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Mardi 13 mai 2008

  
Sarkozy vient de fêter un an de présidence dans la continuité de son action au ministère de l’intérieur il porte quotidiennement de graves atteintes aux libertés, aux droits sociaux et plus globalement à la démocratie. C’est ce que dénonce la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) dans son rapport 2008 intitulé Une démocratie asphyxiée. Nous avons régulièrement dénoncé sa politique et dit qu’il intervenait de façon dangereuse pour les libertés par sa politique xénophobe mise en place depuis 2002. Il a aussi favorisé et encouragé le creusement des inégalités sociales. Sur tous ces points il est intervenu de façon très dangereuse pour les libertés et va même jusqu’à se vanter d’avoir fait baisser l'audience de l'extrême-droite, en réalité il applique le programme du FN. Certains esprits chagrins tentent de minimiser ce rapport en disant que la (LDH) est partisane, de gauche, qu’elle se transforme en parti politique… Ne nous y trompons pas les droits de l’homme sont universels, comme les libertés ils ont une exigence absolue la démocratie. Si celle-ci est mise en cause comme le fait actuellement Sarkozy ils le sont aussi. Ce qui est inquiétant est que les partis politiques sont absents du débat, sous l’affaire Dreyfus ils avaient pris faits et causes pour ou contre le capitaine. Aujourd’hui ils sont absents, en particulier à gauche, les associations sont les seules dans tous les domaines à relever les défis face à un pouvoir de plus en plus personnel, de moins en moins démocratique. On le comprend mieux si l’on admet que le débat politique n’existe plus faute de différence idéologique. A gauche le PS a depuis longtemps abandonné le socialisme pour se confondre dans un néolibéralisme bon ton. Il l’a confirmé en demandant à ses militants de voter oui à une constitution néolibérale qui sacralisait cette politique. Mieux il a privé, en accord avec Sarkozy, le peuple français de son droit démocratique à se prononcer sur le traité de Lisbonne. S’il y a une violation des droits des citoyens on ne peut trouver plus bel exemple. Cette compromission n’est pas prête d’être oubliée lors des prochains scrutins. Il est évident que les médias n’accordent pas d’audience aux partis de gauche en particulier s’ils sont situés à la gauche du PS. Le CSA indique que l’expression réservée a l'UMP, président de la République et collaborateurs compris, a augmenté de 256% sur TF1 et 196% sur France 2. Face à une telle hégémonie, sont-ils en voie de disparition ?
C’est encore insuffisant Sarkozy s’en prend à l’AFP et fait savoir par l’entremise de Catherine Pégard, sa conseillère politique, qu’il accepte la critique, mais pas la caricature. Il ne s’agit plus de tentation d’abus de pouvoir mais bel et bien d’abus de pouvoir tout court. Le pouvoir personnel s'attaque à tous les contre-pouvoirs: juges, avocats et journalistes. Nous ne serons jamais assez vigilants sur ces points. Si nous n’avons plus de partis d’opposition soutenons les associations et la presse. (Voir le site sur)

http://www.ldh-france.org/

UNE DÉMOCRATIE ASPHYXIÉE
L'ÉTAT DES DROITS DE L'HOMME EN FRANCE - ÉDITION 2008
LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

 

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Lundi 12 mai 2008
      
ILS VEULENT PRENDRE LE PARTI
D’après le Journal du dimanche du 11 mai Arnaud Montebourg, député PS et président du conseil général de Saône-et-Loire, affirme : Bertrand Delanoë et Ségolène Royal n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS pour en prendre la tête car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs. Il ajoute qu’ils doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche. D’après lui les Français n'ont que faire de connaître aujourd'hui notre candidat à la présidentielle, ils préfèrent que nous définissions un projet. Ce travail-là ne peut pas se faire dans un match fratricide, qui nous ferait revivre le congrès de Rennes. Et d’enfoncer le clou personne ne veut d'un premier secrétaire de transition! Je souhaite un patron de parti capable de rassembler toutes les gauches. Nous avons besoin d'un super mécano pour réunir les radicaux, les Verts, les communistes, les citoyens, et pourquoi pas s'il le souhaite, le MoDem. Selon lui, le choix d'un candidat pour 2012 devra se faire ultérieurement, dans le cadre d'une primaire ouverte à toute la société française, alors que le premier secrétaire a vocation à devenir le Premier ministre de la future gauche au pouvoir, au service du Président élu en 2012.
Il a choisi Pierre Moscovici comme premier secrétaire de la reconstruction et devrait faire une contribution avec lui pour porter sa candidature. Il y a longtemps que l’on ne peut plus suivre les pérégrinations de ce jeune homme tant et tant elles sont contradictoires disons qu’il est caractérisé par une inconstance pathologique. Il s’est fait le pourfendeur du cumul des mandats, il cumule allégrement. Il a œuvré pour la VIème république, il pactise avec Sarkozy pour conforter le régime monarchique et super présidentiel de la Vème. Il a combattu le TCE il s’allie avec le plus europhile des socialistes. Il se revendiquait d’une gauche radicale il fait alliance avec la sociale démocratie des strausskahnniens néolibéraux. L’ex animateur du courant DSK étant devenu patron du FMI, organisation néolibérale s’il en est, son lieutenant prépare t il le congrès pour propulser DSK en 2012 ? Travaille t il pour lui ? Dans les deux cas qu’a-t-il promis à Montebourg pour ce nouveau volte face ? Son jeu, celui d’un jeune homme pressé, laisse apparaitre qu’il n’y a aucune moralité dans ses convictions politiques, son seul objectif n’est il pas d’obtenir des postes pour être en position en 2017 ou 2022 ? Ses prétentions sont elles cachées derrière cette histoire de vocation du premier secrétaire à devenir Premier Ministre ? C’est certainement une erreur de s’intéresser à lui et à d’autres responsables du PS d’ailleurs, mais les médias sont là pour nous rappeler à la réalité, nous révéler leurs inepties, leurs contre-sens idiots et leurs absences de stratégie viable. Avec de telles déclarations le PS se ridiculise de plus en plus. Après trois défaites consécutives, la plus sévère étant la dernière car prendre une telle raclée après deux mandats de Chirac alors que l’élection était imperdable c’est fort de café. Comme si elles n’avaient servi à rien seule l’obsession d’être président en 2012 prévaut c’est grotesque. Nous entendons, favorisés et encensés par les médias, les libéraux du PS nous vanter les réformes à la Blair, nous dire à l’unisson de Sarkozy que tout le bonheur du monde est contenu dans le néolibéralisme débridé. Dans ces conditions soyons réalistes la droite n'a plus rien à craindre des socialistes. Ce qui semble de plus en plus évident et certain c'est que les militants s’éloignent de plus en plus de ces discours pour se concentrer sur le réel, ce qu’ils entendent des électeurs, ils ne se laisseront pas instrumentaliser par des motions qui apporteront des solutions de droite qui ont déjà produit les ravages que l’on sait que ce soit en France en Angleterre ou en Italie. Revendiquons, soyons socialistes sans compromission avec le néolibéralisme.  
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Vendredi 9 mai 2008
   
Pour un président fêter l’anniversaire de son élection en invitant les députés pourquoi pas. Il dispose d’une majorité écrasante environ 320 députés, lorsque 262 répondent présents ce n’est pas si mal. Ils savaient que sur le plan matériel ils seraient bien reçus. Par contre ce qui commence à choquer c’est que le président demande à ces représentants du peuple, élus au parlement par les citoyens, de mettre le doigt sur la couture du pantalon ou de la jupe pour faire tout ce qu’il demande. La nous ne sommes plus en République mais en monarchie. Il leur a même reproché, sur les sans-papiers, de n’être pas assez de droite en précisant que l’opinion est avec lui. Ainsi il s’identifie à l’extrême droite et à l’Etat Français, de plus il somme les députés d’en faire autant, inquiétant pour notre démocratie. Plus inquiétant encore pour tenter de justifier la situation catastrophique dans laquelle il s’est placé Sarkozy s’en est pris à ses prédécesseurs avec une violence qui a sidéré les députés. Comment peut on en honnête homme s’en prendre au général de Gaulle à Jacques Chirac sans se renier soi même n’a-t-il pas participé à la gestion pleine et entière du pays avec lui ? N’a t il donc aucune part de responsabilité ? Quand à Mitterrand la rengaine des 35 heures commence à être usée. Au moins il avait consulté le peuple sur l’UE et n’aurait jamais participé au déni de démocratie que Sarkozy à commis avec le TME. En fait il s’est montré sous son vrai jour, celui d’un minable, d’un petit, d’un incapable, qui justifie son incurie en la reportant sur les autres. Non content de cela il a violemment attaqué la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition. Il lui reproche de n’être pas assez aux ordres de ne pas relayer sa parole comme il l’entend de ne pas le soutenir en période de difficulté. Est-il atteint de paranoïa ? Si ce n’est pas le cas il s’agit de pouvoir personnel et comme tous ceux qui le pratique il ne supporte pas de contre pouvoir, d’opposition. Le parlement est muselé, aux ordres, la justice est mise au pas, la plus part des médias, télévisions, radios, presse écrite, sont dans les mains de ses amis financiers et lui cirent honteusement les pompes, le peu qui résiste doit rentrer dans le rang. Nous sommes retournés au second empire, il s’agite dans tous les sens, légifère sur proposition de commissions ad hoc, Badinguet dans toute sa magnificence. Il veut constitutionnaliser le régime présidentiel pour mieux exprimer le pouvoir personnel seul moyen, sous couvert d’un simulacre de démocratie, d’appliquer un néolibéralisme pur et dur. Un comble certains dans l’opposition sont prêts à le soutenir n’y voient ils pas les avantages qu’ils pourraient en tirer alors qu’ils devraient proposer une VIème République avec un régime primo ministériel.
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Mercredi 7 mai 2008

-6 mai 2007 élection de Sarkozy.

-6 mai 2008 An I du Sarkozyme

Dans la plus grande discrétion, dans le silence assourdissant des médias, Sarkosy, le président des nantis, fait profil bas. Le minus si friand de paraître sur les estrades ne vient pas salle Gaveau devant les militants, il envoie rantanplan pour le représenter. Les militants ont attendu en vain sa venue dans ce lieu emblématique ils ont dû se contenter de ses sbires. Les sondages sont très défavorables en avril TNS/Sofres annonce que 66% des Français ne font pas confiance au chef de l’Etat.

Il faut rappeler les ravages provoqués par sa politique anti sociale mise en place grâce à une propagande digne du IIIème Reich. La seule différence est que le mot propagande est devenu communication. Exemples on appelle réforme une régression sociale sans précédent, franchises médicales (justification financer le plan Alzheimer) un comble ce sont les malades qui subissent la double peine, celle d’être malade et en plus doivent se financer entre eux, suppression d’un fonctionnaire sur deux, 11 200 postes dans l’éducation nationale, saignée sans précédent (motif réduire les dépenses de l’Etat) le but l’affaiblir au maximum pour mieux confier la santé et l’éducation aux intérêts privés. Augmentation du gaz (motif entretien des canalisations pour celle annoncée en juin) le but favoriser la privatisation de GDF au seul profit du repreneur éventuel. Limitation voir blocage des salaires des fonctionnaires et des retraites (motif les caisses sont vides)… Mais pas pour tous, plus de 140% d’augmentation de son salaire, 15 milliards d’€ de cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis, personne n’a oublié qu’en grande pompe ces privilégiés ont fêté copieusement l’événement au Fouquet’s. Les caisses ne sont pas vides pour tous les citoyens, une mafia de voyous, depuis un an, pille les richesses de notre pays, jamais les profits n’ont été aussi gros, les inégalités aussi grandes. Pour mieux justifier l’injustifiable la rengaine qui impute toutes les fautes sur les 35 heures tourne en boucle. La grande supercherie du travailler plus pour gagner plus a fait long feu. On nous sert une nouvelle formule magique pour redonner du pouvoir d’achat, la baisse des prix. Les formules du rapport Attali sont mises en avant, les grandes surfaces vont faire baisser les prix ! ! ! Du jamais vu c’est nouveau tellement démagogique qu’en mai, 92% des français jugent les mesures du gouvernement inefficaces pour lutter contre la hausse des prix. Il faut voir dans les émissions de télé les représentants des grandes surfaces se lécher les babines pour comprendre qu’Attali a ouvert la voie aux nouveaux Attila. Une autre trouvaille mirifique la suppression des niches fiscales, elles permettent à certains contribuables de s’exonérer ou de payer moins d’impôts sur le revenu (seul impôt redistributif). Belle résolution, mais avant de vouloir en supprimer il ne faut en avoir créé, l’abaissement de la tranche supérieure d’imposition, le bouclier fiscal, la défiscalisation des heures sup, la taxation forfaitaire des dividendes… ne sont elles pas des niches fiscales dorées crées par Sarko ? Si une seule mesure est à prendre c’est de les supprimer toutes, gageons qu’ici aussi il s’agit de propagande et que les seules niches touchées seront celle qui concernent les plus pauvres, comme la carte des familles nombreuses.

Passé sous silence l’attaque contre les droits de l’homme et nos valeurs républicaines. La mise en œuvre d’une politique ultra répressive aux relents xénophobes avec les tests ADN. La chasse aux faciès et les reconduites aux frontières sans ménagements sont plus que répugnantes. Le mépris évoqué sur l’homme africain à Dakar puis sur les bras des travailleurs tunisiens dévalorise l’image de notre pays. Même mépris affiché pour les chômeurs eux aussi subiront la double peine privés de travail ils sont mis à l’index, et dévalorisés et humiliés. Ce n’est pas un fait du hasard cette politique du bouc émissaire est savamment mise en place pour dresser les hommes les uns contre les autres, attiser la haine, pour pouvoir mieux régner. Pour imposer le néolibéralisme pur et dur il doit détruire tout ce qui reste du système de solidarité à la française.

Ce n’est pas non plus un fait du hasard si nous avons en permanence la démonstration de la présidentialisation du régime entraînant l’asphyxie de la démocratie. La gestion de l’Etat comme son entreprise personnelle fait que les institutions, gouvernement, parlement, pouvoir judiciaire ne peuvent résister. Le président peopole, attrape tout et populisme gêne les comparaisons historiques. Cependant nous pouvons considérer que le gouvernement applique ce que décide le président que le parlement enregistre ou au mieux durcit les lois pour répondre aux lobbys (OGM, proposition des tests ADN) lorsqu’il peut s’opposer l’opposition PS vole à son secours (TME ce sera également le cas pour la réforme des institutions). Comme sous Badinguet les décisions sont prises en fonction de commissions ad hoc le parlement est exclu du débat. La modification des institutions va encore accentuer la présidentialisation du pouvoir en confirmant cette inflexion. Disons que nous avions prévenu avant les élections que nous allions élire un nouveau Napoléon le minus nous y sommes. Le clivage entre la France du mérite et celle que le minus qualifie de la France de la glandouille s’agrandit. Il deviendra tel que celle de la glandouille réclamera ses droits et se révoltera. Ce jour là il faut espérer que le minus ne muera pas en plus minable que Badinguet c'est-à-dire en Adolphe Thiers.

 

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Mardi 6 mai 2008

    
Volontairement on oublie de préciser qu’une révolution est un changement brusque et violent qui a pour conséquence de remplacer la classe dominante par les opprimés en instaurant une autre politique. Les évènements de Mai 68 ont conduit au contraire, les renforcer. Le comble est que tous les ex agitateurs de l’époque occupent des postes de pouvoir et sont de farouches néolibéraux.
Il est de bon ton de livrer ses souvenirs les voici.
Les plus forts souvenirs de mai 1968 c’est tout d’abord d’avoir été cloué au lit par un méchant flegmon. Mon épouse enceinte de notre deuxième fille me remontait du village, nous habitions alors Pierre Bénite banlieue sud de Lyon, les siphons d’eau de seltz et le journal le monde seul journal encore disponible. C’est ainsi que j’ai pu améliorer mes connaissances politiques en lisant les articles au combien intéressants de Maurice Duverger. Ayant repris le travail assez rapidement j’étais à l’époque à 31 ans cadre technico commercial dans une grande multinationale. Nous faisions grève par procuration car l’essence manquait et nous ne pouvions nous déplacer sur la région Rhône Alpes. Dans la réalité nous étions informés par ce qui se passait à Paris par ce que nous montrait l’ORTF lorsqu’elle émettait. Un jour le directeur du marketing sous prétexte de déterminer des nouveaux produits était venu nous rendre visite en région en fait j’avais compris qu’il venait prendre le poult et la tendance des troupes l’ambiance travail sur les futures produits n’était pas très soutenue ni très active. Au cours du repas du midi une tradition dans le monde des cadres il s’est lancé dans un long discours sur la révolution qui touchait plus particulièrement Paris. Je me suis empressé de lui porter la contradiction en affirmant qu’il s’agissait d’un grand chahut d’enfants gâtés et non pas d’une révolution comme je l’entendais au sens ou elle apporterait effectivement une révolution dans le rapport entre le capital et le travail. Malheureusement la suite des évènements m’a donné raison. Après 25% d’augmentation du SMIC et 50% du SMAG qui furent récupérés très rapidement par le capital il n’est resté ce qui n’est pas négligeable une ouverture de la société qui en avait bien besoin, un autre type de rapport avec la hiérarchie, une formidable libération pour les femmes. Des cloisonnements avaient définitivement sauté mais le capital restait plus que jamais maître du jeu dans ce sens n’en déplaise à ceux qui ont dix ans de moins que moi qui militent à la gauche du PS qui sont très sincèrement de gauche dans ce sens il n’y a pas eu révolution. Je prends deux exemples tous les meneurs de mai 68 sont devenus de fervents néolibéraux capitalistes irréductibles. Un seul fait exception Alain Geismar je pense ne pas me tromper de nom. Il faut rendre hommage au préfet Grimaud qui a maintenu l’ordre sans qu’il y ait de mort. Sans enlever quoique ce soit à son mérite je ne peux m’empêcher de penser que si les barricades n’avaient pas été tenues par des enfants de la bonne bourgeoisie il en eu été tout autrement. Je crains fort que si elles avaient été tenues par des ouvriers en casquette et bleu de travail Monsieur Grimaud aurait été remplacé par un sanglant Monsieur Thiers. Je regrette d’avoir eu raison trop tôt mais nous ne devons surtout pas laisser liquider l’héritage de mai 68. Nous savons maintenant que les salariés ont besoin d’une autre forme de revendication pour qu’ils puissent récupérer ce que les néolibéraux leur prennent depuis et surtout défendre en priorité les droits des femmes et de nos filles. C’est pourquoi je suis engagé à gauche depuis 1962.
Avant mai 68 ce qui primait c’était le collectif c’était une valeur cardinale. Dans l’entreprise les équipes formaient un bloc soudé et les résultats appartenaient à tous sans distinction. A partir de 70/72 les choses ont changé restructuration, compétition individualisme, plus de collectif, la culture du résultat personnel c’est mis en place. Des dirigeants apatrides sont arrivés, ils nous ont inculqué le contraire de l’esprit collectif, la compétition individuelle. Toujours faire mieux, faire plus que contre tel ou tel pays, que telle ou telle usine. Le néolibéralisme se mettait en place insidieusement jusqu’à devenir insupportable.    

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Lundi 5 mai 2008

Communiqué de Marc DOLEZ, député P.S du Nord, sur la réforme des institutions
  Je désapprouve totalement l’initiative du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, par la voix d’Arnaud Montebourg, de proposer à l’UMP un « compromis historique » sur les institutions, dans le cadre de la prochaine révision constitutionnelle.
  Ce compromis, également qualifié de « bipartisan », ne pourrait en effet être obtenu qu’au double prix du ralliement à l’hyperprésidentialisation de la 5ème république et du renoncement à promouvoir une nouvelle République parlementaire.
  Je demande instamment aux députés socialistes de refuser de faire en la matière la courte échelle à Sarkozy.

Plus Sarko baisse dans les sondages plus les socialistes, qui en fait ne sont que des néolibéraux, volent à son secours. Après avoir avalisé le traité de Lisbonne, qui ne peut être plus néolibéral, qui ne peut être plus identique à l’ex TCE, rejeté par 55% des français, les voilà qui sont prêts à sacraliser la Vème République monarchique. De la part de certains qui, à l’intérieur du parti, ont toujours affiché sans retenue et sans complexe leur appartenance au néolibéralisme nous ne devons pas, après tout, nous attendre à autre chose. Ils jouent depuis longtemps les fossoyeurs du socialisme en trompant les électeurs sur leurs véritables intentions. Mais de la part du fondateur de la VIème République c’est un comble comment peut il soutenir un régime à bout de souffle, incapable de représenter la pluralité et la diversité de la société française, ce qui oblige les électeurs à choisir, puisque le système et les médias imposent le bipartisme, entre deux minables puisqu’il en faut bien un. Même si ce grand spécialiste du volte face n’en est pas à un près à l’évidence nous nous devons de dénoncer le subterfuge, en fait ils sont très satisfaits de cette Vème République monarchique, anti démocratique qui les assure avec le bipartisme d’arriver un jour au pouvoir pour appliquer la même politique néolibérale qu’ils souhaitent ardemment. Ceux qui ont encore la fibre socialiste qui veulent rendre le pouvoir au peuple doivent s’indigner, dénoncer sans relâche cette allégeance et proposer une VIème République Sociale avec un régime primo ministériel la France entrerait enfin dans le modernisme démocratique.

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Jeudi 24 avril 2008

Il n’y a pas que les trains qui déraillent de l’autre côté de la Manche. Depuis des années on nous vante les miracles du social libéralisme anglais. Tony Blair et son acolyte Gordon Brown aussi experts en libéralisme que la dame de fer faisaient, à entendre tous les néolibéraux bons teint de l’hexagone, y compris dans les rangs de la direction du PS, des miracles et qu’il fallait absolument les copier. En dehors de leur socialisme néolibéral il n’y avait pas de salut, le modèle français pensez donc est plus que dépassé, ringard… Seulement on se gardait bien de nous décrire l’envers du décor si certain s’emplissaient scandaleusement les poches les chiffres du chômage étaient rendus flatteurs en sortant une masse importante de travailleurs en les déclarant simplement inaptes au travail, que les retraités vivaient dans la misère, se privaient de chauffage et devaient faire des petits boulots humiliants pour manger… (Lire le royaume enchanté de Tony blair)*. Que nous a-t-on vanté les miracles du capitalisme financier Anglo-Saxons seulement là aussi les libéraux doivent déchanter la Banque d'Angleterre (BoE) a dû adopter un traitement de choc pour débloquer la crise financière qui secoue le pays et soutenir une économie britannique vacillante. Le comble au beau pays du libéralisme la BoE va permettre aux banques d’échanger des prêts immobiliers risqués contre des obligations d'Etat garanties, pour un montant de plus de 60 milliards d'€. C’est le minimum prévu, ce montant peut être doublé d’après son gouverneur. Ce n’est pas la première fois que la (BoE) doit intervenir, fin janvier 2008 elle l’a fait pour la Northern Rock qui a frôlé la faillite en injectant 35 milliards d’€. Grâce à ces tours de passe-passe financier le risque est supporté par l’Etat, c’est enfantin on privatise les bénéfices on nationalise les dettes. Les risques sont que les citoyens britanniques vont payer les erreurs des banques et qu’elles sont toujours incitées à prendre des risques inconsidérés. Ce socialisme idyllique a au cours des cinq dernières années délabré les services publics en supprimant 100 000 emplois et en privatisant un maximum de ce fait les fonctionnaires ont été confrontés à une attaque sans précédent du gouvernement. En conséquence 400 000 salariés du service public manifestent pour la revalorisation de leurs salaires. C’est historique il n’y pas eu de mouvement d’une telle ampleur depuis 20 ans. Chez les enseignants le mouvement est suivi par 200 000 personnes un tiers des écoles sont affectées, 200 000 autres fonctionnaires les ont rejoints. La revendication principale porte sur les salaires. C’est un coup dur pour le premier ministre il a lancé un plan de revalorisation sur trois ans qui prévoit une hausse de rémunération inférieure à l’inflation. Cette perspective est la goutte qui a fait déborder la coupe. En fait il commence à payer la politique néolibérale qu’il a conduite avec son ami Blair. Dire que l’on nous a vanté cette politique quelle déception pour ceux qui dans notre parti veulent nous conduire de Jaurès à Clinton via Blair-Brown ont-ils compris que le libéralisme ne rend pas tout le monde heureux ? 100 milliards de cadeaux pour ne pas faire payer les spéculateurs, casser les services publics ou ce qu’il en reste : c'est la "gôôôche moderne "en action ! C’est celle que la direction du PS nous propose et que souhaitent les libéraux de tous poils pour la France.
*(voir la rubrique bibliographie sur ce blog

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Jeudi 24 avril 2008
 

Une information qui n’a pas fait grand bruit et pourtant il y a de quoi s’indigner. Nous venons d’apprendre hier, dans le très sérieux quotidien Les Echos, que la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 est de 2,26 millions d’€, soit une hausse de 4,3% sur un an. Elle équivaut à 147 années de Smic. Cette moyenne porte sur le salaire cash et ne tient pas compte de l’attribution de stock-options et d'actions gratuites. Cette forme de rémunération plus ou moins opaque s’ajoute et constitue une part importante et sans doute croissante des revenus des patrons. Il faut également rappeler que les bénéfices totaux du CAC 40 ont progressé de 5% sur la même période ils s’élèvent à 97 milliards d'€. Avec un cynisme sans égal il est annoncé (NOUVELOBS) que ces patrons ont freiné la progression de leur salaire. Il est vrai que comparée à celle de notre président organisateur en chef de la casse sociale, qui : s’est alloué 143% d’augmentation, leur à fait cadeau de 15 milliards d’€ de cadeaux fiscaux, certains peuvent considérer que ces grands prédateurs se sont soudainement parés de toutes les vertus et se montrent raisonnables. Ils n’en sont tout de même pas à muer en Saint Martin et devenir partageux. Pendant ce temps le président indéfectible allié des grands capitalistes financiers et grand spolieur des salariés augmente royalement les retraites de 1,1%, les fonctionnaires de 0,8%, demande à de doctes économistes de plancher pour supprimer l’augmentation automatique du SMIG en fonction de l’inflation, rabâche qu’il n’y a plus d’argent alors que tout prouve le contraire. Pour ne pas le prendre où il est et le répartir équitablement il fait les poches des familles. Sur un an les produits alimentaires ont augmenté de 5,2% (hors produits frais), l’énergie de 11,4%. Les difficultés pour les ménages n’ont jamais été aussi réelles et ce soir notre mickey illusionniste va nous dire qu’il faut encore plus réformer pour avoir plus de régression sociale, plus d’inégalités, plus d’individualisme. Beau programme bel avenir. Pendant ce temps au PS on reste muet sur les solutions à apporter pour les salariés, mieux on vote avec lui pour valider et verrouiller la politique néolibérale de l’UE. Dans le fond pour l’aile droite du PS SarKo ne fait il pas les réformes de la régression qu’ils souhaitent ? : Allongement de l’âge de la retraite, privatisation, baisse des salaires… Pendant ce temps pour faire semblant d’exister on se gosse d’une déclaration de principes, florilèges de lieux communs, elle a pour but de s’aligner définitivement sur une social-démocratie européenne ralliée au libéralisme économique. L’objectif d’une économie sociale et écologique de marché, confirme l’acceptation et le vote du traité de Lisbonne, de ce fait le PS renonce à un projet alternatif d’organisation et de transformation sociale, à la socialisation, même progressive, des moyens de production et d’échange. Pour masquer cette orientation libérale il faut bien leurrer les citoyens avec la politique participative tant il est vrai que d’aller de Jaurès à Clinton demande d’abandon et de reniement des valeurs socialistes. Mieux pour confirmer on demande aux fédérations et sections d’organiser des réunions participatives sur ce thème ! Comme si au cours d’une seule de ces réunions on avait tenu compte de l’avis des citoyens, le texte étant à l’évidence bouclé d’avance, nous n’avons à en attendre que des retours de boom rang. Les électeurs ont bien compris que le néolibéralisme était l’apanage du chacun pour soi, le contraire du socialisme. Ceux que l’on rencontre tous les jours attendent d’une gauche d’opposition autre chose, ils sont préoccupés : par le pouvoir d’achat, l’emploi, les services public… en résumé leur avenir. Pour répondre à ces attentes nous devrions proposer une véritable réforme de nos institutions monarchiques, pour les remplacer par une République primo ministérielle, renforcer nos services publics, maîtriser l’énergie, l’eau, la santé, l’éducation… Mettre à mal le système économique néolibéral et lui substituer une économie régulée. Pour cela il faut être socialiste, humaniste, fraternel, égalitaire… Appliquer concrètement nos valeurs. Mais force est de constater que la direction du PS n’a pas cet objectif. Ils espèrent gérer le néolibéralisme en occupant les fonctions sans ne rien changer de fondamental en France nous avons vu les résultats de cette politique dans trois élections présidentielles, l’Italie vient récemment de nous en faire une brillante démonstration. La gauche si elle veut être à la hauteur a besoin d’un sursaut socialiste pas d’une orientation néolibérale.

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