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Mardi 13 mai 2008

  
Sarkozy vient de fêter un an de présidence dans la continuité de son action au ministère de l’intérieur il porte quotidiennement de graves atteintes aux libertés, aux droits sociaux et plus globalement à la démocratie. C’est ce que dénonce la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) dans son rapport 2008 intitulé Une démocratie asphyxiée. Nous avons régulièrement dénoncé sa politique et dit qu’il intervenait de façon dangereuse pour les libertés par sa politique xénophobe mise en place depuis 2002. Il a aussi favorisé et encouragé le creusement des inégalités sociales. Sur tous ces points il est intervenu de façon très dangereuse pour les libertés et va même jusqu’à se vanter d’avoir fait baisser l'audience de l'extrême-droite, en réalité il applique le programme du FN. Certains esprits chagrins tentent de minimiser ce rapport en disant que la (LDH) est partisane, de gauche, qu’elle se transforme en parti politique… Ne nous y trompons pas les droits de l’homme sont universels, comme les libertés ils ont une exigence absolue la démocratie. Si celle-ci est mise en cause comme le fait actuellement Sarkozy ils le sont aussi. Ce qui est inquiétant est que les partis politiques sont absents du débat, sous l’affaire Dreyfus ils avaient pris faits et causes pour ou contre le capitaine. Aujourd’hui ils sont absents, en particulier à gauche, les associations sont les seules dans tous les domaines à relever les défis face à un pouvoir de plus en plus personnel, de moins en moins démocratique. On le comprend mieux si l’on admet que le débat politique n’existe plus faute de différence idéologique. A gauche le PS a depuis longtemps abandonné le socialisme pour se confondre dans un néolibéralisme bon ton. Il l’a confirmé en demandant à ses militants de voter oui à une constitution néolibérale qui sacralisait cette politique. Mieux il a privé, en accord avec Sarkozy, le peuple français de son droit démocratique à se prononcer sur le traité de Lisbonne. S’il y a une violation des droits des citoyens on ne peut trouver plus bel exemple. Cette compromission n’est pas prête d’être oubliée lors des prochains scrutins. Il est évident que les médias n’accordent pas d’audience aux partis de gauche en particulier s’ils sont situés à la gauche du PS. Le CSA indique que l’expression réservée a l'UMP, président de la République et collaborateurs compris, a augmenté de 256% sur TF1 et 196% sur France 2. Face à une telle hégémonie, sont-ils en voie de disparition ?
C’est encore insuffisant Sarkozy s’en prend à l’AFP et fait savoir par l’entremise de Catherine Pégard, sa conseillère politique, qu’il accepte la critique, mais pas la caricature. Il ne s’agit plus de tentation d’abus de pouvoir mais bel et bien d’abus de pouvoir tout court. Le pouvoir personnel s'attaque à tous les contre-pouvoirs: juges, avocats et journalistes. Nous ne serons jamais assez vigilants sur ces points. Si nous n’avons plus de partis d’opposition soutenons les associations et la presse. (Voir le site sur)

http://www.ldh-france.org/

UNE DÉMOCRATIE ASPHYXIÉE
L'ÉTAT DES DROITS DE L'HOMME EN FRANCE - ÉDITION 2008
LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

 

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Vendredi 9 mai 2008
   
Pour un président fêter l’anniversaire de son élection en invitant les députés pourquoi pas. Il dispose d’une majorité écrasante environ 320 députés, lorsque 262 répondent présents ce n’est pas si mal. Ils savaient que sur le plan matériel ils seraient bien reçus. Par contre ce qui commence à choquer c’est que le président demande à ces représentants du peuple, élus au parlement par les citoyens, de mettre le doigt sur la couture du pantalon ou de la jupe pour faire tout ce qu’il demande. La nous ne sommes plus en République mais en monarchie. Il leur a même reproché, sur les sans-papiers, de n’être pas assez de droite en précisant que l’opinion est avec lui. Ainsi il s’identifie à l’extrême droite et à l’Etat Français, de plus il somme les députés d’en faire autant, inquiétant pour notre démocratie. Plus inquiétant encore pour tenter de justifier la situation catastrophique dans laquelle il s’est placé Sarkozy s’en est pris à ses prédécesseurs avec une violence qui a sidéré les députés. Comment peut on en honnête homme s’en prendre au général de Gaulle à Jacques Chirac sans se renier soi même n’a-t-il pas participé à la gestion pleine et entière du pays avec lui ? N’a t il donc aucune part de responsabilité ? Quand à Mitterrand la rengaine des 35 heures commence à être usée. Au moins il avait consulté le peuple sur l’UE et n’aurait jamais participé au déni de démocratie que Sarkozy à commis avec le TME. En fait il s’est montré sous son vrai jour, celui d’un minable, d’un petit, d’un incapable, qui justifie son incurie en la reportant sur les autres. Non content de cela il a violemment attaqué la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition. Il lui reproche de n’être pas assez aux ordres de ne pas relayer sa parole comme il l’entend de ne pas le soutenir en période de difficulté. Est-il atteint de paranoïa ? Si ce n’est pas le cas il s’agit de pouvoir personnel et comme tous ceux qui le pratique il ne supporte pas de contre pouvoir, d’opposition. Le parlement est muselé, aux ordres, la justice est mise au pas, la plus part des médias, télévisions, radios, presse écrite, sont dans les mains de ses amis financiers et lui cirent honteusement les pompes, le peu qui résiste doit rentrer dans le rang. Nous sommes retournés au second empire, il s’agite dans tous les sens, légifère sur proposition de commissions ad hoc, Badinguet dans toute sa magnificence. Il veut constitutionnaliser le régime présidentiel pour mieux exprimer le pouvoir personnel seul moyen, sous couvert d’un simulacre de démocratie, d’appliquer un néolibéralisme pur et dur. Un comble certains dans l’opposition sont prêts à le soutenir n’y voient ils pas les avantages qu’ils pourraient en tirer alors qu’ils devraient proposer une VIème République avec un régime primo ministériel.
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Mercredi 7 mai 2008

-6 mai 2007 élection de Sarkozy.

-6 mai 2008 An I du Sarkozyme

Dans la plus grande discrétion, dans le silence assourdissant des médias, Sarkosy, le président des nantis, fait profil bas. Le minus si friand de paraître sur les estrades ne vient pas salle Gaveau devant les militants, il envoie rantanplan pour le représenter. Les militants ont attendu en vain sa venue dans ce lieu emblématique ils ont dû se contenter de ses sbires. Les sondages sont très défavorables en avril TNS/Sofres annonce que 66% des Français ne font pas confiance au chef de l’Etat.

Il faut rappeler les ravages provoqués par sa politique anti sociale mise en place grâce à une propagande digne du IIIème Reich. La seule différence est que le mot propagande est devenu communication. Exemples on appelle réforme une régression sociale sans précédent, franchises médicales (justification financer le plan Alzheimer) un comble ce sont les malades qui subissent la double peine, celle d’être malade et en plus doivent se financer entre eux, suppression d’un fonctionnaire sur deux, 11 200 postes dans l’éducation nationale, saignée sans précédent (motif réduire les dépenses de l’Etat) le but l’affaiblir au maximum pour mieux confier la santé et l’éducation aux intérêts privés. Augmentation du gaz (motif entretien des canalisations pour celle annoncée en juin) le but favoriser la privatisation de GDF au seul profit du repreneur éventuel. Limitation voir blocage des salaires des fonctionnaires et des retraites (motif les caisses sont vides)… Mais pas pour tous, plus de 140% d’augmentation de son salaire, 15 milliards d’€ de cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis, personne n’a oublié qu’en grande pompe ces privilégiés ont fêté copieusement l’événement au Fouquet’s. Les caisses ne sont pas vides pour tous les citoyens, une mafia de voyous, depuis un an, pille les richesses de notre pays, jamais les profits n’ont été aussi gros, les inégalités aussi grandes. Pour mieux justifier l’injustifiable la rengaine qui impute toutes les fautes sur les 35 heures tourne en boucle. La grande supercherie du travailler plus pour gagner plus a fait long feu. On nous sert une nouvelle formule magique pour redonner du pouvoir d’achat, la baisse des prix. Les formules du rapport Attali sont mises en avant, les grandes surfaces vont faire baisser les prix ! ! ! Du jamais vu c’est nouveau tellement démagogique qu’en mai, 92% des français jugent les mesures du gouvernement inefficaces pour lutter contre la hausse des prix. Il faut voir dans les émissions de télé les représentants des grandes surfaces se lécher les babines pour comprendre qu’Attali a ouvert la voie aux nouveaux Attila. Une autre trouvaille mirifique la suppression des niches fiscales, elles permettent à certains contribuables de s’exonérer ou de payer moins d’impôts sur le revenu (seul impôt redistributif). Belle résolution, mais avant de vouloir en supprimer il ne faut en avoir créé, l’abaissement de la tranche supérieure d’imposition, le bouclier fiscal, la défiscalisation des heures sup, la taxation forfaitaire des dividendes… ne sont elles pas des niches fiscales dorées crées par Sarko ? Si une seule mesure est à prendre c’est de les supprimer toutes, gageons qu’ici aussi il s’agit de propagande et que les seules niches touchées seront celle qui concernent les plus pauvres, comme la carte des familles nombreuses.

Passé sous silence l’attaque contre les droits de l’homme et nos valeurs républicaines. La mise en œuvre d’une politique ultra répressive aux relents xénophobes avec les tests ADN. La chasse aux faciès et les reconduites aux frontières sans ménagements sont plus que répugnantes. Le mépris évoqué sur l’homme africain à Dakar puis sur les bras des travailleurs tunisiens dévalorise l’image de notre pays. Même mépris affiché pour les chômeurs eux aussi subiront la double peine privés de travail ils sont mis à l’index, et dévalorisés et humiliés. Ce n’est pas un fait du hasard cette politique du bouc émissaire est savamment mise en place pour dresser les hommes les uns contre les autres, attiser la haine, pour pouvoir mieux régner. Pour imposer le néolibéralisme pur et dur il doit détruire tout ce qui reste du système de solidarité à la française.

Ce n’est pas non plus un fait du hasard si nous avons en permanence la démonstration de la présidentialisation du régime entraînant l’asphyxie de la démocratie. La gestion de l’Etat comme son entreprise personnelle fait que les institutions, gouvernement, parlement, pouvoir judiciaire ne peuvent résister. Le président peopole, attrape tout et populisme gêne les comparaisons historiques. Cependant nous pouvons considérer que le gouvernement applique ce que décide le président que le parlement enregistre ou au mieux durcit les lois pour répondre aux lobbys (OGM, proposition des tests ADN) lorsqu’il peut s’opposer l’opposition PS vole à son secours (TME ce sera également le cas pour la réforme des institutions). Comme sous Badinguet les décisions sont prises en fonction de commissions ad hoc le parlement est exclu du débat. La modification des institutions va encore accentuer la présidentialisation du pouvoir en confirmant cette inflexion. Disons que nous avions prévenu avant les élections que nous allions élire un nouveau Napoléon le minus nous y sommes. Le clivage entre la France du mérite et celle que le minus qualifie de la France de la glandouille s’agrandit. Il deviendra tel que celle de la glandouille réclamera ses droits et se révoltera. Ce jour là il faut espérer que le minus ne muera pas en plus minable que Badinguet c'est-à-dire en Adolphe Thiers.

 

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Lundi 21 avril 2008

Oui bien entendu les sondages sont défavorables et comme à leurs habitudes les médias soufflent dans le sens de l’opinion ou plutôt dans celui qui leur convient, il faut bien vivre, de ces sondages là ou d’autres chose peu importe. Je résume 59% des Français, selon un sondage ! ! ! Considèrent que cette première année est un échec. Mais pour qui l’échec ? Pour les nantis qui ont empoché 15 milliards d’€, pour lui qui a augmenté son salaire de plus de 140%, pour les profits des entreprises et des actionnaires qui n’ont jamais été aussi élevés, pour la mise au pas des organisations syndicales qui ont accepté de signer l’accord interprofessionnel sur la modernisation du marché du travail, pour la refonte du code du travail suivant les désirs du patronat, pour la casse des services publics (le plus bel exemple étant donné par Darcos qui en supprimant des heures de cours aux élèves avec moins de prof avec moins de moyens va augmenter le nombre de matières enseignées dans les programmes un magicien pas un ministre ce type), pour le pouvoir d’achat qui baisse dangereusement au point que certaines familles et retraités ne pourront plus se soigner et se nourrir correctement… A regarder de bien près la première année du règne impérial de Sarkozy est une réussite pour le néolibéralisme il a été élu pour faire ce qu’il fait c'est-à-dire livrer les services publics et la France à des vauriens sans scrupules qui la mettent en coupe réglée. Pour les aider, les encourager il fait les poches aux familles nombreuses, aux plus modestes, qui payent au prix fort la rigueur et les exigences néolibérales. Dans ce sens je pense que cette première année est plutôt une réussite les parlementaires au congrès de Versailles ont même validé cette politique. Les syndicats sont passifs préoccupés essentiellement de leur représentativité. Quelques travailleurs isolés se lancent dans des grèves très douloureuses. Les étudiants conscients de ce qui les attend demain manifestent, sans grand soutien, avec courage. Sarkozy, contrairement à ce que disent les médias, qui en fait n’ont pas arrêté de lui faire allégeance, joue sur du velours. Pas une si mauvaise année pour lui et ses fidèles faquins. Par contre une très mauvaise année pour les salariés. Ce n’est qu’un début l’apathie générale dans laquelle nous nous enfonçons ne présage rien de bon.   

 

 

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Dimanche 20 avril 2008

Ténébreuse semaine deux grands phares de l’humanisme viennent de s’éteindre Monsieur Aimé Césaire, puis madame Germaine Tillion. Monsieur Aimé Césaire grand poète et homme politique plaçait le terme de Nègre au dessus de celui de noir ce qui a permis dans l’affirmation de cette négritude que nous reconnaissions l’homme et non pas la couleur de sa peau. Il a permis que le Nègre rentre dans l’universel, garde son identité et sa culture africaine. Germaine Tillion femme d’une immense culture, grande résistante déportée à Ravensbrück, s’est élevée avec véhémence contre la torture en Algérie. Faut-il rappeler que ces deux grands humanistes ont milité sincèrement à gauche. Nos hommes politiques vont bien entendu rivaliser de simagrées et discours plus ou moins remplis de platitudes pour briller pendant les hommages qui leurs seront rendus. Ce qui ne suffira pas à masquer leur inculture, leur cynisme, et leur manque de courage, pour remédier à la misère qu’engendre la politique néolibérale.

Le plus bel exemple nous vient de tous les beaux discours que nous entendons sur le drame de la faim qui envahi la planète. Sarkozy lors du sommet climatique des pays les plus pollueurs, a usé du registre compassionnel «Y a-t-il un seul parmi nous qui peut rester indifférent à la révolte de ceux qui, au Sud, ne peuvent plus manger à leur faim ?». Et d’annoncer la France va doubler son aide alimentaire et la porter à 100 millions de dollars (63 millions d’€) Il s’inscrit dans le sillage de George W. Bush qui vient d’allouer 200 millions de dollars à la lutte contre la flambée des denrées de base… Lorsqu’il dit que face à «l’urgence, […] lutte contre la pauvreté et lutte contre le changement climatique doivent se renforcer l’une l’autre» il doit avoir oublié que, ou alors son cynisme lui permet tout, depuis qu’il est au pouvoir l’aide publique au développement a baissé de 15% en 2007 soit 0,39% du revenu national brut. C’est la rupture avec Jacques Chirac. Sans oublier qu’il a soustrait 1,4 milliards € alloués aux frais de scolarité des étudiants étrangers, à l’outre-mer, et à «l’accueil» des réfugiés. La totale l’hypocrisie sarkozyenne s’exprime lorsqu’il parle, dans un discours, de solidarité nécessaire et de souveraineté alimentaire, dans un autre, il vante la vocation exportatrice de l’agroalimentaire, qui, à coups de subventions à l’exportation ou d’accords de libre-échange, lamine les petits fermiers africains. Toutes ses promesses ne mangent pas de pain si l’on peut dire.

Le 21ème siècle connaît un scandale dont on a peu parlé jusqu’à ces jours derniers, la faim dans le monde. Rappel 24 000 personnes meurent de faim chaque jour (soit une toute les 4 secondes) dont près de six millions d’enfants. La plupart d’entre eux meurent de maladies infectieuses, diarrhée, pneumonie, paludisme, rougeole ils auraient pu survivre si leur système immunitaire n’avait pas été affaibli par la malnutrition

Selon la FAO la planète compte encore 850 millions d’affamés soit un terrien sur six. Malgré tous les progrès technologiques et la croissance ce fléau moyenâgeux perdure. Il y a en valeur absolue autant d’affamés aujourd’hui qu’en 1990. 1,1 milliard d’humains vivent avec moins d’un dollar par jour. Même dans les pays riches la malnutrition existe encore, malgré tous les programmes sociaux, parmi les exclus : au total, neuf millions d’habitants des pays industrialisés ont faim. L’Amérique du Nord n’est pas en reste : une personne sur 20 y souffre de la faim. C’est aussi le cas de 25 millions d’habitants des pays dits « en transition ». L’augmentation du prix des matières premières fragilise dangereusement ces populations. Ne nous y trompons pas si les grands dirigeants enfin considérés comme tels OMC Banque mondiale ONU FMI… font preuve de compassion ou font semblant de s’émouvoir ce n’est pas parc qu’ils sont pris par un soudain afflux d’humanisme partageur mais simplement parce qu’ils savent qu’il y a un risque majeur de déstabilisation du système néolibéral qui conduit depuis des années à de telles monstruosités.

Karl Marx qui a décrit l’exploitation cynique des forces de travail par le capitalisme sauvage, disait qu’il est de son l’intérêt d’assurer aux travailleurs le niveau de subsistance minimum leur permettant de fonctionner. Les néolibéraux avides et individualistes au possible n’assurent même pas ce niveau de subsistance à un humain sur six. Bernard Kouchner a fait l’inventaire à la Prévert de ce qu’il faut faire et a murmuré en final il faudra regarder la spéculation sur les matières premières. Un comble alors qu’elles sont la cause de ce renchérissement. Néolibéraux soyez rassurés ce n’est pas lui ni ses amis qui vous feront tort le problème va perdurer encore. En 1986 prémonitoire Pierre Desproges avait, dans les critiques de la haine ordinaire, (titre sans vouloir offenser les marchands de confiture), bien défini la situation : Mais voici qu’une horde électronique… se prend soudain d’émotion au récit pitoyable de la misère éthiopienne dont les navrantes images nous prouvent en tout cas qu’on peut garder la ligne loin de Contrexéville.
 

http://www.desproges.fr/Home_Pages/20_Octobre_2002/Home_Oct_02.html


Les ténèbres néolibérales envahissent la planète c'est triste l'avenir est sombre.

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Vendredi 18 avril 2008

L’Assemblée Nationale a examiné, les 15 et 16 avril, le projet de loi dit de « Modernisation du marché du travail ». Ci-après les interventions de Marc Dolez.
I – Dans la discussion générale
Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues,
A entendre le Gouvernement, la commission et la plupart des collègues qui se sont exprimés, le Parlement est invité – pour ne pas dire sommé – à transposer sans modifications notables l’accord intervenu le 11 janvier dernier avec la signature des partenaires sociaux, et cela sous couvert de donner toute sa place à la démocratie sociale.
Une telle abdication de la représentation nationale, qui reviendrait à faire en sorte que les représentants des salariés et des employeurs deviennent les auteurs de la loi, créerait un précédent fâcheux, appelé à se renouveler compte tenu du nombre de négociations en cours ou à venir. En remettant en cause le partage des tâches entre l’État et les partenaires sociaux, cette abdication porterait gravement atteinte à la philosophie et aux fondements mêmes du droit du travail.
Le droit du travail, je le rappelle, repose sur la reconnaissance de l’inégalité de la relation entre l’employeur et le salarié, celui-ci étant soumis à un lien de subordination juridique permanente, et sur la nécessité de conférer à la partie la plus faible, c’est-à-dire aux salariés, des droits pour rééquilibrer la relation. Le droit du travail fixe également une hiérarchie des normes, entre le contrat individuel, l’accord collectif et la loi.
En acceptant que la loi soit faite par les représentants des salariés et des employeurs, nous porterions atteinte à cette architecture. L’ordre public social, qui est un des fondements du droit du travail et qui encadre le contrat de travail, est là pour garantir le minimum social, à travers les prescriptions minimales forgées par la loi, en partant de l’adage bien connu qui veut qu’entre le puissant et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.
Je sais bien que depuis deux décennies maintenant, plusieurs atteintes ont été portées à l’ordre public social et au principe de faveur, qui en constitue le pivot essentiel. Toujours est-il que cette règle me semble absolument indispensable.
Si le Parlement renonçait à exercer les prérogatives que lui donne l’article 34 de la Constitution en matière de droit du travail, il franchirait, je crois, une étape tout à fait nouvelle, qui n’est absolument pas induite par la loi du 31 janvier 2007. En effet, si celle-ci prévoit un processus de concertation préalable avec les partenaires sociaux, en aucun cas elle ne demande au Parlement de renoncer à ses prérogatives, la loi étant, dans le droit du travail, faite pour protéger le salarié.
Laisser aux représentants des employeurs et des salariés le soin d’élaborer la loi revient à permettre aux employeurs d’influer sur les règles qui sont censées protéger les salariés. Plus on donnera à l’employeur le pouvoir de peser, moins les limites qui seront mises à sa liberté seront réelles.
Nous sommes là devant une évolution tout à fait considérable. En effet, le droit du travail, conçu à l’origine pour protéger le salarié, aurait désormais pour fonction assumée la sécurité des employeurs.
C’est une évolution que nous ne pouvons évidemment pas accepter, d’autant que, sur le fond, le texte qui nous est proposé n’est pas acceptable sur bien des points.
Non seulement il n’apporte pas de réponses aux graves problèmes qui sont posés au marché du travail aujourd’hui – je veux parler du fort taux de chômage des jeunes ou des seniors, du sous-emploi et de la précarité -, mais, en plus, il introduit dans le droit du travail davantage de précarité, avec la rupture conventionnelle, l’allongement des périodes d’essai, le contrat de travail à objet défini, c’est-à-dire davantage de flexibilité. 
Et nous avons bien compris dans le débat qu’au nom de la flexibilité, c’est la rupture du contrat de travail que l’on cherchait à faciliter. Nous avons là en quelque sorte une justification idéologique : vous voudriez nous faire croire que le fait de faciliter la rupture du contrat devrait faciliter l’entrée sur le marché du travail, l’embauche, mais nous savons qu’il n’en est rien. Ce texte introduit une grande flexibilité tout en apportant très peu de sécurité.
Pour terminer, monsieur le président, je reprendrai volontiers à mon compte la formule utilisée par le professeur Emmanuel Dockès, professeur à l’université de Lyon, pour caractériser le texte que nous examinons aujourd’hui, c’est un texte « donnant-donnant-donnant-donnant », c’est-à-dire un texte dans lequel les salariés sont appelés à beaucoup donner, sans recevoir de réelles compensations en retour.
II – Sur la rupture conventionnelle
La rupture conventionnelle de l’article 5 est souvent présentée comme la mesure phare de l’accord, alors qu’elle est, au contraire, une régression considérable.
En réalité, cette mesure reprend la revendication patronale de « séparabilité à l’amiable », en créant une nouvelle catégorie de rupture du contrat de travail, de gré à gré. Cette rupture de gré à gré postule l’égalité des parties à la négociation. Or nous n’avons pas à répéter une nouvelle fois, dans cette enceinte, que la relation entre employeur et salarié est inégalitaire en raison de la subordination dans laquelle se trouve toujours le salarié.
Il y a là une régression considérable, en ce que cette mesure constitue en réalité un puissant moyen d’écarter l’application du droit du licenciement. En effet, la rupture conventionnelle présentera pour l’employeur l’intérêt indéniable de ne pas être suspendue à la condition de l’existence d’une cause réelle et sérieuse, exigence qu’on ne retrouve pas ici, en violation de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail. En effet, l’employeur ne sera plus soumis au respect de cette condition : il lui suffira d’obtenir le consentement du salarié.
Avec l’assurance d’une indemnisation de la rupture conventionnelle et du chômage, il y a fort à parier que l’employeur pourra plus facilement obtenir le consentement du salarié. Il existe donc un risque réel que la plupart des licenciements sans cause réelle et sérieuse soient désormais déguisés en rupture conventionnelle. En effet, quand on regarde le texte de près, l’évidence éclate d’un déséquilibre flagrant au bénéfice de l’employeur : alors que le salarié n’a que peu, voire pas de moyens de conduire l’employeur à accepter la rupture conventionnelle au lieu de la démission pure et simple, l’employeur ne manque évidemment pas de moyens de faire accepter cette modalité de rupture du contrat de travail au lieu du licenciement.
Le texte ne prévoit d’ailleurs pas non plus de protection sérieuse des droits des salariés victimes de la pression de l’employeur. Pour masquer la gravité de l’atteinte, on met en avant de nouvelles garanties procédurales, telles que le droit de rétractation dans un délai de quinze jours, ou l’homologation par l’autorité administrative. Toutefois elles sont à vrai dire de bien peu de poids par rapport aux garanties prévues par le droit du licenciement tel qu’il existe aujourd’hui : obligation de convoquer le salarié à un entretien préalable ; obligation de notifier le licenciement par lettre recommandée détaillant les motifs réels et sérieux du licenciement ; obligation de proposer un reclassement au salarié ; obligation de respecter certains délais, prévus pour garantir une décision réfléchie.
Au contraire l’homologation, présentée comme l’ultime protection du salarié, sera réputée acquise au-delà d’un délai de quinze jours, absolument dérisoire aux yeux des inspecteurs du travail.
Autant de raisons pour lesquelles, en ce qui me concerne, je soutiendrai les amendements de suppression de cet article et de ce dispositif de rupture conventionnelle. Si ces amendements devaient ne pas être adoptés, je soutiendrais alors les amendements précisant que la convention de rupture doit mentionner qui est à l’initiative de la rupture et prévoyant que la rupture conventionnelle doit être motivée dans le cas où l’initiative de la rupture appartiendrait à l’employeur. Une telle précision contribuerait à ne pas aggraver l’inégalité entre l’employeur et le salarié.
Le vote solennel sur l’ensemble du texte aura lieu le 29 avril. Pour toutes les raisons de fond évoquées ci-dessus, Marc DOLEZ votera contre alors que le groupe socialiste a malheureusement décidé de s’abstenir.

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Jeudi 17 avril 2008
 POUR SARKOZY 
FAMILLES NOMBREUSES = FAMILLES MALHEUREUSES
Les prix continuent d’exploser l’inflation sur un an progresse de 3,2% ce sont surtout les produits alimentaires et ceux de l’énergie qui flambent. Les produits alimentaires ont augmenté de 5,3% sur un an, chaque ménagère sait que ce qu’elle doit débourser pour nourrir sa famille a beaucoup plus augmenté, lait, pain, fruits et légumes… Le gouvernement en augmentant le gaz de 5,5% fin avril va encore alourdir sérieusement la facture des ménages. Les carburants à la pompe enregistrent des records historiques ce qui affecte aussi très lourdement le pouvoir d’achat des salariés. Dans ces conditions les finances des ménages seront soumises à rude épreuve en 2008 le pouvoir d’achat sera une fois de plus sérieusement rogné pour les salariés et les retraités. L’augmentation automatique du SMIC de 2,3% au 1er mai et l’augmentation de 1,1% des retraites sont loin de compenser la hausse des produits de première nécessité. Le gouvernement en est réduit à racler les fonds de tiroir, dans une cacophonie bien orchestrée il annonce qu’il va supprimer la carte familles nombreuses puis la rétabli, que la sécu ne va plus rembourser les lunettes, puis dément cette cacophonie est soit le résultat d’une incompétence et d’une improvisation dans le droit fil des déclarations non réfléchies du chef de l’état, soit il s’agit d’une stratégie bien au point qui sert d’écran de fumée pour faire avaler des mesures oh combien plus sévères. En catimini il a préparé un décret applicable dès le 1er mai qui permet de faire une économie de 138 millions d’euros par an sur les allocations familiales ce qui correspond à une perte sèche de 600 € par enfant et par an pour plus de 4,5 millions de familles. Il en est de même pour les atteintes au service de santé, on ne parle plus de carte hospitalière mais de recomposition du paysage hospitalier derrière les mots le résultat sera le même simplement on prend les citoyens pour des imbéciles. Sarkozy et son gouvernement mettent en coupe réglé le pays au profit d’une classe de privilégiés, après leur avoir fait cadeau de 15milliards d’€ chaque année, après s’être arrogé une augmentation de salaire de plus de 140% pour le porter à 19 331 € mensuel, ce qui correspond à environ 19 SMIC d’argent de poche, il font sans vergogne le porte monnaie des familles et des plus pauvres. Pour se moquer un peu plus de nous ils annoncent qu’il faut encore plus de réformes mais depuis 2002 les citoyens entendent la même antienne et cette politique n’apporte que plus de misères sociales. Les réformes n’ont eu qu’un effet détourner chaque année 160 milliards d’€ de revenu des salaires vers le profit du capital. Sarkozy et sa clique de rapaces pervers et cyniques veulent encore plus. Les manifestations et les grèves s’amplifient en France et en Europe, le climat social s’alourdit. Pendant la campagne présidentielle il a indiqué vouloir liquider mai 68 au nom des valeurs, du travail, il devrait d’abord avant de donner des leçons aux français faire son travail, c'est-à-dire les respecter tous en leur rendant la première des justices pouvoir vivre correctement de leur travail, appliquer les devises de la République Liberté Egalité Fraternité, depuis son élection il fait exactement le contraire. Il se peut que les souffrances devenant de plus en plus insupportables pour la grande majorité des citoyens le mai de 2008 leur rendent justice. Le seul risque est que pour garder la main il ne recule devant rien même à employer les moyens les plus brutaux, ce qui se passe avec les expulsions nous donne un aperçu de l’humanité de l’individu.
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Mercredi 16 avril 2008

Ce matin sur France Inter le ministre a indiqué qu’il allait recevoir les syndicats de lycéens mercredi mais qu’il ne bougerait pas sur les postes. Pour lui ces suppressions sont moralement justes, celles des lycéens des parents d’élèves et des enseignants sont donc amorales ! ! ! Prenant tout le monde pour des imbéciles il a à nouveau affirmé qu’il ferait preuve de pédagogie en expliquant ce qu’était une loi de finance. Mais derrière ses propos, je cite :Si les syndicats veulent aller jusqu'au bout de leurs vérités, qu'ils le disent et on parlera de tout, du temps de service des enseignants, de leur présence, de la manière dont sont organisées les options, des 28.000 professeurs qui ne sont pas dans les classes, c’est une autre pédagogie qui est mise en musique celle des enseignants fainéants incapables, irresponsables. Et de rajouter pour faire bonne mesure en guise d’avertissement : Ne confondez pas les slogans idéologiques ou syndicaux et ce que demandent les lycéens et surtout taisez vous. Puis il a agité le chiffon rouge pour se dédouaner des manifestations à répétition: Moi je veux bien tout mettre sur la table, mais j'invite chacun à prendre ses responsabilités, à ne pas trop pousser l'angoisse de la jeunesse, que je comprends, à des fins qui sont autres que pédagogiques. Je trouve que le système est dangereux. La compréhension pour le ministre de l’angoisse de la jeunesse se limite à appliquer la formule comptable de Sarkozy supprimer 11 800 postes d’enseignants. Ils savent pertinemment que depuis 2002 la droite au pouvoir a déjà détruits 32 000. En fait ce que veut le gouvernement c’est l’affaiblissement de l’enseignement public pour le confier aux intérêts du privé, il n’a rien a faire de l’avenir de la jeunesse, de réduire les inégalités qui en grande partie découlent des inégalités sociales, ce n’est pas son problème. Les spécialistes condamnent, tous, les mesures prévues dans le primaire, c’est un retour en arrière qui va en supprimant des moyens augmenter ces inégalités. Mais les élèves vont être contents ils vont apprendre la morale, se mettre au garde à vous devant Sarkozy, le remercier tous les matins comme au bon vieux temps du Maréchal où il fallait assister au lever des couleurs et chanter Maréchal nous voila. La boucle est bouclée l’état autoritaire s’installe. En s’en prenant aux enseignants, aux parents d’élèves et aux lycéens Darcos anticipe au cas où il aurait à devenir le Devaquet du XXIème, souhaitons qu’il n’y ait pas de Malik Oussekine.

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