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Lundi 12 mai 2008
      
ILS VEULENT PRENDRE LE PARTI
D’après le Journal du dimanche du 11 mai Arnaud Montebourg, député PS et président du conseil général de Saône-et-Loire, affirme : Bertrand Delanoë et Ségolène Royal n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS pour en prendre la tête car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs. Il ajoute qu’ils doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche. D’après lui les Français n'ont que faire de connaître aujourd'hui notre candidat à la présidentielle, ils préfèrent que nous définissions un projet. Ce travail-là ne peut pas se faire dans un match fratricide, qui nous ferait revivre le congrès de Rennes. Et d’enfoncer le clou personne ne veut d'un premier secrétaire de transition! Je souhaite un patron de parti capable de rassembler toutes les gauches. Nous avons besoin d'un super mécano pour réunir les radicaux, les Verts, les communistes, les citoyens, et pourquoi pas s'il le souhaite, le MoDem. Selon lui, le choix d'un candidat pour 2012 devra se faire ultérieurement, dans le cadre d'une primaire ouverte à toute la société française, alors que le premier secrétaire a vocation à devenir le Premier ministre de la future gauche au pouvoir, au service du Président élu en 2012.
Il a choisi Pierre Moscovici comme premier secrétaire de la reconstruction et devrait faire une contribution avec lui pour porter sa candidature. Il y a longtemps que l’on ne peut plus suivre les pérégrinations de ce jeune homme tant et tant elles sont contradictoires disons qu’il est caractérisé par une inconstance pathologique. Il s’est fait le pourfendeur du cumul des mandats, il cumule allégrement. Il a œuvré pour la VIème république, il pactise avec Sarkozy pour conforter le régime monarchique et super présidentiel de la Vème. Il a combattu le TCE il s’allie avec le plus europhile des socialistes. Il se revendiquait d’une gauche radicale il fait alliance avec la sociale démocratie des strausskahnniens néolibéraux. L’ex animateur du courant DSK étant devenu patron du FMI, organisation néolibérale s’il en est, son lieutenant prépare t il le congrès pour propulser DSK en 2012 ? Travaille t il pour lui ? Dans les deux cas qu’a-t-il promis à Montebourg pour ce nouveau volte face ? Son jeu, celui d’un jeune homme pressé, laisse apparaitre qu’il n’y a aucune moralité dans ses convictions politiques, son seul objectif n’est il pas d’obtenir des postes pour être en position en 2017 ou 2022 ? Ses prétentions sont elles cachées derrière cette histoire de vocation du premier secrétaire à devenir Premier Ministre ? C’est certainement une erreur de s’intéresser à lui et à d’autres responsables du PS d’ailleurs, mais les médias sont là pour nous rappeler à la réalité, nous révéler leurs inepties, leurs contre-sens idiots et leurs absences de stratégie viable. Avec de telles déclarations le PS se ridiculise de plus en plus. Après trois défaites consécutives, la plus sévère étant la dernière car prendre une telle raclée après deux mandats de Chirac alors que l’élection était imperdable c’est fort de café. Comme si elles n’avaient servi à rien seule l’obsession d’être président en 2012 prévaut c’est grotesque. Nous entendons, favorisés et encensés par les médias, les libéraux du PS nous vanter les réformes à la Blair, nous dire à l’unisson de Sarkozy que tout le bonheur du monde est contenu dans le néolibéralisme débridé. Dans ces conditions soyons réalistes la droite n'a plus rien à craindre des socialistes. Ce qui semble de plus en plus évident et certain c'est que les militants s’éloignent de plus en plus de ces discours pour se concentrer sur le réel, ce qu’ils entendent des électeurs, ils ne se laisseront pas instrumentaliser par des motions qui apporteront des solutions de droite qui ont déjà produit les ravages que l’on sait que ce soit en France en Angleterre ou en Italie. Revendiquons, soyons socialistes sans compromission avec le néolibéralisme.  
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Lundi 5 mai 2008

Communiqué de Marc DOLEZ, député P.S du Nord, sur la réforme des institutions
  Je désapprouve totalement l’initiative du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, par la voix d’Arnaud Montebourg, de proposer à l’UMP un « compromis historique » sur les institutions, dans le cadre de la prochaine révision constitutionnelle.
  Ce compromis, également qualifié de « bipartisan », ne pourrait en effet être obtenu qu’au double prix du ralliement à l’hyperprésidentialisation de la 5ème république et du renoncement à promouvoir une nouvelle République parlementaire.
  Je demande instamment aux députés socialistes de refuser de faire en la matière la courte échelle à Sarkozy.

Plus Sarko baisse dans les sondages plus les socialistes, qui en fait ne sont que des néolibéraux, volent à son secours. Après avoir avalisé le traité de Lisbonne, qui ne peut être plus néolibéral, qui ne peut être plus identique à l’ex TCE, rejeté par 55% des français, les voilà qui sont prêts à sacraliser la Vème République monarchique. De la part de certains qui, à l’intérieur du parti, ont toujours affiché sans retenue et sans complexe leur appartenance au néolibéralisme nous ne devons pas, après tout, nous attendre à autre chose. Ils jouent depuis longtemps les fossoyeurs du socialisme en trompant les électeurs sur leurs véritables intentions. Mais de la part du fondateur de la VIème République c’est un comble comment peut il soutenir un régime à bout de souffle, incapable de représenter la pluralité et la diversité de la société française, ce qui oblige les électeurs à choisir, puisque le système et les médias imposent le bipartisme, entre deux minables puisqu’il en faut bien un. Même si ce grand spécialiste du volte face n’en est pas à un près à l’évidence nous nous devons de dénoncer le subterfuge, en fait ils sont très satisfaits de cette Vème République monarchique, anti démocratique qui les assure avec le bipartisme d’arriver un jour au pouvoir pour appliquer la même politique néolibérale qu’ils souhaitent ardemment. Ceux qui ont encore la fibre socialiste qui veulent rendre le pouvoir au peuple doivent s’indigner, dénoncer sans relâche cette allégeance et proposer une VIème République Sociale avec un régime primo ministériel la France entrerait enfin dans le modernisme démocratique.

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Mercredi 23 avril 2008

Communiqué relatif à la nouvelle déclaration de principes du parti socialiste

 

Avec sa nouvelle déclaration de principes, le Parti Socialiste décide en fait de s’aligner définitivement sur une social-démocratie européenne qui a perdu depuis longtemps ses points de repères et dont la fragilité résulte de son ralliement au libéralisme économique et de son incapacité à définir un projet alternatif de transformation sociale.
En affirmant l’objectif « d’une économie sociale et écologique de marché », référence explicite au traité de Lisbonne, le Parti Socialiste renonce à la socialisation, même progressive, des moyens de production et d’échange, et donc a un autre mode d’organisation sociale.
Les socialistes fidèles à Jaurès ne sauraient ni accepter ce calamiteux renoncement, synonyme d’abandon des valeurs fondamentales du socialisme ni cautionner, sous couvert de modernisation, l’officialisation de la dérive sociale-libéral.
Pour eux le capitalisme n’est pas un horizon indépassable et le Socialisme reste cette idée neuve pour l’égalité, l’émancipation sociale et la libération des peuples.
Le monde a certes beaucoup changé mais l’exploitation de l’homme et, devant les désastres engendrés par le capitalisme international et financier, rien n’est plus urgent aujourd’hui que de reconstruire une idéologie de rupture pour ouvrir une nouvelle voie.
C’est assurément la conviction de nombreux militants qui, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Parti Socialiste, considèrent que la construction d’une véritable alternative exige d’abord de retrouver l’authenticité socialiste.

Marc Dolez http://www.marc-dolez.net/

C’est la onzième défaite des sociaux-démocrates à une élection nationale depuis novembre 2006 : l’Estonie, Malte, l’Irlande, le Danemark, la Suède, la France, l’Italie, les Pays-Bas et j’en oublie… On peut toujours se cacher derrière le grand « Z » de Zapatero pour penser que la social-démocratie se porte bien en Europe.
Il faut se convaincre que nous incarnons la modernité de la gauche. La modernité, c’est la rupture avec le cadre de pensée traditionnel. L’offre politique de la social-démocratie est une offre de centre-gauche : extrêmement modérée sur les questions économiques, relativement raisonnable sur les questions sociales, assez offensive sur les questions sociétales. On s’est présentés avec cette offre politique à trois présidentielles successives. On a perdu trois fois.
Benoît Hamon débat à gauche

http://www.humanite.fr/Le-debat-a-gauche

Beaucoup d’entre nous s’inquiète de l’orientation sociale démocrate libérale du PS des voix à l’intérieur du Ps dénoncent cet état de fait c’est le cas Marc Dolez et de Benoît Hamon. Il nous appartient d’être vigilants lors des prochains votes en section le combat pour la rupture avec le désespoir libéral passe bien par le combat à l’intérieur du PS et non pas une désertion vers un extérieur indéfini.

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Mardi 22 avril 2008

En 21 articles et un préambule nous militants devons constater qu’une fois de plus la direction du PS nous place devant le fait accomplit. C'est-à-dire que nous allons devoir voter le jeudi 29 mai 2008 sur un texte qui nous indique  que nous avons tourné le dos à la gauche et au socialisme. Rappeler dans le préambule Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits, ne mange pas de pain mais quelles actions ont été réellement appliquées en faveur du mouvement ouvrier pour réduire les inégalités pour éviter que soit transféré 160 milliards d’€ de la part des salaires vers le capital ? Si sa nature est «d’aller à l’idéal et de comprendre le réel», d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine alors disons que lorsque le parti en avait la possibilité il ne l’a pas fait. Mieux il a voté pour, il a avalisé et promu le néolibéralisme qui est la cause de cette situation. L’article 1 à lui seul en fait toute la démonstration Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète. Dans l’article 13 on mesure toute la limite du changement Le Parti socialiste est un parti réformiste. En clair le parti a abandonné toute velléité de changer le néolibéralisme, au contraire nous devons l’épouser pour le gérer, nous en avons déjà chèrement payé les conséquences. Dans l’article 20 il est précisé : Le Parti socialiste est un parti démocratique… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés. C’est ici que notre vigilance doit être la plus forte car il est prévu de modifier les statuts et de supprimer ou d’élever le seuil de la représentation proportionnelle des courants. Autrement dit une caporalisation des militants pour atteindre l’objectif non avoué mais bien présent transformer le PS en un parti démocrate libéral frère jumeau du parti démocrate états uniens. Bien sûr les grandes valeurs du socialisme sont présentes, humanisme, laïcité etc. en matière de langue de bois difficile de faire mieux il y en a pour tout le monde cependant le texte refuse pour la première fois le terme «révolution» et «rapports de classe». Ce n’est pas ainsi que l’on favorisera le rassemblement de toutes les forces à la gauche du PS le but est bien de prévoir une alliance avec le centre droit de Bayrou dans le contexte politique et économique actuel difficile de ramer plus à contre courant. Lire la déclaration sur :

http://renovationps.blog.20minutes.fr/archive/2008/04/21/la-declaration-de-principes-projet.html 

Le 6 mai les textes définitifs doivent être adressés dans les fédérations (déclaration de principes et propositions de modifications statutaires).

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Mardi 8 avril 2008

Aujourd’hui mardi 8 avril grande journée pour les députés socialistes. Faisant preuve d’un grand élan de bravoure ils déposent la première motion de censure du quinquennat Sarkozy, motif il s’agit d’alerter les français contre la politique d’alignement atlantiste du président Sarkozy et du gouvernement. Sauf à avoir perdu toute notion d’arithmétique élémentaire chaque député sait qu’elle n’a aucune chance d’aboutir l’UMP détient la majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Alors il est de bon ton de faire des rodomontades, de montrer que l’on est dans l’opposition, que l’on condamne fermement l’atlantisme, de dire, comme Jean-Marc Ayrault, que l’on est humilié parce que Nicolas Sarkozy a annoncé devant les parlementaires anglais sa décision d'envoyer des renforts en Afghanistan… Faut-il oublier que Lionel Jospin n'avait pas saisi le Parlement, en 2001, lorsque des troupes françaises avaient été envoyées en Afghanistan. Si les députés socialistes avaient voulu s’opposer à Sarkozy, à sa politique, atlantiste, anti sociale, à sa vision d’une UE anglo-saxonne dévolue à devenir une zone de libre échange qui doit croître indéfiniment contre les intérêts de ses peuples au seul profit du capitalisme financier mondialisé, ils avaient une bonne et une seule occasion de le faire en votant non pour la ratification du TCE à Versailles. Ils auraient ainsi rendu la parole aux citoyens français, respectés la démocratie mais de cela ils n’en ont cure. Il est bien triste de noter qu’ils font les fanfarons lorsqu’il n’y a aucun risque pour Sarkozy et sa politique néolibérale et qu’ils sont pleutres lorsqu’il s’agit de la remettre en cause et de respecter la démocratie en rendant la parole au peuple. Cette politique de gribouille a les apparences d’une schizophrénie mais dans le fond il n’en est rien ceux qui ont voté oui à Versailles ou se sont abstenus ont résolument depuis longtemps tourné le dos et abandonné le socialisme pour le néolibéralisme. Ceux qui veulent encore défendre le socialisme et ses valeurs qui sont de plus en plus d’actualité et absolument nécessaires doivent se mobiliser pour le congrès. Lire les résultats du vote sur ce blog article INTERVENTION GRANGUIGNOLESQUE date Lundi 11 février 2008

 

 

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Mercredi 26 mars 2008

Ci dessous un article à méditer.

Tirer les leçons d’une consultation électorale est un devoir primordial pour une formation politique, a fortiori pour le Parti socialiste qui a été l’acteur majeur de la victoire de la gauche dimanche 16 mars.

La première leçon est simple. Elle se lit dans la sécheresse des résultats : la droite a subi une déroute lors de ces élections municipales. Les 58 villes de plus de 20 000 habitants conquises par la gauche traduisent l’ampleur de cette défaite. Il peut sembler banal de l’affirmer mais cela est nécessaire tant l’impudence, voire l’autisme des ministres et des dirigeants de l’UMP sur les plateaux de télévision confinait au déni de réalité. Le nombre de villes conquises donne une dimension incontestablement nationale à cette défaite.

La seconde leçon concerne le "rôle central" que prétendait exercer le MoDem au centre de notre échiquier politique. A force de vouloir être partout à la fois, le MoDem n’a fini nulle part. La plupart du temps il est resté dans le giron de ses alliés traditionnels de droite, sans lesquels il n’aurait pas conservé le peu de municipalités dont les électrices et les électeurs lui concèdent encore la gestion. En entendant François Bayrou, au soir du premier tour, appeler en vain les électeurs palois à faire barrage aux "socialo-communistes", il nous revenait en mémoire cette définition que François Mitterrand donnait du centre dont il affirmait, non sans humour, qu’il n’était "ni de gauche ni de gauche".

A CONTRESENS DE L’HISTOIRE

Nous serions donc bien avisés de stopper rapidement une inutile et grotesque "danse du centre" et de laisser François Bayrou à sa stratégie électorale narcissique. Le scrutin municipal a eu cette vertu de démontrer l’absence d’efficacité électorale de l’alliance avec le MoDem, ce qui ne signifie pas qu’il faille renoncer à parler à ses électeurs. Si le MoDem décide de rejoindre le camp de la gauche et ses valeurs progressistes, il sera le bienvenu. Cette décision lui appartient, mais n’appartient qu’à lui. En attendant, nous avons mieux à faire.

Ce que nous avons à faire, et cela sera notre troisième et dernière leçon provisoire, est de constater le glissement à gauche de notre électorat. Partout où la gauche était rassemblée, elle réalise de très bons scores. Quand elle était divisée de notre fait, alors communistes, écologistes ou extrême gauche réalisaient des scores qu’il serait absurde d’ignorer. Finalement nous sommes dans une figure classique de notre vie politique accompagnée d’une donnée nouvelle.

La figure classique est celle de la bipolarisation entre la gauche et la droite. Une bipolarisation dont nous n’hésitons pas à affirmer qu’elle est saine pour notre démocratie, qui a besoin d’options différenciées et de confrontations d’idées et de projets.

La nouveauté est celle d’une radicalisation d’une partie de notre électorat qui s’explique aisément par l’inquiétude croissante devant la dégradation des conditions de vie des classes populaires et, phénomène nouveau, des classes moyennes. Les socialistes risqueraient de passer à côté de l’essentiel s’ils ne tiraient pas rapidement les conséquences qui s’imposent de ce message adressé par les Françaises et les Français. Un message qui risque de s’amplifier tant les perspectives économiques mondiales sont inquiétantes. La crise de très grande ampleur que traverse le système financier international, et qui menace désormais d’entraîner l’économie mondiale dans la spirale de la récession, marque assurément la fin des illusions de la globalisation financière et de la libéralisation effrénée du commerce international.

Alors qu’aux Etats-Unis, en Angleterre et, demain, en France et en Europe les dirigeants seront soumis à la nécessité de prendre des mesures radicales de sauvetage du système bancaire et de se tourner vers des formes nouvelles de régulation publique de l’économie, il serait paradoxal que la gauche française, en quête d’une illusoire modernité, "mue" à contresens de l’histoire.

Nous assistons à la fin de la domination culturelle du libéralisme et du capitalisme financier. Cela constitue une opportunité sans précédent de faire avancer nos idées progressistes. C’est ce à quoi nous invitons le Parti socialiste et ce à quoi nous consacrerons notre énergie dans les semaines et les mois à venir, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent. Henri Emmanuelli et Benoît Hamon 

http://www.henriemmanuelli.fr/spip.php?article280 

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Samedi 1 décembre 2007
     
 
A DROITE TOUTE
Les critiques et les commentaires qui accompagnent les analyses des discours et des positions de Nicolas Sarkozy par de très nombreux dirigeants du parti socialiste sont de plus en plus surprenant.
En effet, ce que l'on entend dans de très nombreux cas ce n'est pas tant une critique sur le fond de la politique menée que sur la forme avec laquelle cette politique est menée.
C'est vrai à propos de la soi-disant réforme de l'université dont l'axe central est constitué par l'autonomie que le gouvernement veut donner aux universités. Ce n'est pas l'autonomie qui est critiquée par le parti socialiste mais les conditions dans lesquelles cette soi-disant réforme est menée. Pourtant, on devrait savoir que la Droite libérale veut un État minimum, et partant des universités les plus indépendantes possible de l'État et donc largement financées par des finances privées !
C'est vrai à propos de la soi-disant réforme des régimes spéciaux puisque l'on critique la méthode avec laquelle le gouvernement a abordé cette question mais certainement pas le fond des propositions gouvernementales qui se résument pratiquement à une seule : faire passer les intéressés de 37 années et demie à 40 ans de cotisations, ce qui permettra ensuite d'appeler tout le monde à passer à 41 annuités, puis 42 annuités, etc.
De ce point de vue, la façon de considérer que 40 années de cotisations pour tous apparaissent comme une norme aujourd'hui parfaitement acceptable est assez sidérant.
Certes, l'espérance de vie s'accroît de un trimestre par an, c'est-à-dire d'un an tous les quatre ans. Mais quand on y regarde de plus près on s'aperçoit que depuis la réforme de Balladur, grosso modo, tous les quatre ans les annuités obligatoires ont augmenté d'une année. Ce qui signifie que le gain de l'espérance de vie a été entièrement consacré à une année de travail supplémentaire. Beau progrès en vérité !
Ajoutons à cela que de plus en plus de salariés ne parviennent pas aux 40 ans de cotisations, et n'atteignent même pas parfois les 37 années et demie, il n'est nul besoin de sortir de l'ENA pour comprendre que la retraite perçue par ces salariés sera nécessairement amputée par rapport à un cursus professionnel qui conduirait à avoir effectué les 40 ans de cotisations, et demain 41 ans, et après-demain...
Qu'il y ait un problème de financement en ce qui concerne le système de répartition parce qu'il commence à y avoir insuffisamment d'actifs pour financer les retraites d'un plus grand nombre de personnes, ceci constitue une évidence. Mais que les choix économiques, en France et dans le monde, largement imposés par les conceptions libérales aient conduit à éloigner de l'emploi à temps plein plusieurs millions de personnes, constituent aussi une des raisons essentielles qui affaiblit l'équilibre financier du système de répartition. Et alors qu'en dehors de 1973 et de 1993, la France n'a jamais été en récession, on comprend bien qu'il s'agit d'un problème de répartition de la richesse nationale et non de problèmes de financements isolés de tel ou tel système d'entraide de telle ou telle catégorie sociale.
C'est vrai aussi de la prime pour l'emploi qui avait suscité bien des controverses au sein du parti socialiste, puis qui avait été globalement acceptée dès lors qu'elle restait marginale, et qui constitue aujourd'hui une des propositions que l'on met en avant face à Nicolas Sarkozy autour d'une question évidemment essentielle que constitue le pouvoir d'achat des Français !
C'est vrai également du référendum sur le traité européen, référendum que nous avions collectivement nonobstant les positions des uns et des autres sur la nature du traité modificatif estimé comme mode indispensable d'expression des citoyens sur un tel sujet, tandis qu'aujourd'hui une grande majorité des dirigeants du parti socialiste n'estime plus nécessaire d'utiliser pour permettre un choix qui devrait être le plus largement démocratique !
C'est vrai également de la sémantique quand une majorité de dirigeants du parti socialiste utilise le terme de « réformes » à propos de la politique de la Droite qui bien entendu présente ses mesures sous ce vocable au lieu de parler de « remises en cause » ! Mais il est certain que si cette dernière expression était utilisée par la majorité des dirigeants socialistes, elle les contraindrait à s'opposer sur le fond à la politique de la Droite. Et ce n'est pas anecdotiquequ'ils reprennent le terme de « réformes » puisque trop souvent, ils en partagent peu ou prou les fondamentaux. Et c'est malheureusement en cela d'une majorité de dirigeants socialistes est en train de devenir sociale libérale. Ce n'est pas une injure mais une caractérisation politique.
Comment s'étonner dans ces conditions que le parti socialiste ne soit pas audible auprès de l'électorat ? Pour les électeurs de droite, le parti socialiste ne fera jamais suffisamment de concessions. Pour les électeurs de gauche, le parti socialiste en a déjà beaucoup trop fait.
Va-t-on enfin comprendre comment il se fait que nous avons gagné en 1981 pour la première fois et jamais plus (1988 étant une réélection, ce qui est différent) depuis lors ! Et ce n'est pas parce que le parti communiste a perdu de très nombreux électeurs que ces électeurs sont à jamais perdus pour la gauche ! Encore faut-il développer une orientation de rassemblement à gauche et une politique de gauche, c'est-à-dire largement différente de celle de la droite. Car les électeurs préfèrent toujours l'original à la copie !
Il y a un peu d'amertume dans ces propos ? Certes, mais comment en serait-il autrement aujourd'hui ?
Vincent Assante. le 29 novembre 2007.
 
par fmds21 publié dans : Parti Socialiste commentaires (4)    ajouter un commentaire
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Jeudi 29 novembre 2007
L’analyse d’Eric Zemmour, grand reporter au service Politique du Figaro.
Nous sommes favorables à l’alignement des régimes spéciaux sur les quarante ans de cotisations, mais... Nous sommes partisans de l’autonomie des universités, mais... Nous sommes pour la réforme de la carte judiciaire, mais... Nous approuvons la fusion entre ANPE et Unedic et celle des services des impôts, mais... Nous ratifierons le mini traité européen, mais...
Le «oui mais» est devenu la marque de fabrique des socialistes. Jadis, l’opposition était adepte du «non, parce que». Le «oui, mais» était réservé à l’allié turbulent, comme Giscard pendant les années 1960. C’est sans doute ça, la politique moderne. Les socialistes sont d’accord sur les principes de l’action gouvernementale. Ils en contestent seulement les modalités. François Hollande reproche violemment au gouvernement de perdre deux jours pour négocier avec les syndicats de cheminots. Arnaud Montebourg affirme avec véhémence que Rachida Dati est brutale.
Les socialistes nous avaient habitués à faire leur Bad-Godesberg au pouvoir. Désormais, ils le font aussi dans l’opposition. Sur presque tous les sujets du jour, ils s’alignent sur les positions de la droite libérale. Cette tendance vient de loin. Les socialistes n’ont guère insisté à propos du scandale des ventes d’actions d’EADS ; c’étaient en effet Dominique Strauss-Kahn et Lionel Jospin qui avaient donné les clefs de l’avionneur à Jean-Luc Lagardère. Les socialistes se sont donc contentés de réclamer une moralisation des stock-options, une posture morale que pouvait reprendre à son compte la droite sarkozyste.
Ce confusionnisme idéologique a été accéléré par la campagne de Ségolène Royal. Il est rendu inéluctable à partir du moment où les dirigeants socialistes voteront le mini traité européen, qui est une reprise, dans sa quasi-intégralité, de la Constitution rejetée par référendum en 2005. La célèbre phrase de Philippe Séguin sera plus que jamais d’actualité : «Droite et gauche sont deux détaillants qui vont se fournir au même grossiste : l’Europe.»
Dans ces conditions, les socialistes d’ouverture ne sont pas des traîtres, mais des éclaireurs. Ils ne se renient pas, ils mettent en œuvre leurs convictions. D’autant plus que Nicolas Sarkozy, depuis son élection, n’a pas poussé son avantage. Il impose l’autonomie des universités, mais renonce à la sélection. Il lâche beaucoup de lest dans la négociation sur les régimes spéciaux. Il allège les contraintes du service minimum dans les transports en cas de grève. Il édulcore les mesures de restriction de l’immigration. Il tonne contre Trichet, l’euro fort, réclame la préférence communautaire, mais n’obtient rien de Bruxelles et de Berlin.
Paradoxe sarkozyste : il a été élu sur une ligne de droite populaire, un mélange savant de bonapartisme, de gaullo-pompidolisme, et une once de bushisme. Mais une fois élu, pour la politique intérieure, et plus encore pour la politique étrangère, il met ses pas dans ceux de Tony Blair, sans passer par la case Thatcher. Sa campagne accouchait d’une thématique de nation et d’ordre, qui semblait sortie des cartons du Parti républicain américain. Mais gouverne comme un président démocrate.
Cette transhumance idéologique de Sarkozy rencontre celle des dirigeants du Parti socialiste qui, sans le dire, sous la pression des intellectuels modernistes comme Bernard-Henri Lévy, ravaudent eux aussi leur vieille maison aux couleurs libérales du Parti démocrate américain. Tous démocrates, y compris François Bayrou, avec son MoDem ! S’ensuit uniformisation et confusion.
À la droite de Sarkozy, un espace politique alors se libère. Mais Nicolas Dupont-Aignan ou Paul-Marie Couteaux ont du mal à faire entendre leur critique souverainiste ; et le Front national est entré dans les affres de la succession du vieux chef.
À gauche, cette évolution fait le bonheur d’Olivier Besancenot. Seule personnalité charismatique à la gauche du PS. Seul à refuser l’alignement à quarante ans, ou l’autonomie des universités, ou le mini traité européen. Besancenot applique sans le savoir la maxime de Chateaubriand : s’opposer, c’est s’opposer systématiquement.
En Allemagne, on voit déjà les effets de cette évolution. Il y a quelques années, Oskar Lafontaine quittait le SPD par hostilité aux réformes libérales de Schröder. Aujourd’hui, c’est le SPD qui court après le Linksparteï de Lafontaine, et les nombreux électeurs qui l’ont rejoint.
Un Linksparteï à la française, Mélenchon l’a rêvé, Fabius aurait pu le créer après la victoire du non au référendum ; mais il n’a pas osé. Entre Sarkozy et Besancenot, il n’y a plus rien, pourraient clamer, farauds, les chantres de l’UMP, à la manière de Malraux qui, dans les années 1960, claironnait : «Entre les communistes et nous, il n’y a rien.»
À l’époque, les socialistes, et les démocrates-chrétiens (auxquels on ajoutera aujourd’hui les derniers élus communistes) cultivaient un modeste socialisme municipal. Seul Mitterrand les avait arrachés à ce prosaïsme borné. Il y a mis vingt ans.
L’analyse d’Eric Zemmour expose les vrais causes des défaites du PS elle est malheureusement juste. Au moins sur un point, à mon avis essentiel, nous les socialistes, qui n’avons pas encore vendu nos convictions au libéralisme, donnons lui tort. Montrons qu’entre la droite néolibérale sarkozyenne et le trotskisme de Besancenot il y a et il y aura toujours des socialistes debout prêts à combattre avec toute la gauche les inégalités, les injustices, insupportables engendrées par la société vers laquelle on veut nous conduire.
par fmds21 publié dans : Parti Socialiste commentaires (4)    ajouter un commentaire
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