE SOCIALISME NEOMODERNE ou l'avenir de la liberté)
DEMOCRATIE
MILITANTE SOCIALISTE
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Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde ; il s'agit maintenant de le transformer. (Karl Marx)
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Retour sur les élections en Allemagne et au Portugal
Je livre ici un avis
bien meilleur que le mien c’est précis concis écoutez.
(attendre un peu avant le départ)
Je sais vous allez rétorquer l’Allemagne ce n’est pas la France, le peuple allemand n’est pas le peuple français, nos constitutions sont différentes, le système électoral aussi etc. etc. etc. N’empêche que les militants qui se disent de gauche tout au moins ceux qui ont formé le Front de Gauche qui refusent les compromis faisant la part belle au néolibéralisme. Ceux qui écoutent les électeurs qui réclament, nous supplient, de faire alliance pour présenter un Front et un programme de gauche en rupture nette avec le libéralisme doivent regarder les résultats de ces élections. Les médias ouverts aux seuls commentateurs libéraux minimisent ou passent sous silence les résultats de la gauche. Ils se glorifient de la victoire de la droite dure qui conduit à une alliance de centre droit. Leur rêve libéral les fait exulter au point de se glorifier des misères supplémentaires qu’ils infligeront au peuple. Ce qui est discrètement occulté c’est la défaite relative de la CDU elle obtenait en : 2002 38,5 % des voix pour 41,1 % des sièges, 2005 35,2 % des voix pour 36,8 % des sièges 2009 33,8 % des voix pour 38,4 % des sièges, lente érosion. Pour le SPD équivalent de notre PS en France c’est une sévère défaite il obtenait en 2002 38,5 % des voix pour 41,6 % des sièges, 2005 34,2 % des voix pour 36,2 % des sièges 2009 23,0 % des voix pour 23,5 % des sièges. La correction est sévère mais juste, le SPD au pouvoir depuis une dizaine d’année s’est évertué à appliquer une politique néolibérale les ayatollahs les plus orthodoxes le couvraient de louanges, le citaient en exemple en lui tressant des lauriers. Non seulement il a appliqué cette politique mais en plus il s’est allié à la CDU pour mieux appliquer cette politique de droite néfaste aux salariés pas étonnant donc qu’il y ait une sévère correction. Par contre ce qui est peu mis en avant voire passé sous silence c’est la progression spectaculaire de DIE LINKE. Ce parti né le 16 juin 2007. Il est issu, pour faire simple, de la fusion des socialistes emmenés par Oskar Lafontaine qui en 2004 avaient claqué la porte du SPD lorsque celui-ci avait résolument tourné au socialisme pour devenir libéral et des communistes emmenés par Lothar Bisky. A sa création personne ne donnait cher de l’avenir de cette formation à droite regardée avec condescendance à gauche avec moquerie et mépris aujourd’hui il en est tout autrement les résultats sont là. 2005 8,7 % des voix pour 8,8 % des sièges 2009 11,9 % des voix pour 12,2 % des sièges le plaçant en 4ème position derrière le SPD à 2,7 points de lui.
La gauche en France, enfin soyons clairs la vraie, doit tirer deux enseignements importants de ces élections.
- La compromission avec la droite ou l’application d’une politique libérale, même appelée socialiste, conduit inéluctablement à l’échec. D’échecs en échecs elle aboutira à la disparition des partis qui bluffent les électeurs.
– L’union des forces de la gauche de la gauche est souhaitée, attendue et voulue par les électeurs. Notre devoir est de leur répondre favorablement pour toutes les élections à venir.
L’union est un combat dans ce combat il ne peut y avoir que des vainqueurs en particulier les électeurs. Militer c’est être à leur service à leur écoute en tant que militant du Parti de Gauche je mènerai ce combat, je vous invite à le faire, je suis convaincu que nous serons nombreux à le mener.
Nous savons que l’UNION fait la force alors élargissons unissons le Front de Gauche.
Jusqu'au
sommet
La gauche a fait sa rentrée politique, le week-end dernier, à la Courneuve. Plus que les années passées, la foule était au rendez-vous de la fête de l'humanité.
Une affluence populaire exceptionnelle : les organisateurs annoncent 600.000 visiteurs sur les trois jours, qui ont envahi les travées dès vendredi après - midi, attirés bien sûr par la tête d'affiche des concerts, Manu Chao, vedette du premier soir, et d'un public jeune et rebelle.
Mais le peuple de gauche qui se pressait dans les travées était aussi avide de discussions et de débats .En attente de solutions face à la crise, de perspectives politiques « A gauche » et surtout d’unité.
Un mot souvent scandé dans les débats par des auditoires attentifs et exigeants. Déjà un slogan révélateur d'une aspiration, dont les contours restent à définir. Sur la fête, ou la fédération, le nouveau parti anticapitaliste « NAP » le parti de gauche « PG », et la gauche unitaire « GU », quatre formations apparues depuis l'an dernier, avaient pignon sur rue. Egalement Lutte ouvrière, qui n'avait jamais obtenu de stand jusque-là. Si la volonté d'unité s'affichait aussi fortement dans les allées de la Courneuve, tous les responsables politiques croisés s'accordent à penser que c'est l'un des acquis du Front de gauche. Il a « enclenché une dynamique » et « redonné aux militants communistes l'envie d'en découdre », nous explique-t-on.
Comme elles s'y étaient engagées au lendemain des européennes, les formations politiques qui composaient cette alliance ne songent d'ailleurs aucunement à y mettre un terme. « Fou serait celui qui prendrait la responsabilité de briser l'espoir qui commence à se lever dans le pays » avertit Christian Picquet (GU )
Lors d’un débat sur le stand du Parti de gauche avec ce dernier et Jean-Luc Mélenchon auquel participaient Pierre-François Grond de l'exécutif du NPA et Jean-Jacques Boislaroussie (alternatifs), Pierre Laurent, numéro deux du PCF, l’a dit sans détour : « le choix de construire le Front de gauche n'est pas un choix de circonstances pour le Parti communiste, c’est un choix durable dans notre esprit. Nous sommes déterminés à poursuivre dans ce domaine là sans aucune ambigüité.» Mais si tous s'entendent pour le pérenniser et l'élargir, les modalités de cet élargissement sont âprement discutées. Et c'est sur les relations du Front de gauche avec le PS que la controverse a pris forme.
Avant toute décision sur la stratégie aux régionales, le PCF souhaite organiser sept ateliers thématiques sur le projet, ouverts à toutes les formations politiques de gauche, PS compris. Pour Marie George Buffet, qui en a exposé l’objectif, en présence de Jean Luc Mélenchon, Christian Picquet, Cécile Duflot (verts ), Claude Bartolone (PS ), Arlette Laguiller et Nathalie Arthaud (LO ), lors de la traditionnelle réception que la direction du PCF organise sur la fête pour les personnalités politiques, syndicales et associatives, ce « débat d'idées « doit » permettre l'émergence d'un projet à gauche » et voir quelles majorités sont possibles à gauche. « En fonction de ce qui se sera passé dans ces ateliers », le PCF décidera de sa position aux régionales elle, tout en souhaitant qu'ils soient coorganisés avec ses partenaires du Front de gauche.
Si la gauche unitaire n'y est pas hostile, le Parti de gauche n'entend pas être associé à la recherche d'une « plateforme partagée » avec le PS. Il fait remarquer que les thèmes retenus sont suffisamment larges et peu clivant pour que ces ateliers montrent plus de convergences que de divergences. Les sept retenus sont : argent, démocratie, nouveau mode de développement, Copenhague et climat, services publics et rôle de l'Etat, école et formation, alternatives à la marchandisation du « temps libéré ». De fait, lors d'une visite très médiatisée, dimanche matin, sur la fête, Martine Aubry a accepté, sans réticence aucune, d'y participer « La priorité, c’est le rassemblement de la gauche, tous les socialistes sont d'accord là-dessus » a assuré la Maire de Lille à Mme Buffet.
Le désaccord entre le PCF et le PG sur ces ateliers traduit une stratégique sur les objectifs du Front de gauche. Le premier est enclin à modifier le centre de gravité de la gauche par la négociation et le rapport de force, quand le second prône plus volontiers la compétition électorale et la confrontation politique avec le PS « Le Front de gauche n'a pas vocation à combattre une partie de la gauche a déclaré Patrick Le Hyarie, sur la grande scène de la fête. Il a vocation à permettre la défaite de la droite en ressourçant la gauche, toute la gauche » "
Au contraire pour Jean Luc Mélenchon et moi-même, le Front de gauche ayant vocation à « conquérir le leadership à gauche » il n'est pas élargissable au PS puisqu'il vote aux européennes avec les libéraux. Mais peut être au NPA, qui « a d'ores et déjà changé ».
Le Président du Parti de gauche, qui concluait le débat organisé sur son stand, a insisté sur la nécessité pour le Front de gauche de « passer devant le PS dans certaines régions pour voir s'il acceptera de se désister », suscitant de vifs applaudissements, jusque dans l'allée Louise Michel, où se massaient des centaines de personnes. Appelant le Front de gauche à avoir « de l'ambition », il a estimé que celui-ci était un des « protagonistes du bras de fer » qui se joue entre les tenants d'une gauche recentrée et ceux qui en Allemagne , en Irlande ou en Amérique Latine, travaillent à faire ressurgir une gauche de transformation sociale et écologiste. Ce que nous pouvons appeler le socialisme du XXIème siècle en réinvention.
Serge Fournier
Communiqué de presse du
Paris, le 8 juillet 2009
Martine BILLARD, députée de Paris, a annoncé ce jour,
lors d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, en présence de Jean Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche (PG), sa décision de
quitter le parti des Verts et de co-organiser le Congrès fondateur du Parti de Gauche qui aura lieu en décembre.
Le Parti de Gauche se félicite de cet événement politique majeur et inédit.
Dès le meeting de lancement du PG le 29 novembre 2008, Jean Luc Mélenchon avait appelé les « écolos de gauche » à contribuer au projet du PG en plaçant l'écologie politique au coeur des
orientations du Parti de Gauche et en consacrant son tout premier Forum à la planification écologique.
Face aux menaces que fait peser la droite sur la démocratie, la justice sociale et les libertés publiques, face aux
urgences écologiques, face à la crise dans laquelle nous plonge le système capitaliste et à l'incapacité de la social-démocratie à y répondre, il faut une nouvelle gauche synthétisant les apports
de l’écologie politique, du socialisme et de la république émancipatrice. Dans la crise de civilisation où se trouve l’humanité, la gauche doit se réinventer. Parti creuset, le PG veut être au
service de ce dessein.
Dans ce cadre, le Parti de Gauche avait annoncé qu'il ouvrait le comité de co-organisation de son Congrès fondateur,
chargé d’adopter son programme, qui se tiendra en décembre 2009, à toutes les forces et personnalités désireuses de travailler ensemble à l'émergence d'une alternative crédible, fondée sur un
projet ambitieux et radical de rupture avec le capitalisme et la logique productiviste.
C'est donc cette main tendue que Martine Billard a accepté de saisir, en indiquant que « l'heure n'est pas au repli ni à la négation du clivage
gauche-droite prônée par Europe Ecologie mais au regroupement de tous ceux qui n'acceptent pas la logique du système capitaliste et du productivisme. » Paul Aries, objecteur de
croissance et directeur du Sarkophage, a indiqué suivre la même démarche.
Trois heures pour une alternative de gauche
Pour poursuivre et amplifier la démarche du Front de Gauche, le PCF, le PG et la GU ont organisé un forum débat le Vendredi 03/07 à la mutualité sur les thèmes : Transformation sociale, Ecologie, Droits et libertés. Le salon Jussieu était bondé plus de 400 personnes pour écouter ou participer aux débats. Les responsables politiques Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet assistent à la tribune en tant qu’intervenants joker pour réagir sur les thèmes développés.
Le but de ce billet n’est pas de reprendre les termes des intervenants, (chacun pourra les lire sur les sites) mais d’en donner l’impression ressentie à mon niveau de militant de base.
Transformation sociale, Annick Coupé (Solidaires) ouvre le débat, suivi de Gérard Aschieri (FSU) et de Maryse Dumas (CGT). Pour les responsables syndicaux il est important et nécessaire de dialoguer avec les responsables politiques tout en soulignant que les rôles des partis politiques et des syndicats ne sont pas les mêmes. Les responsables syndicaux le font en tant que tel et prennent leur entière responsabilité vis-à-vis de leurs adhérents ils demandent que les responsables politiques en fasse autant. Si l’engagement syndical est faible en France avec un fractionnement regrettable, depuis le début de l’année les actions unitaires représentent un encouragement. Ils souhaitent que l’engagement politique soit plus fort et attendent des partis politiques qu’ils proposent de la démocratie sociale, des droits nouveaux pour les salariés, en soulignant qu’il ne peut y avoir de démocratie sociale sans démocratie tout court. Le rôle des syndicats défini dans la chartre d’Amiens est de défendre les salariés pour construire une autre société. Les mobilisations syndicales du début de l’année n’ont pas réussi à faire reculer ou infléchir le gouvernement. Les conséquences sont lourdes au début il y a eu une phase mobilisation croissante, puis l’effritement et la déception Cette situation peut être dangereuse car elle autorise toutes les démagogies et peut déboucher sur une victoire du fascisme. Après la victoire de l’UMP aux européennes toutes les inquiétudes évoquées au début de la crise sont oubliées et la politique néolibérale repart de plus belle. Dans ces conditions même si ce n’est pas souhaitable il ne faut pas s’étonner de voir les actions se radicaliser. Il est très important de mobiliser les salariés qui représentent entre 91 et 92% de la population active. Nous travaillons actuellement sur les réflexes alors que nous devrions travailler sur la réflexion. Les syndicats font confiance aux partis politiques pour :
- réduire les inégalités depuis l’école, au travail et tout au long de sa vie.
– la transformation du travail, nouvelle organisation, nouvelles formes face aux mutations, nouveaux droits…
- services publics
– nouveaux droits sociaux
– la démocratie politique qui apportera la démocratie sociale
Ecologie, Aurélie Trouvé (Co Présidente d'ATTAC) ouvre le débat. Les écologistes en particulier à ATTAC sont de gauche ils veulent bien entrer en politique encore faut il que la gauche veuille d’eux ou soit attirante. Pour elle la gauche a fait le choix du libéralisme généralisé, celle qui se dit anti libérale, anti capitaliste, qui croit au productivisme. Par opposition il faut une gauche écologique le capital travail, devient par opposition, un capital travail pour les causes environnementales. Il ne faut pas oublier les valeurs écologiques le système capitaliste n’a qu’un but exploiter plus, toujours plus, les hommes comme la planète au point de la détruire avec l’humanité. Nous ne devons pas oublier ces valeurs il faut refuser une politique en fonction de la façon dont elle traite l’écologie. Elle doit intégrer les sociétés dans l’environnement, repenser l’agriculture. Le problème écologique est planétaire ce n’est pas qu’un problème de riches les populations du sud sont tout aussi concernées car confrontées à la misère. Il est vain de croire que la science et les recherches apporteront une réponse à la crise écologique, à tous les fléaux que le capitalisme provoque.
J’ai quitté le débat horaires obliges.
Ce forum débat a été un vrai succès rassembler autant de personnes un vendredi 3 juillet fin d’année scolaire et jour de départ en vacances n’était pas gagné d’avance. Les syndicats ont raison de dire qu’il ne faut pas confondre les rôles des uns et des autres par contre nous devons tous avoir conscience que la transformation sociale tant attendue et de plus en plus souhaitable de notre société ne peut avoir lieu que si il y a une action revendicative forte et une proposition politique attrayante et constructive et mobilisatrice c’est à quoi nous devons travailler et dans ce sens il faut développer ces forum. D’autre part il est inenvisageable de parler de démocratie sociale avec les institutions monarchiques que nous avons-nous devons aller vers la VIème République Sociale, doit elle se faire sous une forme de constituante ? Pourquoi pas. Nous sommes ici homme de la gauche démocratique et de progrès face à notre premier travail d’hercule. Sans un changement de nos institutions je suis profondément convaincu que nous n’obtiendrons pas le changement démocratique que nous attendons. Nous n’avons aucune illusion à avoir nous avons en face de nous des adversaires résolus et une fois élus il nous faudra mener un rude combat pour réduire les inégalités et imposer la démocratie sociale. L’écologie doit être au centre de notre projet politique et de nos débats. Il ressort encore plus nettement que l’écologie ne sera pas prise en compte par le libéralisme ou le néolibéralisme. L’union de toute la gauche de progrès dans le Front de Gauche élargi est une nécessité absolue pour réussir le changement démocratique qui s’impose. Il est plus que souhaitable que ceux qui incarnent cette volonté passe avec tous à l’action pratique et non plus verbale. Il y a des fins de semaine comme ça où le militant est ragaillardi et plein d’espoir pour les combats futurs qu’il faudra mener.
Déclaration commune du NPA et du PG à l'issue de leur rencontre du 30 juin
La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :
Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare.
Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.
Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s'agit en réalité moins d'une victoire de la droite que de l'incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d'accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C'est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L'abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes lié au rejet de l'actuelle construction libérale et anti démocratique de l'Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l'offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s'aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s'inquiéter de la progression de l'extrême droite. Elle prouve qu'elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.
Les deux partis soulignent également l'ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C'est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.
Ils s'accordent pour favoriser l'unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l'EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d'initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.
Les deux formations estiment aussi indispensable d'unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.
Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d'avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes associant les forces qui composent aujourd'hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l'autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.
Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant le Modem.
Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.
Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.
Pour le Parti de Gauche, l'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.
Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.
A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.
Paris, le 30 juin.
Militer autrement à Dijon et à proximité
Il y a des purs rouges, des roses « fidèles-au-Socialisme-mais… » Des verts rayés ou à pois rouges, des sans couleur et des noirs aussi, vas savoir ! Des roses passés ou hésitants, des bleus peut-être un peu.
Encore un peu et cela nous fera un arc en ciel !
Et c’est bien.
Dans la gauche de gauche, il y a des convaincus de toujours, des déçus d’ailleurs, des optimistes, des défaitistes, des battants, des partants, des revenants, des debout et des assis, des distributeurs, des colleurs, des moteurs et des suiveurs. Il y a des va-t-en guerres et des pacifistes, des durs, des mous, des pragmatiques, des idéologues, des alphas et des bêtas. Il y a des pieds sur terre et des nez en l’air. Il y a des hésitants et des confiants, des toujours prêts et des fuyants. Il y a des clairs et brefs et des coupeurs de cheveux en quatre. Il y a des travailleurs, et des chômeurs, des prolos et des bourges, des jeunes, des vieux, et même des entre deux. Des fonctionnaires, des salariés du privé, des retraités, des étudiants, des mariés, des pacsés, des célibataires.
Et c’est tant mieux. Il faut de tout pour faire un beau monde.
Dans la gauche de gauche, comme ailleurs, il y a des penseurs. De les lire est un bonheur.
Il y a des jongleurs de chiffres. Après les élections ils analysent, comparent et déchiffrent
Il y a des causeurs. Les écouter remet mes pendules à l’heure.
Il y a des écouteurs. Sans paroles, mais loin d’être sans pensées, ils se préfèrent acteurs.
Acteurs ! Tiens ! Pourquoi pas !
Et pourquoi pas en plus, des crieurs de rue (on en a déjà vus !)
Et des chanteurs !
Des chanteurs ? Mais après tout ! Si on lançait cette idée ?
Je tente le coup !
On a bien vu des affiches du Front de Gauche déambuler au centre ville et à la gare ! J’étais bien placée pour voir que l’effet produit était positif !
C’était un premier pas. Faisons le deuxième.
Laissez-vous tenter par l’aventure ! Il s’agit simplement de monter un petit groupe vocal qui se donnerait pour objectif de proposer nos idées d’une façon joyeuse et ludique. Une dizaine de personnes, un ou deux musiciens, suffiraient pour attirer l’attention des passants et susciter leur intérêt. Nous agirions par ci par là, de temps en temps, pas seulement 15 jours avant les élections.
Ceux d’entre vous que cette idée démange, contactez moi. Nous verrons ensemble sur quoi cela peut déboucher.
Il y a bien parmi nous tous
-quelqu’un qui se sent de « faire le chef de chœur ».
-Quelques uns qui ont envie de chanter.
-un ou deux avec un instrument de musique (même un simple tambourin !)
-Quelques auteurs de paroles adaptées.
-quelqu’un qui connaît un petit répertoire d’airs connus et faciles à retenir.
-quelqu’un qui connaît un endroit où réfléchir à tout cela et répéter.
Ce serait un moyen différent et complémentaire à ce qui se fait déjà : le porte à porte, l’affichage, le tractage, les réunions publiques, les réunions avec les voisins, les explications aux collègues, amis et familles, les blogs, les sites !
Je suis sûre que cela peut donner quelque chose de bien sympa, et d’efficace pour attirer l’attention des gens sur les idées de gauche tout en s’amusant.
De toutes façons, nous ne risquons rien à essayer !
03 80 56 29 84
44 rue des riottes
21121 Hauteville lès Dijon.
Et de 36 !
Trente six économistes travaillant dans 18 universités et organismes de recherche ont signé l' « appel d'économistes pour soutenir le Front de Gauche aux élections européennes», lancé le 2 mai, à l’initiative de Christophe Ramaux.
Parmi eux,
Bruno Amable, professeur à Paris I qui travaille sur l'économie politique du changement institutionnel et les variétés de capitalisme ; Dominique Plihon, professeur à Paris XIII, spécialiste des questions financières internationales et Jacques Sapir, Directeur d'études à l'Ehess, spécialiste de la Russie et des crises financières.
Voici la liste par ordre alphabétique :
Bruno Amable (Paris 1),
Angel Asensio (Paris XIII),
Michaël Assous (Paris 1), Philippe Batifoulier (Paris X),
Laure Bazzoli (Lyon II),
Rachid Belkacem (Nancy II),
Mathieu Béraud (Nancy II),
Eric Berr (Bordeaux IV),
Laurent Cordonnier (Lille 1),
Elisabeth Cudeville (Paris I),
JeanPaul Domin (Reims),
Anne Eydoux (Rennes II),
David Flacher (Paris XIII),
Maryse Gadreau (Dijon),
Ariane Ghirardello (Paris XIII),
Anne Isla (Toulouse II),
Florence JanyCatrice (Lille 1),
Hugues Jennequin (Rouen),
Thierry Kirat (CNRS, Paris Dauphine),
Dany Lang (Paris XIII),
Florence Lefresne (Ires),
Michel Maric (Reims),
Jérôme Maucourant (Saint Etienne),
Jacques Mazier (Paris XIII),
Matthieu Montalban (Bordeaux IV),
Stefano Palombarini (Saint Denis),
Dominique Plihon (Paris XIII),
Muriel Pucci (Paris I),
Christophe Ramaux (Paris 1),
Gilles Raveaud (SaintDenis),
Jacques Sapir ('EHESS), Richard Sobel (Lille 1),
Nadine Thèvenot (Paris 1,
Damien Talbot (Bordeaux IV),
Bruno Tinel (Paris 1),
Franck Van de Velde (Lille I).
L’Appel et des biographies des signataires sont publiés sur le site:
frontdegauche.eu http://www.frontdegauche.eu/index. php?option=com_content&view=
article&id=376:europepoursortirdudirigismeliberal&catid=97:actualite&Itemid=27.
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