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SOCIETE

Le chemin vers une société du progrès humain passe par la sortie du capitalisme et de l'économie de marché. Jacques Généreux
( LE SOCIALISME NEOMODERNE ou l'avenir de la liberté
)
Dimanche 5 juillet 2009

 


Trois heures pour une alternative de gauche

Pour poursuivre et amplifier la démarche du Front de Gauche, le PCF, le PG et la GU ont organisé un forum débat le Vendredi 03/07 à la mutualité sur les thèmes : Transformation sociale, Ecologie, Droits et libertés.  Le salon Jussieu était bondé plus de 400 personnes pour écouter ou participer aux débats. Les responsables politiques Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet assistent à la tribune en tant qu’intervenants joker pour réagir sur les thèmes développés.

Le but de ce billet n’est pas de reprendre les termes des intervenants, (chacun pourra les lire sur les sites) mais d’en donner l’impression ressentie à mon niveau de militant de base.

Transformation sociale, Annick Coupé (Solidaires) ouvre le débat, suivi de Gérard Aschieri (FSU) et de Maryse Dumas (CGT). Pour les responsables syndicaux il est important et nécessaire de dialoguer avec les responsables politiques tout en soulignant que les rôles des partis politiques et des syndicats ne sont pas les mêmes. Les responsables syndicaux le font en tant que tel et prennent leur entière responsabilité vis-à-vis de leurs adhérents ils demandent que les responsables politiques en fasse autant. Si l’engagement syndical est faible en France avec un fractionnement regrettable, depuis le début de l’année les actions unitaires représentent un encouragement. Ils souhaitent que l’engagement politique soit plus fort et attendent des partis politiques qu’ils proposent de la démocratie sociale, des droits nouveaux pour les salariés, en soulignant qu’il ne peut y avoir de démocratie sociale sans démocratie tout court. Le rôle des syndicats défini dans la chartre d’Amiens est de défendre les salariés pour construire une autre société. Les mobilisations syndicales du début de l’année n’ont pas réussi à faire reculer ou infléchir le gouvernement. Les conséquences sont lourdes au début il y a eu une phase mobilisation croissante, puis l’effritement et la déception Cette situation peut être dangereuse car elle autorise toutes les démagogies et peut déboucher sur une victoire du fascisme. Après la victoire de l’UMP aux européennes toutes les inquiétudes évoquées au début de la crise sont oubliées et la politique néolibérale repart de plus belle. Dans ces conditions même si ce n’est pas souhaitable il ne faut pas s’étonner de voir les actions se radicaliser. Il est très important de mobiliser les salariés qui représentent entre 91 et 92% de la population active. Nous travaillons actuellement sur les réflexes alors que nous devrions travailler sur la réflexion. Les syndicats font confiance aux partis politiques pour :

- réduire les inégalités depuis l’école, au travail et tout au long de sa vie.

– la  transformation du travail, nouvelle organisation, nouvelles formes face aux mutations, nouveaux droits…

- services publics

– nouveaux droits sociaux

– la démocratie politique qui apportera la démocratie sociale

Ecologie, Aurélie Trouvé (Co Présidente d'ATTAC) ouvre le débat. Les écologistes en particulier à ATTAC sont de gauche ils veulent bien entrer en politique encore faut il que la gauche veuille d’eux ou soit attirante. Pour elle la gauche a fait le choix du libéralisme généralisé, celle qui se dit anti libérale, anti capitaliste, qui croit au productivisme. Par opposition il faut une gauche écologique le capital travail, devient par opposition, un capital travail pour les causes environnementales. Il ne faut pas oublier les valeurs écologiques le système capitaliste n’a qu’un but exploiter plus, toujours plus, les hommes comme la planète au point de la détruire avec l’humanité. Nous ne devons pas oublier ces valeurs il faut refuser une politique en fonction de la façon dont elle traite l’écologie. Elle doit intégrer les sociétés dans l’environnement, repenser l’agriculture. Le problème écologique est planétaire ce n’est pas qu’un problème de riches les populations du sud sont tout aussi concernées car confrontées à la misère. Il est vain de croire que la science et les recherches apporteront une réponse à la crise écologique, à tous les fléaux que le capitalisme provoque.

J’ai quitté le débat horaires obliges.

Ce forum débat a été un vrai succès rassembler autant de personnes un vendredi 3 juillet fin d’année scolaire et jour de départ en vacances n’était pas gagné d’avance. Les syndicats ont raison de dire qu’il ne faut pas confondre les rôles des uns et des autres par contre nous devons tous avoir conscience que la transformation sociale tant attendue et de plus en plus souhaitable de notre société ne peut avoir lieu que si il y a une action revendicative forte et une proposition politique attrayante et constructive et mobilisatrice c’est à quoi nous devons travailler et dans ce sens il faut développer ces forum. D’autre part il est inenvisageable de parler de démocratie sociale avec les institutions monarchiques que nous avons-nous devons aller vers la VIème République Sociale, doit elle se faire sous une forme de constituante ? Pourquoi pas. Nous sommes ici homme de la gauche démocratique et de progrès face à notre premier travail d’hercule. Sans un changement de nos institutions je suis profondément convaincu que nous n’obtiendrons pas le changement démocratique que nous attendons. Nous n’avons aucune illusion à avoir nous avons en face de nous des adversaires résolus et une fois élus il nous faudra mener un rude combat pour réduire les inégalités et imposer la démocratie sociale. L’écologie doit être au centre de notre projet politique et de nos débats. Il ressort encore plus nettement que l’écologie ne sera pas prise en compte par le libéralisme ou le néolibéralisme. L’union de toute la gauche de progrès dans le Front de Gauche élargi est une nécessité absolue pour réussir le changement démocratique qui s’impose. Il est plus que souhaitable que ceux qui incarnent cette volonté passe avec tous à l’action pratique et non plus verbale. Il y a des fins de semaine comme ça où le militant est ragaillardi et plein d’espoir pour les combats futurs qu’il faudra mener.  

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Mercredi 1 juillet 2009











Déclaration commune du NPA et du PG à l'issue de leur rencontre du 30 juin

La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s'agit en réalité moins d'une victoire de la droite que de l'incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d'accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C'est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L'abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes lié au rejet de l'actuelle construction libérale et anti démocratique de l'Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l'offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s'aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s'inquiéter de la progression de l'extrême droite. Elle prouve qu'elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

Les deux partis soulignent également l'ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C'est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.

Ils s'accordent pour favoriser l'unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l'EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d'initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.

Les deux formations estiment aussi indispensable d'unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.

Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d'avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes associant les forces qui composent aujourd'hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l'autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.

Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.

Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.

Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.

Paris, le 30 juin.

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Jeudi 25 juin 2009

 
Avant, pendant, après Versailles, avec le remaniement annoncé avant l’heure à grand renforts de propagande médiatique nous avons dépassé la limite du supportable. Cette allégeance indécente permet de masquer avant les vacances la triste réalité des difficultés que rencontre les français. De quoi être excédé par la bande annonce de la convocation du parlement en congrès. En dehors des frais induits par l’apparat de l’exercice le président, monarque absolu, a débité tout un flot de banalités. Cependant derrière ses fadaises il n’a pas parlé pour rien, il a glissé une phrase lourde très lourde de sens après la crise qui finira un jour rien ne sera plus comme avant et pour bien enfoncer le clou pour ceux qui n’auraient pas compris, la devise de l’Etat français Sarkozyen devient liberté égalité sécurité. La fraternité est passée à la trappe quant à la solidarité depuis son élection chacun a compris qu’il l’avait bannie au seul bénéfice de ses amis les nantis. Ce point a été peu commenté néanmoins son discours se limite à cela. Dans la foulée il a formé un nouveau gouvernement, l’orientation sécuritaire néolibérale apparait clairement les fidèles sont au poste clés Hortefeux à l’intérieur, la justice passe sous la coupe du ministère de l’intérieur avec Alliot-Marie, Lellouche vient renforcer l’atlantisme de Kouchner et de Sarkozy. Personne n’a oublié que Lellouche est un vif partisan de l’intégration de la Turquie en Europe il apporte des gages et va accélérer le mouvement. Sarkozy s’entoure de ses fidèles Estrosi… ce n’est pas la venue de Frédéric Mitterrand à la culture qui change quoi que ce soit. Les ministres reçoivent les ordres de l’Elysée ils les appliquent bien ou mal un point c’est tout. Pour la culture la vitrine est sans importance Sarkozy s’en moque, la seule chose qui le préoccupe préserver les intérêts des producteurs et des amis de sa femme. En dehors des roucoulements des journalistes nous assistons à l’expression de plus en plus inquiétante du pouvoir personnel, de la remise en cause de la démocratie, un homme décide de tout ce sont les conseillers non élus qui pilotent la politique depuis l’Elysée. Les élus écoutent et votent comme des godillots.

Ce qui est choquant dans ce que nous venons de vivre est l’humiliation des députés PS. Comment peut il en être autrement, le 07/02/2008 en votant avec Sarkozy la ratification du traité de Lisbonne ils vont d’échecs en échecs, il n’y a pas eu seulement forfaiture, déni de démocratie, mais suicide politique. Sarkozy en bon politique exploite la situation. Où est l’opposition, où est la démocratie, lorsqu’il faut écouter le monarque et quitter son banc sans pouvoir répondre. Dans quel état d’esprit doivent être ceux qui ont voté non TCE pour condamner cette politique […] . Le fond n’est pas encore atteint François Hollande sur France Inter a annoncé que si le PS revenait au pouvoir il ne reviendrait pas sur l’âge de la retraite. Toujours le même leitmotiv, il ne faut promettre que ce que l’on pourra tenir, Jospin je ne peux rien contre les licenciements chez Lu, on connait la suite. Il est vrai que sans changer de politique économique sans remettre en cause le néolibéralisme on fait la même politique. Fillon a asséné l’humiliation suprême au PS dans la réponse qu’il a faite à Jean-Marc Ayrault à l’assemblée il a lu la phrase de Jospin, il répondait alors qu’il avait été élu pour faire cette politique et qu’il n’était pas question d’en changer.

Les salariés, les chômeurs, les retraités, doivent s’attendre avec ce gouvernement de combat à une sévère remise en cause de leur acquis de leur revenus. Lorsque Sarkozy parle de réformes il faut entendre régression pour les retraites elle sera brutale, allongement de la durée de cotisation, recul de l’âge du départ, objectif  ne plus payer de retraite aux travailleurs, ils seront morts avant. Sécurité Sociale scandaleusement le gouvernement accuse les malades, les soins seront de moins en moins remboursés pour les pauvres. Les salaires seront comprimés au maximum, les chômeurs de moins en moins indemnisés et forcés à travailler dans des postes sous qualifiés et mal payés… C’est la marche vers le XIXème siècle. Avec pour conséquences l’espérance de vie qui va décroitre pour les plus pauvres (c’est déjà le cas au USA pour 16% de la population). Le gouvernement sécuritaire Fillon 4 n’est pas là pour combattre la crise mais pour agir contre les salariés et garantir les profits des nantis. Une autre politique est absolument nécessaire pour les salariés, la gauche de la gauche est porteuse de cet espoir, ses députés ont démontré qu’ils refusaient ces mascarades, s’opposaient franchement en n’assistant pas.

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Mardi 23 juin 2009

Militer autrement à Dijon et à proximité


Dans la gauche de gauche, il y a de tout !

 

Il y a des purs rouges, des roses « fidèles-au-Socialisme-mais… » Des verts rayés ou à pois rouges, des sans couleur et des noirs aussi, vas savoir ! Des roses passés ou hésitants, des bleus peut-être un peu.

Encore un peu et cela nous fera  un arc en ciel !

Et c’est bien.

 

Dans la gauche de gauche, il y a des convaincus de toujours, des déçus d’ailleurs, des optimistes, des défaitistes, des battants, des partants, des revenants, des debout et des assis, des distributeurs, des colleurs, des moteurs et des suiveurs. Il y a des va-t-en guerres et des pacifistes, des durs, des mous, des pragmatiques, des idéologues, des alphas et des bêtas. Il y a des pieds sur terre et des nez en l’air. Il y a des hésitants et des confiants, des toujours prêts et des fuyants. Il y a des clairs et brefs et des coupeurs de cheveux en quatre. Il y a des travailleurs, et des chômeurs, des prolos et des  bourges, des jeunes, des vieux, et même des entre deux. Des fonctionnaires, des salariés du privé, des retraités, des étudiants, des mariés, des pacsés, des célibataires.

Et c’est tant mieux. Il faut de tout pour faire un beau monde.

 

Dans la gauche de gauche, comme ailleurs, il y a des penseurs. De les lire est un bonheur.

Il y a des jongleurs de chiffres. Après les élections ils analysent, comparent et déchiffrent

Il y a des causeurs. Les écouter remet mes pendules à l’heure.

Il y a des écouteurs. Sans paroles, mais loin d’être sans pensées, ils se préfèrent acteurs.

Acteurs ! Tiens ! Pourquoi pas !

Et pourquoi pas en plus, des crieurs de rue (on en a déjà vus !)

Et des chanteurs !

Des chanteurs ? Mais après tout ! Si on lançait cette idée ?

Je tente le coup !

On a bien vu des affiches du Front de Gauche déambuler au centre ville et à la gare ! J’étais bien placée pour voir que l’effet produit était positif !

C’était un premier pas. Faisons le deuxième.

 

Laissez-vous tenter par l’aventure ! Il s’agit simplement de monter un petit groupe vocal qui se donnerait pour objectif de proposer nos idées d’une façon joyeuse et ludique.  Une dizaine de personnes, un ou deux musiciens, suffiraient pour attirer l’attention des passants et susciter leur intérêt. Nous agirions par ci par là, de temps en temps, pas seulement 15 jours avant les élections.

 

Ceux d’entre vous que cette idée démange, contactez moi. Nous verrons ensemble sur quoi cela peut déboucher.

Il y a bien parmi nous tous

-quelqu’un qui se sent de « faire le chef de chœur ».

-Quelques uns qui ont envie de chanter.

-un ou deux avec un instrument de musique (même un simple tambourin !)

-Quelques auteurs de paroles adaptées.

-quelqu’un qui connaît un petit répertoire d’airs connus et faciles à retenir.

-quelqu’un qui connaît un endroit où réfléchir à tout cela et répéter.

 

Ce serait un moyen différent et complémentaire à ce qui se fait déjà : le porte à porte, l’affichage, le tractage, les réunions publiques, les réunions avec les voisins, les explications aux collègues, amis et familles, les blogs, les sites !

 

Je suis sûre que cela peut donner quelque chose de bien sympa, et d’efficace pour attirer l’attention des gens sur les idées de gauche tout en s’amusant.

De toutes façons, nous ne risquons rien à essayer !

 

Maryvonne.j@wanadoo.fr

03 80 56 29 84

44 rue des riottes

21121 Hauteville lès Dijon.

 

 

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Dimanche 21 juin 2009

Sarkozy président clinquant se drape des oripeaux du roi soleil. Alors que les salariés et les plus faibles souffrent de plus en plus il accentue sa politique néolibérale et accorde encore plus de privilèges aux nantis. Heureusement les députés de gauche dénoncent cette mascarade médiatique.

La Constitution permet désormais au Président de la République de prendre la parole devant l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, alors qu’il n’assiste pas à la réponse des groupes politiques et qu’aucun vote n’est possible.

Attachés à la démocratie, les Députés communistes, républicains, du parti de gauche ont voté contre cette modification constitutionnelle qui renforce le poids du pouvoir exécutif – en fait le pouvoir d’un homme – et bâillonne un peu plus l’opposition dans son travail législatif.

Cette raison, à elle seule, pourrait justifier notre absence à ce Congrès, mais la Constitution, votée à une voix de majorité en juillet dernier, s’applique. Pour cette raison, le boycott ne sera jamais une règle pour nous.

En l’occurrence, le 22 Juin, Nicolas Sarkozy veut uniquement surfer sur le vote des élections européennes qu’il considère comme une approbation de sa politique. Il veut instrumentaliser un résultat – faussement interprété – pour aller encore plus loin dans sa politique de régression sociale faite de pression sur les salaires, d’emplois sacrifiés sur l’autel de l’intérêt des actionnaires, d’atteintes à la sécurité sociale, de remise en cause de la retraite à 60 ans…

Les Députés communistes, républicains, du Parti de gauche n’iront pas cautionner une opération de communication, le tout pour faire avaler à nos concitoyennes et nos concitoyens l’aggravation d’une politique qui est la plus rétrograde de ces trente dernières années.

(communiqué des députés communistes, républicains, du Parti de gauche)

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Mercredi 17 juin 2009

Européennes de juin 2009 : quelques remarques !

 

De l'abstention.


Selon une enquête de la SOFRES réalisée le 7 juin auprès des électeurs, il apparaît que « ne sont pas allés voter 50,4 % des électeurs » :

-- 31 % pour manifester le mécontentement à l'égard des partis politiques,

-- 22 % parce qu'ils ne voyaient pas de différences entre les projets des différents partis,

-- 20 % pour manifester le mécontentement à l'égard de l'Europe et de la construction européenne,

-- 18 % parce que ces élections ne les intéressaient pas,

-- 18 % parce que ce vote selon eux n'aurait pas d'impact sur la situation en France,

-- 8 % parce que l'Europe et la construction européenne ne les intéresserait pas,

-- 3 % parce qu'ils ne votent jamais,

-- 20 % sans opinion.

 

On mesure là très clairement combien l'abstention est clairement politique et non, comme les commentateurs de tout poil le dispense sur toutes les ondes, comme l'expression d'un désintérêt pour l'Europe. Souvenons-nous à ce sujet des résultats du score du PS en 2004, par rapport à 1999, à la suite d'une campagne clairement à gauche autour de sept conditions pour une Europe sociale !

Et souvenons-nous également du résultat du référendum de 2005 à propos duquel 56 % de l'électorat de gauche avaient voté non ! Ce qui recoupe d'ailleurs le résultat de cette enquête, à savoir que le problème le plus important pour les électeurs de gauche se trouve être la crise programmatique et organisationnelle des partis traditionnels devant les représenter.

Notamment vis-à-vis des 18 -- 24 ans qui s'abstiennent à 70 % et les 25 -- 34 ans qui s'abstiennent à 72 % avec un niveau moindre de 60 % chez les 35 -- 49 ans.

 

Et lorsqu'on découvre la réponse à la deuxième question à savoir que 45 % des électeurs ont souhaité exprimer leur mécontentement à l'égard du gouvernement, on mesure encore mieux le caractère politique de cette expression électorale. Abstentions comprises !

 

Nos résultats.


Avoir atteint 6,5 % constitue un excellent résultat !

Certes, la dynamique de notre campagne que nous avions perçue ainsi que les sondages qui l'indiquait avançant les chiffres de 7 à 7,5 % comme résultat possible, peut laisser croire un certain nombre d'entre nous que finalement notre score est intéressant, mais sans plus.

Pour ma part, compte tenu de l'ostracisme dont nous avons été l'objet de la part des médias, des arguments pour justifier le vote utile du PS, les critiques habituelles sur nos analyses marxistes, et que c'était là notre premier combat électoral dans le cadre de circonscriptions nous desservant plus que d'autres, le résultat de 6,5 % constitue un excellent résultat.

En métropole, nous progressons dans six régions sur sept, jusqu'à 31 % des voix dans le sud-ouest ce qui place Jean-Luc Mélenchon dans une situation extrêmement favorable pour s'exprimer sur le plan national.

 

De l'affaiblissement du PS.


Si un certain nombre d'entre nous avons quitté le PS pour construire le P. G., c'est bien parce que nous avons conclu que le PS était irredressable de l'intérieur, l'orientation sociale libérale, au-delà des luttes intestines, était devenue hégémonique en confinant les sensibilités de gauche réduites à présent à leur plus simple expression, notamment par le contrat de majorité que celle-ci, allant à Canossa, a signé au lendemain du congrès de Reims, l'obligeant à défendre le traité de Lisbonne et perdant ainsi toute son identité par les conséquences qui en découlent.

 

Et alors que la crise monétaire, économique, sociale et politique s'avançait inexorablement sur la scène ces derniers mois, crise justifiant le corpus politique du socialisme de transformation sociale, il s'est avéré que l'ensemble des dirigeants sociaux-démocrates et sociaux libéraux ont été, et sont toujours, incapables de traduire ce corpus, eux qui n'avaient eu de cesse de le remettre en cause depuis 1983, et pour certains depuis 1978, au sein du PS s'entend.

Cette déstabilisation politique qui n'est pas ponctuelle les conduit à l'immobilisme le plus total, ou peut-être demain s'en remettre à une alliance avec le centre droit, qu'ils se nomment modem ou Europe écologie.

 

Par ailleurs, la défaite de Benoît Hamon animateur du courant de gauche du PS ne peut que rendre plus impossible encore la capacité de ce courant à résister à la pression majoritaire d'une direction qui a elle-même perdu son centre de gravité.

 

Nos tâches.

 

Ce résultat, liées aux éléments qui découlent de l'enquête sur les raisons de l'abstention, le profil professionnel des abstentionnistes, et les tranches d'âge qui segmentent cette abstention, nous indique de manière précise vers qui nous devons déployer toute notre énergie dans la période qui s'ouvre.

 

Également, compte tenu de la déconfiture du PS et de la crise, née de longue date certes mais qui vient de s'accentuer gravement à la suite de ces résultats, nous devrions élaborer une stratégie d'approche, par exemple des réunions politiques ouvertes aux sympathisants et aux militants que nous savons proches de nous appartenant au PS ou au N. P. A., pour les gagner à notre stratégie.

 

Parallèlement à cela, les échéances politiques nous en laissons le temps, il serait utile que nous mettions à profit les semaines qui viennent pour finaliser un premier jet de nos travaux au sein des commissions spécialisées, dont un certain nombre de thèmes pourrait être abordé lors de de l'Université de rentrée que nous ne manquerons pas d'organiser fin août ou début septembre, je présume !

Vincent Assante membre du BN du Parti de Gauche

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Mardi 16 juin 2009


Un bon début politique depuis lundi il a de quoi être sidéré. Notre président très médiatique toujours à l’affût d’un bon coup se gargarise de la victoire de l’UMP. Le PS tente de minimiser cette victoire en la relativisant c’est normal, mais il faut aussi prendre les mêmes critères pour justifier les défaites. La démagogie présidentielle atteint des sommets himalayens. Il a mobilisé sur le vieux thème inoxydable de l’insécurité en s’en prenant aux enfants scolarisés quelle ignominie ! Mais ça marche.  Le pouvoir surf sur des statistiques ajustées ou présentées toujours dans le sens favorable pour lui. Sur le pouvoir d’achat Sarkozy a affirmé qu’il serait le président du pouvoir d’achat pour masquer la triste réalité personne ne parle des inégalités. Le pouvoir d’achat comme une pièce de monnaie à deux faces l’inflation et les revenus. Seule la première a été prise en considération. Le coût de la vie a enchéri depuis 2002 les études de l’Insee  montrent que l’inflation à été plus forte pour les ménages les plus modestes. On vient même d’annoncer que les prix auraient baissé de 0,3% en 2008 qui peut y croire : exemples le lait qui fait réagir les agriculteurs le litre était il y a peu à 70 centimes d’€ il est passé à 73 centimes d’€ soit 4,28% d’augmentation, le café en dosette il était à 1,26 € il est passé à 1,32 € soit 4,76%... Les produits de base indispensables ne baissent pas, les familles dans la difficulté ne se nourrissent pas d’écran plat ou d’ordinateur… Autre camouflage et non des moindres le revenu moyen masque des inégalités croissantes les statistiques officielles restent muettes sur ce sujet, elles ne prennent que très peu, voire pas en compte, les revenus de la propriété, jamais ils n’ont été aussi élevés ils représentent environ 50% de la masse des salaires alors qu’ils n’étaient que de 25% il ya 30 ans. En plus elles ignorent les hauts salaires qui se sont envolés entre 1998 et 2005. En focalisant l’attention sur la hausse des prix, en choisissant comme bouc émissaire la grande distribution, le gouvernement détourne l’attention sur les inégalités de revenus, question majeure pour les français. Sarkozy favorise et encourage par sa politique anti sociale les nantis en leur accordant chaque jour plus de privilèges. Il en est de même pour la pauvreté Martin Hirsch pour montrer qu’elle régresse et qu’il obtiendra son objectif de la réduire d’un tiers en cinq ans fait chuter la fièvre en changeant de thermomètre. Le calcul initial appliqué en Europe se définit ainsi : si ses revenus sont inférieurs à 60 % du revenu médian de l’ensemble de la population un ménage est en dessous du seuil de pauvreté. Pour réussir il faut donc changer d’indicateur et prendre : le «taux de pauvreté ancrée dans le temps». Ce tour de passe passe permet de faire diminuer ainsi de 40% la pauvreté ! Il en est de même pour les heures sup, la sécurité…

A Genève au côté de Lula dans le cadre de l’OIT Sarko le démago a fait de plus en plus fort comme à son habitude il a fustigé le capitalisme financier allant jusqu’à s’enflammer en disant il faut tout revoir. Pour un peu on aurait supposé qu’il avait pris sa carte à Attac en disant qu’il ne fallait pas enterrer la taxe Tobin. Quelle muflerie c’est très facile de pérorer devant un auditoire lorsque les incantations ne correspondent à aucun engagement concret. Par contre en France les salariés ressentent le concret : chômage, vie de plus en plus dure, augmentation du déficit de la Sécu et que répond alors Sarkozy et ses sbires on va fliquer les malades, les médecins, mais surtout ne pas augmenter les impôts. Le problème de la Sécu n’est pas un problème de dépense c’est un problème de recette. Sur son dos les plus nantis profitent scandaleusement d’exonérations. Sarkozy mystificateur orfèvre dans l’art du mensonge et de la clownerie applique à la France une politique néolibérale des plus dure exactement le contraire de ce qu’il dit à Genève ou ailleurs. C’est facile pour lui, les citoyens subissent, l’opposition soit disant socialiste vient de nous démontrer le comble de l’inconséquence. Quelle réponse  apporte le PS après sa défaite, on continue, on pense à 2012. C’est ainsi que l’on voit dans les médias des petits têtards comme Moscovici, Montebourg, Valls, se lancer dans la candidature à la candidature en réclamant à cœur et à cri des primaires mot magique et salvateur, comme si c’était la préoccupation de salariés des citoyens qui souffrent. Pas étonnant que la confiance s’érode de plus en plus. La palme revient à Valls après son propos douteux, scandaleux sur les Blancs, white, blancos, il se fait traiter par certains de Le Pen. Ce n’est pas juste d’exagérer le maire d’Evry Monsieur Manuel Valls n’est pas le Pen, ses propos n’ont rien à voir avec lui et le FN. Au contraire ils ressemblent  étrangement à l’UMP de Sarkozy. En fait il ne fait que reprendre les propos de son maître Sarkozy, son objectif est de détruire le socialisme en commençant par le PS il s’y emploie ardemment pour le remplacer par le libéralisme démocrate. En fait il veut faire du Vallsisme c'est-à-dire du Sarkozyme de gauche à la place Sarkozy. Il n’a ni l’intelligence ni les capacités d’un Rocard qui l’a précédé dans cette voie il faut lui souhaiter la même réussite. Pour ce qui est de son ambition de tuer le socialisme ce sera plus difficile que pour le PS nous veillons.

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Samedi 13 juin 2009

La droite en tête, le Front de Gauche conforté

Majorité présidentielle : 29 élus
PS : 14 élus
Europe Ecologie : 14 élus
MoDem : 6 élus
Front de Gauche : 5 élus
Front national : 3 élus
Listes De Villiers : 1 élu


Voir les analyses à chaud de Jean-Luc Mélenchon, Marie-George Buffet et Christian Picquet sur la télé de gauche [...]

Les Français ont voté… en petit nombre. Au terme d’une campagne au cours de laquelle les partis qui cogèrent l’Union européenne se sont bien gardés de présenter leur bilan, l’électorat populaire s’est massivement abstenu. Ce n’est pas comme le disent la plupart des commentateurs que le peuple ne « s’intéresse pas à l’Europe ». La mobilisation extraordinaire lors du référendum de 2005 prouve le contraire. Mais à force de s’asseoir sur le vote populaire, les dirigeants européens ont nourri l’abstention. C’est d’ailleurs un phénomène européen, la responsabilité en est donc européenne.

Deux ans après la présidentielle, la droite est majoritaire dans les urnes. Il faut le regarder en face. C’est un dur constat pour la gauche incapable d’inverser le rapport de forces politique malgré l’impuissance du gouvernement à apporter des réponses efficaces à la crise.

C’est d’abord l’échec du Parti socialiste qui réalise un de ses plus mauvais scores aux européennes, faisant fuir ses électeurs vers d’autres listes, alors que le contexte politique lui semblait favorable. Cette déroute se constate partout en Europe. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Partout l’alignement sur la ligne démocrate du PSE condamne la gauche. Ce n’est donc pas une simple question de personnes puisque la défaite des sociaux-démocrates est générale en Europe. Ce n’est pas non plus simplement un problème d’unité derrière les sociaux-démocrates comme on l’entend souvent. En Italie, pays des primaires, la déroute est également au rendez-vous. En Grande-Bretagne, pays du « parti unique à gauche », le Labour, l’effondrement est historique. C’est donc un problème d’orientation politique qui est posé à la social-démocratie en Europe et au Parti socialiste en France. Le PS va-t-il renoncer désormais à son orientation de cogestion du Parlement européen avec la droite au sein du groupe du PSE ?

Enfin, les urnes confortent le choix unitaire du Front de Gauche. En quelques mois, une proposition politique nouvelle s’est installée dans le paysage. La méthode du Front de Gauche a prouvé son efficacité. Alors que le nombre de députés français au Parlement européen passe de 78 à 72, la délégation française au sein du groupe de la GUE bondit de 3 à 5 élus (Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat, Elie Hoarau, Jacky Hénin, Jean-Luc Mélenchon). Ce résultat nous confirme dans notre conviction que la stratégie unitaire et sans compromission avec la droite du Front de Gauche est la solution d'avenir pour la gauche.

Lundi, 08 Juin 2009 11:43 François Delapierre

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